"Sous la tente" de Sunny War Cloud,

 

 

Chronique #103 (28 septembre 2008)

 

Bonjour chers amateurs de lutte,
  

    Déjà l'automne, l'hiver s'en vient à grand pas, j'ai pas vu l'été, même pas une baignade, un été de cul. Je suis présentement au travail, soit au Port de Québec, assis dans ma voiture à surveiller un cargo et il fait 1 pauvre degré à 5:00 du matin et nous ne sommes que le 23 septembre.

 

    Déjà mon déneigeur a laissé sa facture pour le prochain hiver et ce sera $325 au lieu de $250 et moi pour le 1ier novembre, je vais soumissionner tellement haut pour ma centaine de boîtes aux lettres, soit un prix pour ne pas les faire tout comme la lutte à Notre-Dame du Lac, donc si je suis de la partie pour une 11ième année, je ferai de l'argent en tabarnak s’il ne neige pas; au même prix que l'an passé, ce sera terminé et il y aura une retraite de ce côté-là, mais je sens que Postes Canada  va plier car le monde ne veut pas travailler et la job est trop physique.

 

    Ben oui, venez "sous la tente" on va jaser un peu car ça fait un petit bout je pense qu'on ne s'est pas réunis.

 

 

 

    Aïe, c'est vrai, vous vous rappelez que je vous avaient conté qu'en avril dernier j'étais intervenu devant un jeune enfant qui se faisait battre par un adulte devant le magasin Tanguay de Québec. J'avais porté plainte et la DPJ n'avait comme pas semblé à l'écoute en prétendant que c'était une bonne famille, mais à quelque part, il y a eu récidive car j'ai reçu un subpéna pour venir témoigner de ce que j'avais vu en ce 5 avril dernier.

 

    Arrivé devant la Juge, j'ai récité tous les moments que j'ai vécu, comme si le tout se déroulait dans les mêmes temps tellement j'avais encore frais en mémoire ce qui m'avait marqué, soit de voir un jeune garçon pleurer à en fendre l'âme après avoir essuyer les coups de son père. J'ai eu à indentifier l'homme en question dans la salle qui m'a contre-interroger ainsi que son avocat, mais vu mon témoignage juste et crédible rempli d'émotions, la Juge les a rabroué et mis à leurs places. La conclusion m'est inconnue car j'ai quitté après mon témoignage. Cependant sa femme me fixa dans les yeux tel un fauve, mais ne soyez pas inquiet car je lui ai retourné ce regard de "heel".

 

    Pas loin à côté en sortant de cette cour, une importante cause était entendu, soit un homme d'une quarantaine d'années qui auraient agressés sexuellement des jeunes enfants des deux sexes sur une longue périodes et il y aurait eu violence physique également. Sans le savoir j'étais à côté de lui et caliss, sa femme lui tenait jalousement la main et lorsque l'avocate de la Couronne passa presque devant nous pour se diriger dans la salle d'audience, j'entendis la femme de l'accusé dire: "c'est elle la calisse de vache, criss de chienne" et puis: "regarde les "cochons" sont arrivés". Ben oui incroyable mais vraie, elle était collée ben dur après cette "ordure" de mari ou chum je ne sais trop. Y A DONT BEN DES FEMMES NIAISEUSES sur cette terre, des femmes dominées ou bien fouillez moi. Un qui bat son enfant en public et l'autre qui en a agressés sexuellement et leurs femmes sont encore là. Je peux-tu vous dire que ça fait longtemps que j'aurais pris le bord avec un esti de coups de pieds dans les couilles.

 

    Je crois maintenant qu'un homme qui est célibataire l'est par choix. Si ces deux crapules que je me plais à appeller ainsi ont des femmes pendus à leurs genoux et qu'encore une fois Abdullah The Butcher et le Cuban Assassin en ont également, tout le monde ICI dans ma tente ainsi que tous nos lutteurs québécois célibataires qui continuent à se faire battre par nos lutteuses, peuvent espérer un jour avoir une compagne pour leurs remonter leur estime durement affectés et aussi laver leurs costumes de lutte qui sent encore une odeur désagréable de la dernière fin de semaine.

 

 

 

    J'ai une nouvelle triste à vous annoncer et pour moi s'en est une vraie et possiblement pour plusieurs qui l'ont côtoyés. C'est que mon ami Brick Crawford s'est retiré complètement de l'arène depuis le 26 Juillet dernier, soit de St- Pascal de Kamouraska; ouais et pour lui cette retraite est véritable. C'est bien fini. J'en avais besoin pour Pont- Rouge le 11 octobre prochain et c'est là que j'ai su que c'était terminé. Soudain j'ai pris un coup de vieux et sans me sentir vraiment délaissé, j'ai vraiment perdu un membre de mon équipage autant comme lutteur que comme leader car il en était un vrai. Il ne reste plus grand personne de cette cuvée des années 80 à qui faire "le tag". Je savais que ça s'en venait, enfin tout le monde dans le début de la quarantaine est assujetti à accrocher mais Brick Crawford l'a fait, encore dans une forme splendide, en shape comme ça se peut pas, enfin ses tackles de fer pouvaient toujours défoncer un mur de briques et ses sévères manchettes, organiser le cou d'un bison en un rien de temps; il s'amusait encore avec trois plates sur le bench press et il ne restait pas beaucoup de plaques par terre sur la poulie à dorseaux.

 

    Mais voilà, mon ami ne se plaisait plus dans des vestiaires souvent désorganisés et il voyait pas son sport qu'il a tant chéri, retrouver ses bonnes valeurs. J'avais connu Brick Crawford en 1984 alors qu'il était à l'école de lutte d'Édouard Carpentier et la chimie entre nous deux ne s'est pas installé au même moment, mais lorsque les sacrifices, la ténacité et la fameuse détermination sont de mises, les rares concurrents qui restent, marient leurs forces ensemble ce qui fait que notre retraité fut un compagnon formidable, une personne fiable et honnête à qui tu peux tout confier et qui JAMAIS te couillonneras pour un booking, de l'argent ou une femme. Il était cette exemple que vous ne retrouverez plus nulle part dans ce monde pourri à l'os et c'est le pourquoi que je me sens désorganisé sans lui. Cependant, Brick Crawford sur un point est de grandement supérieur à moi, oui pas mal plus de couilles que Sunny War Cloud. Il a été capable de se retirer dans le bon temps, il a été capable de dire: "C'est FINI".  Moi j'ai peur, je suis insécure face à ça; plusieurs fois je dis à ma blonde et à mes enfants que j'achève, qu'il va falloir accrocher un jour mais j'en suis incapable, oui j'ai peur, j'ai la chienne. Mes filles seraient contentes de la retraite du ring, mais j'en suis pas certain pour mes garçons. J'en ai déjà parlé avec Ricky Martel très dernièrement au gym, mais il ne peut m'aider et ses réponses sont incomplètes, du moins sa vision de la lutte et ses accomplissements ne sont pas très près des miens.

 

    Souvent dans l'après-midi d'un combat en soirée, je balancerais ma valise de lutte dans un container ou je ferais le premier combat pour partir en 5ième vitesse après. D'autres fois, j'ai hâte d'entendre la cloche de la fin du combat; le plaisir n'est plus là, tout ça parce que je ne peux afficher une forme excellente dans quelques 25 livres de trop. Après 12 heures de travail, le gym prends souvent le bord et seulement ma marche rapide reste sur le menu pour mes chiens.

 

    Lorsque le combat a vraiment de l'importance ou bien je sais qu'il y aura du monde, je ressors des vieilles casettes des années 80 et en me regardant je me dis que le soir venu, ça va bien aller, que ce sera pareil à ce que je vois. Lorsque le téléphone sonne et que ça me plait vraiment pas, je fais un prix pour ne pas y aller (j'en ai eu un hier soir, ouf que ça fait dur) et pour quelque chose de BIG, je me consacre un gros mois d'entraînement intensif en me donnant un gros coup de pied au cul afin de suivre la cadence, après quoi les "boys" me répètent: "Aie Sunny, tu roules encore bien, c'est un honneur de lutter avec toi ou c'est le fun de lutter avec un gars d'expérience".

 

    " Voyons je suis fini".

 

    "Ben non tu as encore du feu, encore ta place , t'es ben mieux plusieurs jeunes et puis tu es Sunny ".

 

    Un joueur de Hockey ou de baseball professionnel prend souvent sa retraite lorsqu'il n'a plus de contrats ou que le téléphone ne sonne plus, mais dans mon cas, ça sonne encore et j'y vais pas pour rien en plus. Je n'ai pas besoin d'avoir une fédération ou d'être booker pour lutter et c'était le cas aussi de Brick Crawford, mais lui il a été capable de fermer les livres, de tourner la page et de passer à autres choses; mais moi j'ai la trouille, je ne veux pas connaître l'avenir sans le ring . Les lendemains de combat sont souvent pénibles au lever, mais j'aime ça avoir mal, je suis Sunny.

 

    Bonne retraite Brick et je réponds pour tous les anciens de la CCW, tous les fans de Québec, enfin tous ceux que tu as diverti. Longue vie à toi et ta famille et n'oublie pas, on dîne ensemble le 7 novembre avant la ROH.

 

    En passant, je voulais souligner que pour un gars qui n'avait aucun père lutteur, aucun mononcle et aucune espèce de parenté ou protection dans la lutte, aucune "gimmick" avec lui, aussi un anglais très médiocre à ses débuts, Brick Crawford a fait le tour du globe et il a bien gagné sa vie dans ce qu'il aimait; juste avoir arbitré Hulk Hogan à deux reprises dans des combats de championnats à la WWF en 1985 pour une bourse de $600 du combat, ça vaut la peine que j'en parle.

 

 

 

    La PWA fermera boutique en octobre. Bonne affaire, tout a été fait là-bas, tout a été fait pour brûler également la place auparavant. Je leurs ai suggéré  fortement de mettre la clé dans la porte car lorsqu'il y a + de lutteurs dans le vestiaire que de payants de l'autre côté, il est temps de comprendre qu'il y a un malaise.

 

    Quelques lutteurs qui oeuvraient dans cette fédération devront accrocher et changer de loisir car ça faisait dur et personne n'ira les chercher. C'était le dernier endroit je crois que les fans pouvaient assister à de la lutte pour $5.00. Pas d'autres choses à rajouter.

 

 

    La salle du Bogey's n'est plus disponible pour la lutte; autre bonne chose. Malgré que la fédération CWA version 2004 a su rehausser de très belle façon notre sport, le reste à part une couple de show de la FLQ fut teinté de médiocrité.

 

    Cette salle a servi à certains de se dire "lutteur", de se pavaner avec des ceintures tout ça devant des 30 personnes. Même Steve Corino est venu s'enquérir de notre déchéance et s'apercevoir qu'il n'y a plus rien à faire. L'entourage de cette salle n'était pas non plus de tout repos car je pensais toujours reprendre mon auto avec une roue  en moins tellement ce quartier respirait la misère. Je suis allé une fois dans le restaurant favori de nos lutteurs québécois, soit le Mc Donald situé derrière le Bogey's et je ne me sentais plus au Québec; c'est justement là que le rouge et le bleu sont déconseillés. Le Bogey's fermé, c'est juste une bonne affaire pour faire diminuer le nombre de fédération.

 

 

 

    Ah oui, j'avais lu le 22 Juin dernier la chronique de Paul Leduc soit Leduc ... fini. Je l'ai relu et relu et c'était du 5 étoiles tellement je lui donnais raison dans la première partie car, même si il est plus ou moins crédible, je trouvais qu'après avoir opéré moi-même une fédération, il s'était retrouvé dans mes souliers; les mêmes choses que j'ai prêché, sauf que pour le montage et démontage de salle, j'avais réglé le problème avec le $25 mensuel. Je comprenais Paul et sa femme de fermer boutique et là ce 21 septembre, je lis cette nouvelle chronique: "la FLQ résiste". Est ce qu'elle résiste avec un espoir nouveau, avec des supposés connaisseurs engagés, bref un fouilli difficilement dur à décortiquer.

 

    Les problèmes d'antan étaient reliés au montage et démontage de salle, des bris d'équipements que tout le monde semblait se foutre à part celui qui payait, d'égo de lutteurs relié aux ceintures, de lutteur en running shoes, du trop grand nombre élevé de hightspots dans les combats, du grand manque de psychologie des participants et le plus grand problème de la lutte québécoise, soit les salles vides.

 

    Ce que je demande à Paul Leduc c'est qu'après seulement 3 mois de fermeture ou d'abstinence, croit-il que la perception de nos lutteurs est déjà meilleure ?

 

    Croit-il que nos lutteurs sont déjà plus vaillants qu'au début de l'été ?

 

    Croit-il que les boys vont être tout d'un coup plus respectueux envers les équipements et qu'ils vont se mettre à vendre une seule prise dans un combat ?

 

    Paul voit-il les boys plus riches qu'avant avec tous des bottes de lutte dans les pieds lorsque j'en ai connu qui attendaient "nu" à côté de la laveuse que leur seule paire de bobette se lave ?

 

    En visitant le site, j'ai vu la photo de Loutoboy, lui qui n'a jamais osé se mettre les mains sur une planche à la NCW lorsqu'il était à l'école de lutte donc Paul a t-il trouvé un vaccin rempli de Red Bull qui va le faire au moins monter ou démonter la salle ? Juste une des deux options ferait l'affaire. Regardez, après 3 mois, il n'y a rien de changé et les lutteurs se croient encore des vedettes devant une cinquantaine de payants, donc Paul, c'est toujours pareil et les salles à moins d'un gros show exceptionnel , sont désertes et le resteront.

 

 

 

    Changement de sujet, les fédérations sérieuses au Québec devraient toutes avoir un Nova Cain dans leurs rangs. Avez-vous vu les posters de la NCW. Toute une job de professionnel, très bien fait, pas un défaut et vendeur par surcroit. Vous savez, c'est ce genre de mec que je n'avais pas à la CCW. Si vous avez un gars de cette trempe et qui n'est pas un téteux de push pour service rendu, donnez lui un petit brun de temps à autre lorsque vous le pouvez. Je crois que tu vas être sur la carte à St-Pascal l'an prochain Nova avec tes 300 livres et tes posters. Un promoteur téteux, c'est moins grave.

 

 

 

    J'ai repris goût quelque peu d'écouter la WWE soit "Smackdown" pour une des raisons, soit Maryse Ouellet. Vous dire à quel point j'étais déconnecté, la moitié du roster de "Smackdown" m'était inconnu ainsi que toutes les lutteuses. C'est en l'entendant parler "Français" que j'ai sursauté: "Aie, une québécoise à la WWE et super belle en plus". À noter que la laideur et l'embonpoint ne sont pas source d'embauche à la WWE du côté féminin. Pour le côté "lutte", elle est débutante quelque peu, donc on peut-tu être indulgent et lui donner une chance ? Avec l'encadrement professionnel que la WWE possède et s’il y a bonne attitude et volonté de Maryse Ouellet, est ce qu'on peut espérer d'avoir une lutteuse complète d'ici un an ? Si un jour la WWE vient se reproduire au Centre Bell de Montréal et que Maryse est sur le show , j'aimerais bien qu'elle soit ovationné car après tout elle est à l'endroit que plusieurs veulent être; en plus elle n'a pas eu besoin de se produire à la IWS pour se rendre jusque là car la mentalité et la croyance populaire de la lutte québécoise se veut que sans cette fédération, tu ne peux aller plus loin.

 

    Je suis vraiment fière de Maryse Ouellet autant que je le serais pour une autre québécoise et là-dessus elle doit aussi remercier le bon Dieu de lui avoir donné la génétique et la beauté et elle a su s'en servir contrairement à d'autres beautés en ville qui travaillent à $10 de l'heure ou qui se font exploité au salaire minimum. Une bonne main d'applaudissements et pour ceux qui oseront me dire qu'elle est "ordinaire" ou pas belle, vous viendrez me montrer votre femme et vite.

 

    Une autre qui se débrouille à merveille, c'est Josianne The Pussycat. Je voulais l'avoir pour St- Apollinaire mais elle sera au Portugal. Tantôt elle est en Floride, tantôt à Los Angeles, tantôt en Grèce et puis en Italie; à quelque part, il faut le faire. Son amélioration dans le ring est évidente également depuis une couple d'années et elle ne lésine pas non plus sur de nouveaux costumes et tout. C'est sur la route que tu apprends soit ton métier et je ne sais pas d'où viennent ses contacts pour se produire partout sur le globe, mais j'appellerais çà de la débrouillardise accompagné de détermination en voulant atteindre un but précis, soit de s'améliorer et de vouloir vivre de l'investissement initial. Après tout il y a 5 ans, le nom de Josianne The Pussycat m'était totalement inconnu et elle a commencé à zéro comme tout le monde. La meilleure des chances également.

 

    J'ai rêvé l'autre nuit qu'elle était dans les bras de Davey Lawless. Josi ma bru ! Non pas un autre couple dans la lutte.

 

    J'ai bien hâte de revoir à l'oeuvre le sensationnel lutteur de la JCW de Jonquière, Traver, et ce à St- Apollinaire le 11 octobre prochain. Lui c'est un TOP en majuscule et un Tough, très musculaire en plus. Le public qui ne l'a jamais vu vont l'aimer. Je me compte chanceux de l'avoir car ce n'est pas un "sorteux". S’il aurait aimé la lutte comme moi je l'ai aimé avec tout ce qu'il possède comme shape et talent, il ne serait probablement plus au Québec, mais que voulez-vous, sa destinée lui appartient. Le gala de Pont-Rouge sera en soirée dans la même journée; j'ai bien hâte de voir, déjà que la publicité semble de beaucoup supérieur à la première fois. Cette salle que j'ai bien aimé au début de l'été aurait un cachet assez spécial si elle serait rempli à pleine capacité, donc c'est un beau défi.

 

 

 

    La semaine passée j'écoutais la lutte à RDS et dans les 3 minutes consacré à la lutte québécoise, J.F Kelly annonçait le gala de la IWA de Berthierville, tout çà du mieux qu'il le pouvait et avec plein de bonne volonté tout en montrant le poster du gala et soudain Marc Blondin s'est exprimé librement: "As-tu vu J.F, les 5 lutteurs sur l'affiche ont à peu près le même poids que moi".  Ouf c'est dans les dents et pas à peu près. Qui d'après vous est fautif là-dessus ?  Est-ce Blondin d'avoir trop parlé parce qu'il commente mieux que çà à la télé ou bien Kelly d'avoir montré le poster ou encore la IWA de ne pas posséder de gros bonhommes pour leurs galas ? Le fan de lutte régulier qui a écouté ça de son salon n'a pas dû avoir le goût de s'y rendre et en même temps, il devrait y avoir un certain triage pour ces 3 courtes minutes qui sont souvent longues. Je loue les efforts quand même de cette jeune fédération, mais il y a trop de points d'interrogations. Remarquez que je ne mets la faute à personne dans ce que j'ai vu et écouté à RDS car chacun a une vision différente de la lutte et si Marc Blondin a poussé ça à la blague, dans son fort intérieur, il croyait en ses dires et n'en a pas retenu un de ces lutteurs pour le prochain TOW du 27 décembre 2008.

 

 

 

    Le 22 novembre prochain, ce sera la bataille entre la UEW et la R2W, toutes deux de Québec. Les deux fédérations se produiront le même soir tout çà dans une distance de 3 km à vol d'oiseau.

 

    Qui remportera la palme ?

 

    Est ce que la nouvelle mode exercé à Montréal soit de lutter deux fois le même soir dans deux endroits différents aura des vagues jusqu'à Québec ?  M. Réjean Drapeau fera sûrement des ulcères et du cholestérol à l'approche de cette date et imposera des ultimatums à son booker. Il n'y a que les spectateurs qui ne peuvent faire les deux et se sont eux qui décideront OÙ aller. Ce sera aux promoteurs de chaque fédérations respectives de s'investir du mieux qu'il peut pour présenter "quelque chose" qui peut attirer et qui va attirer. Les samedis soirs déjà hypothéqués de partout, les dirigeants auront à débourser quelque peu pour présenter quelque chose de potable car la "game" de novembre sera pas facile mais à la fois intéressante pour certains.

 

    Déjà la UEW ont leur propre ring, donc ça fait plus sérieux et solide. À deux billets pour $15 dans les Urgents Comptants, cette offre est alléchante pour les plus pauvres.

 

 

 

    L'ancien lutteur étoile Wladek "Killer" Kowalski n'est plus. Quel grand homme il a été. Je ne l'ai pas vu dans son meilleur temps, mais il parait qu'il faisait peur, que lui la lutte, il ne jouait pas avec ça. Du temps que je l'ai vu lutter, c'était pour la lutte Grand Prix, mais il était en fin de carrière, tout comme Don Léo Jonathan.

 

    En 1985, j'ai travaillé pour lui soit à Burlington au Vermont pour une soirée. Je suis parti en compagnie de Richard Charland et Jos Leduc qui eux étaient finaliste et je me suis tapé un de ses élèves qui avait une "gimmick" de cowboy. Kowalski lui-même nous a arbitré et à un moment donné j'ai voulu sauté au bas du ring pour aller tabasser mon adversaire et Kowalski m'a agrippé par le bras sur le tablier du ring pour que je reste "en haut". J'ai senti une pression sur mon avant-bras, comme un étau qui m'empêcha vraiment d'aller plus loin; c'est là que j'ai vu que le gars était "raide"; la force de ses mains, de ses doigts et il avait quand même 60 ans en 1985. À 30 ans, ça devait faire "un homme" dans le ring ...et sur la rue.

 

    À la fin de la soirée, nous passâmes à tour de rôle dans son bureau seulement nous trois car nous étions les seuls invités et je vis qu'il donnait 3 bills à Richard Charland suivi d'une signature de ce dernier et d'une poignée de main. À mon tour, j'ai eu 3 bills aussi, oui 3 bills de $100.US et Kowalski me demanda si c'était ok: "Yes very good" et je signa sa feuille et encore une fois j'ai vu sa poignée de main solide en lui disant que si il avait besoin de m'appeler, de nous appeler.

 

    $300.US pour un combat de 15 minutes à Burlington avec un grand comme lui comme arbitre tout ça en 1985 alors que nous avions congé de Lutte Internationale, ça se prenait assez bien alors que l'essence coûtait presque rien.

 

    Voilà, c'est tout ce que je peux vous conter de lui à part que j'ai su qu'il ne mangeait pas de viande, ça c'est pas pire, qu'il ne buvait pas, c'est très bien, qu'il ne fumait pas, c'est merveilleux et qu'il ne sortait jamais, qu'il n'allait jamais aux femmes, ça c'est pire que d'être Curé, ça jamais je ne serais capable. Il est sûrement allé directement au ciel.  R.I.P.

 

 

    Tant qu'à rester dans la nostalgie, allons-y. Sans le savoir, j'avais un poste de télé soit le canal 117 ESPN Classic qui m'était totalement inconnu. À part le canal Prise 2 qui me tient devant la télé, je suis tombé en amour avec pour ma part ce nouveau poste. Du bon baseball qui me rappelle des bons souvenirs ainsi que de la lutte, celle de la AWA.

 

    Il y avait des bons lutteurs là-bas que j'aime revoir en passant par les Midnight Rockers, les Rock and Roll Express, les Nasty Boys, Curt Henning tout ça présenté au Showboat Palace de Las Vegas en 1986, 87 et 88 avec leur excellent annonceur Larry Nelson. Cependant, je ne sais pas pourquoi Verne Gagne gardait des lutteurs + que fini et qui ont été mes idoles comme le Baron Fritz Von Raske, The Crusher, ect. Verne gardait ces anciens sur le top malgré qu'ils avaient de la misère à mettre un pied devant l'autre. Le Baron, tout amaigri, en fait c'était pénible à voir pourtant dans la fin des années 70, c'était toute une attraction ici au Québec avec Maurice Vachon contre Johnny Rougeau et Édouard Carpentier.

 

    En regardant aussi ces vieilles émissions au complet, la AWA a utilisé des "jobbers" vraiment pas prêt; des gars avec aucune espèce de shape, même pas capable de prendre un lock up correctement lorsqu'on sait que c'est la première chose à apprendre après les "bumps". Et ces bumps, parlons-en, les jobbers tombaient tout croche et si les tops n'auraient pas eu une certaine force physique, ces jobbers lourds comme des sacs de briques seraient restés les deux pieds au sol. En passant c'est pour çà qu'il faut s'entraîner dans les gyms, soit pour être fort afin d'être capable de lever ses adversaires en toute sécurité.

 

    Les arbitres aussi, souvent habillé en jeans, tantôt en tenue de rue et encore une chose à ne pas négligé, soit d'avoir des arbitres plus grand et plus gros que les lutteurs; c'est ce que je vois aussi à plusieurs fois dans cette défunte AWA. Ensuite, la AWA n'a pas pris soin de Hulk Hogan, des Roads Warriors, de Ricky Martel ... là je ne peux me prononcer, mais un Greg Gagne à 185 livres bien que très bon prenait trop de place sans compter que les Scott Hall, Nord The Babarian encore "green" était propulsé vers les hauts sommets en étant pas prêts; bref, ils faisaient mal à tout le monde incluant les autres tops du clan opposé. Buck Zumophe en est un autre clown "over" qui ne pognait pas.

 

    Je me plais pareillement à écouter ses émissions, car ça me rappelle des souvenirs de 20 ans passés d'où plusieurs personnes pouvaient encore vivre de ce sport. Pour ceux que ça intéresse, le canal 117, c'est du bonbon pour tous les nostalgiques comme moi .

 

 

 

    Il y deux semaines, j'ai parlé avec un bon compagnon de voyage avec qui la chimie et les discussions étaient toujours intéressantes dans le temps de Lutte Internationale; il s'agit de Louis "le fermier" Laurence. Louis a chèrement gagné ses gallons et ses dûs ce qui fait qu'il m'a beaucoup aidé lors des longues heures passés avec lui sur les routes du Québec; j'enregistrais tout ce qu'il me disait car je le sentais honnête dans ses propos tout comme Brick Crawford mentionné plus tôt.

 

    Peut-être que ces dernières lignes de ma chronique peuvent endormir un peu ma jeune clientèle mais anyway il pleut dehors de ma tente donc les plus vieux vener devant.  Oui les plus vieux connaissent Louis Laurence et nous parlions de cette émission passé l'an dernier sur la lutte soit les Saltimbanques du ring, émission que j'ai adoré mais Louis m'a allumé sur quelque chose que oui a du sens et que oui ils auraient été bons d'entendre et je cite, Les trois émissions en tout cas de ce que j'ai vu et que tout le monde a vu incluant Louis, a été meublé d'anciens lutteurs qui ont travaillé sur le TOP donc ils ont eu un langage de top ; ils étaient tous des idoles et nous avons vu et écouté des dires de tops, si vous voulez, des finalistes .

 

    Les gens oublient que pour que ces lutteurs soient des tops, il a fallu que certaines personnes travaillent fort pour eux car à ce que je sache un top ne lutte pas tout seul et il faut de bons ingrédients pour qu'il soit bon. J'en sais quelque chose car à mes débuts à Calgary, j'ai battu des gars de 6'4  275 livres qui m'auraient clanché en 2 minutes dans la rue, y compris Steve Blackman.

 

    Donc, en revenant à ma discussion avec Louis Laurence, ça aurait été bon un autre genre d'émission avec des gars comme Bob Boucher, Les frères Delasserra, Richard Charland, Louis Laurence, Sunny War Cloud, Ludger Proulx, Denis Goulet, Tony Ricco, Tito Senza, Raynald Dubé, Frenchy Martin, Brick Crawford, Hubert Gallant, Georges Guimond, Dan Ferris, Fernand Fréchette, Chen Lee, Matt Gilmore, Daniel Robert, Réal Duplessis et plusieurs autres dont les noms m'échappent parce que je vous sens tannés, mais je sais que le public en général n'auraient peut-être pas voulu nous entendre car notre public paie pour voir et entendre  des tops et non des perdants.

 

    Cependant pour la petite gang qui aurait voulu nous entendre, non pas pour se plaindre mais pour voir une différente facette de la lutte, aurait été enchanté de voir à quel point nous étions content de faire partie du show, du succès de l'entreprise qui nous faisait quand même bien vivre.

 

    J'ai eu du gros fun à souvent travaillé en dessous, car de un j'étais un privilégié car d'où un candidat passait, 20 échouaient et la différence de salaire était de pas grand chose pour toute la pression qu'une ceinture à la taille pouvait  donner, en plus d'avoir ça de plus à traîner dans les valises. Louis Laurence, moi-même ainsi que plusieurs autres avons lutté devant autant de fans qu'un top qui se produit sur une même carte, mais vraiment pas la même pression à traîner car une foule de 5,000 personnes ont pas payé pour voir un lutteur préliminaire mais pour voir un Top et lui il doit par obligation de produire au centuple, mais nous, nous étions là pour meubler la carte car une carte n'a pas seulement un combat final et ça ce n'était pas de la lutte québécoise version 2008. Donc je vous reviendrai avec ça dans une prochaine car le sujet n'est pas clos.

 

    Plus rien à dire, vous pouvez partir et à la prochaine.


    Bonne semaine,

    Sunny War Cloud

   

 

@ Tous droits réservés. Les chroniques de Sunny War Cloud ne peuvent être reproduites entièrement ou partiellement sans obtention de l'autorisation écrite de l'auteur.

 

Accueil - Nouvelles - Biographie - Galerie photo -

"Sous la tente" - Liens suggérés - @