"Sous la tente" de Sunny War Cloud,

 

 

Chronique #100 (23 mai 2008)

 

Bonjour chers amateurs de lutte,

    C'est enfin une 100ième chronique qui est arrivée, un chiffre que jamais que n'aurais pensé atteindre. Cela a pris du texte, des connaissances et du vécu dans cette discipline, mais sans le support de vous tous chers lecteurs, qui soyez d'accord ou non d'avec mes dires, ça aurait été "tough" d'avoir été présent, à cadence mensuelle, avec vous.

    Tout de suite je vous invite "sous la tente" et comme vous pouvez le voir, toute la neige a fondue en trois semaines, c'est merveilleux.



    Comme je le disais, plusieurs m'ont aidé sans le vouloir de par différents sujets traités sur différents forums, mais là je veux vous apprendre que les prochaines chroniques seront quelques peu distancées, car j'ai à peu près tout dit et je n'aime pas me répéter. Pour ceux qui se sont réunis avec moi "sous la tente" depuis les touts débuts, soit novembre 2000, ils n'auraient nullement besoin de se procurer la biographie ou les pensées réelles de Sunny War Cloud, car tout a été dit depuis presque 8 ans et mon désintéressement de la WWE, TNA et autres me laisse à court de mots pour être à la fois intéressant et, de par ce fait même que la lutte québécoise en arrache drôlement ces temps-ci, ma flamme s'éteint tout doucement pour ne pas dire éteinte.

    Voilà que ma passion diminue aussi; j'ai encore un grand plaisir à me retrouver avec les "boys" dans un vestiaire quelconque et partager avec les jeunes qui veulent vraiment (Alex North en est un). J'ai toujours une grande passion pour les spotshows bien organisés, tout ce qui engendre à une belle journée de lutte, soit la route, les restaurants, les bars, enfin ce sont "ces journées miracles" qui me tiennent à l'intérieur des cordes. Mais entre ça, la passion, le goût pour la lutte s'estompe lentement, car de un, nous ne sommes plus qu'un petit groupe à en parler, une très petite minorité dans la société et l'âge avançant, j'ai l'idée quelquefois de me reposer à la maison en famille et de regarder aller le temps sur mon patio avec ma blonde et mes chiens.



    L'autre jour, je suis allé chez Ameublements Tanguay avec mon garçon Michel qui me sert de conseiller dans l'électronique afin de remplacer mon lecteur DVD qui était désuet. En sortant de mon auto, je fût attiré sur le stationnement par des pleurs d'enfants, des vilains pleurs que je ne pouvais qu'entendre et non voir de l'endroit d'où j'étais placé; à part de voir quelques curieux qui semblaient ou voulaient être impuissants à la chose, je m'avançai promptement d'un pas rapide et là je vis un homme d'un certain âge, traînant violemment par le bras un petit garçon d'environ 4 ou 5 ans, qui en plus était autiste. L'homme criait après le petit et d'un trait l'embarqua sur le siège avant du camion en lui serrant le visage tout en le gifflant.

    Dès lors, le sang me monta à la tête et m'approchant de lui je lui dis:

    "Aïe, t'as frappé le petit, ça te prends-tu souvent ? Je t'ai vu mon tabarnak, viens dont me frapper à place".

    "Je l'ai pas frappé".

   
"Oui tu l'as frappé pis ça restera pas là".

    Voyant que je n'entendais pas à rire il me dit:

    "C'est tu des menaces ça ?".

    Pendant ce temps un vendeur de chez Tanguay pris le numéro de plaques et me le donna. Là, je voulu comme riposter, mais si j'ai une plainte ou un petit dossier criminel, je perds mon emploi, car notre syndicat n'est pas blindé comme dans la police. Vous savez ces "faibles " de la société connaissent les lois et sont protégés beaucoup plus que les victimes.

    Par la suite, le gars embarqua dans son camion avec le petit qui pleurait toujours et alla chercher à la porte du magasin une femme et quatre autres jeunes enfants qui ne se ressemblaient vraiment pas. Ça ressemblait à un couple de BS qui sont famille d'accueil. Arrivé à la maison encore tout déboussollé, je fis un signalement d'urgence à la DPJ en précisant que je voulais un suivi de "l'affaire.

    "Je suis prêt à aller témoigner en cour si vous avez besoin".

    Deux jours plus tard, un intervenant de la DPJ m'appris que le cas était retenu et qu'il y avait matière à enquête. Il m'a remercié d'avoir fait mon travail de citoyen et je lui ai avoué que j'étais très sensible à la misère que les enfants peuvent avoir. Après avoir lu le livre "du fils du bourreau de Beaumont" et les reportages de J.E sur le mal fait aux jeunes de la Thaîlande, je suis encore plus aux aguets. Vous savez, nous étions environ une dizaine de personnes à avoir vu cette scène désolante et pas un à part moi a voulu tremper dans çà oui "çà " soit voler au secours d'un enfant sans défense.

    La semaine suivante, un mardi matin vers 9:30, j'étais dehors dans mon entrée de maison à discuter avec un représentant de la compagnie "Verdure" au sujet de mon gazon et sur la parole de fin, je vis une auto passer devant chez moi avec un conducteur qui prenait une gorgée d'une grosse bière. Le vendeur de "Verdure" me dit qu'il allait le suivre pendant qu'avec mon cellulaire en main, je composai le 911.

    Je donnai la description de l'auto et le numéro de plaque que j'avais eu le temps de voir en disant à la répartitrice que le mec en question sirotait une grosse bière en conduisant et elle me dit:

    "Monsieur, êtes-vous certain que le conducteur buvait une bière ?".

    "Écoutez Madame, j'ai demeuré assez longtemps à Jonquière pour savoir et voir c'est quoi une grosse bière".

    Une heure plus tard, j'ai reçu un appel d'un sergent de police de Québec pour me dire qu'il avait intercepté le conducteur fautf au coin de tel rue et qu'effectivement, il buvait une grosse bière en plus de fumer un joint, tout ça dans un véhicule dont l'immatriculation n'était plus valide. Le représentant de pelouse avait aidé aussi les policiers, car il suivait l'auto, armé de son cellulaire.

    Encore une fois, j'ai reçu un remerciement d'avoir fait mon devoir de citoyen. Vous voulez que je vous dise, vous pouvez voler une banque, voler l'impôt ou l'assurance-chômage, je m'en tabarnak, mais ne touchez pas aux enfants et saoulez vous ailleurs que sur la route. Vous savez, un gars qui boit une grosse bière et qui fume un joint à 9:30 du matin, ça doit pas aller trop bien dans sa vie ou, du moins, j'aimerais pas avoir un père comme ça ou un fils comme ça.



    En parlant d'avoir un père comme modèle, le 12 avril dernier à la PWA, j'ai été touché par la demande de quelqu'un que je connais juste comme ça, pas plus que ça. Il s'agit de Eve, jeune lutteuse en province; elle m'a dit et demandé en même temps d'un ton que je sentais très profond que la journée qu'elle se marierait, qu'elle voudrait sincèrement que je lui serve de père.

    "Hein pourquoi moi ?".

    "Parce que tu es le genre et le modèle de papa que j'aurais toujours voulu avoir".

    Eh bien, ça m'a brassé à l'intérieur et c'est la deuxième fois que j'entends ça. La première, ça venait d’un de mes lutteurs à la CCW à qui je venais de lui payer un poulet de chez Benny, car il n'avait pas d'argent pour souper, un certain vendredi précédant un gala. J'aime ces personnes franches qui sont capable de dire ce qu'elles ressentent et j'aurais même apprécié que des personnes me disent ce qu'elles n'apprécient pas de moi.



    Sur une note plus triste pour les plus vieux, c'est que j'ai appris le décès de Yvon Robert Jr et de l'ancien lutteur aussi et fabriquant d'arène, soit Jerry Petel, et que Johnny War Eagle serait malade; il aurait perdu 100 livres; sur un gars de 5'10, c'est beaucoup. Dans ce cas présent, je pense qu'il en a plus de fait qu'il en reste à faire. Ce gars là m'a beaucoup aidé aux Loisirs St- Jean- Baptiste. Je porte un de ses maillots lorsque je lutte, soit le multicolore qui tire sur le rouge.



    Après ça, je ne voulais pas étirer une discussion sur le "possible" retour, le 7ième je crois de Kevin Martel, mais cette nouvelle est d'actualité … donc plein de lutteurs, jeunes et vieux m'ont demandés ce que j'en pensais.

    C'est quoi vous voulez que je vous dise ?

    Si je conjugue mon verbe à l'imparfait, donc au passé, je vous dirais que j'ai aimé ce gars là comme mon petit frère; que j'avais une chimie avec lui, autant en équipe avec lui dans le ring que contre lui combiné à la vraie vie. À quelque part, son côté délinquant l'a emporté, car depuis plus de 4 ans, j'ai tiré sur la plogue et nos chemins se sont distancés, voir séparés à jamais.

    Là, je lis qu'il refait surface. De un, livre pour livre, il a été je crois le meilleur lutteur au Québec des 20 dernières années et cherchez pas, il était le BEST; encore meilleur que son oncle, bien que ce dernier était plus grand et plus gros et là je ne parle pas de détermination, de discipline ou autres, ce que Ricky Martel avait; je parle uniquement entre les cordes.

    Là en 2008, nous parlons au présent et mon opinion personnel est que malgré que Kevin Martel soit un vrai athlète au talent plus que naturel, ces 4 années d'inactivité sur le ring et ce dans une trentaine avancée le trahiront, du moins pour les 10 premiers combats si on se rend jusque là, car notre athlète renommé change d'idée vite, très vite. C'est lorsque tu penses que c'est "HOT" et que les feuds sont au maximum qu'il peut se retourner sur un dix cennes.

    Voilà c'est l'histoire de ces nombreuses retraites et ne pensez pas que ce retour sera éternel. Il a été un passionné, oui et si je me souviens, il m'a déjà confié que lorsqu'il ne luttait pas, il était malheureux tout comme moi mais je peux vous dire qu'à part mon année 2005 de phlébite, j'ai été très heureux et je le suis encore. Ce qui me chicote aussi dans le "retour de Kevin Martel", c'est qu'aux dires de certaines personnes qui l'ont vu, c'est qu'il ne serait pas en grosse shape, lui qui était fier de son image sur le ring. S’il s'y met, encore là tout peut changer, mais après 4 ans encore là, proche de la quarantaine, c'est pas facile. Mais pour l'argent, il le fera et c'est là je crois la seule raison de son retour.

    La UEW de Québec a besoin d'un "nom" pour s'illustrer et le "backeux" de cette fédération a décidé en rencontrant Martel de faire "business". Si Kevin Martel est en shape et motivé, la UEW gagnera son investissement (un petit brun peut-être) et tout le monde sera gagnant, autant les spectateurs que tout le "backstage" de cette fédération, en passant par lui-même, et tant qu'à y être, la R2W qui ont déjà voulu l'avoir, lui feront un clin d'oeil à leur tour qui aux deux semaines + la UEW deviendra rentable pour notre ancien retraité.

    Faites le calcul et vous verrez que dans la même ville sans dépenses, ça peut faire un petit loisir très agréable et lucratif. Si Kevin Martel revient vraiment sur le ring en shape, bien intentionné et avec les années d'ancienneté qu'il cumule, il vaut très bien un $100.00, et si vous avez déjà vu la feud CCW vs ICW, qui ne se souvient pas de Martel vs Excess ? Et qui ne voudrait pas voir Martel vs Estrada ou Martel vs Boyer ou bien Martel vs Paysan, malgré que ce dernier combat serait coûteux, mais excellent.

    Tout comme les Rollings Stones, Céline Dion ou Kevin Martel, dépêchez-vous de les admirer dans leurs derniers tours, car tout peut se canceller ... tout comme Nathalie Simard. Lorsqu'on parle d'un talent gaspillé internationalement, Kevin Martel en est un et qui a été ou est le meilleur professeur de lutte au Québec ? C'est encore lui Kevin Martel.



    Changement de sujet, les policiers de la ville de Québec, à $66,785.00 par année minimum, peuvent-ils aller se rhabiller convenablement et faire leurs travails correctement ? Je suis syndicaliste à 100%, mais à quelque part il faut revenir sur terre. Les cols bleus, les pompiers et puis le reste, cessez aussi de vous lamentez avec vos conditions de travail en tôle et votre peu de scolarité.

    Il y en a qui ont des bacs et des études universitaires et qui ne frôlent même pas le $50,000.00. Et les infirmières et préposés dans les hôpitaux; eux, ils lavent le cul du monde et ramassent leurs vomis. Ça, ça vaut bien le salaire des policiers, mais ils sont loin de là. Et pour ceux qui diront qu'ils risquent leurs vies à tous les jours, je leurs demande c'est qui et quand le dernier policier qui est décédé dans l'exercice de ses fonctions dans la ville de Québec ? On est pas à Détroit, Philadelphie ou à Bagdad ici. Nous vivons dans la soie et nous chions dans la ouate ici dans la ville de Québec avec des Tim Horton au kilomètre.



    Le gala de lutte de St- Ambroise soit la classique annuel de la JCW est chose du passé. Encore un succès, malgré quelques 200 spectateurs de moins que l'an passé. De un, la criss de joute de hockey télévisé (Canadiens- Flyers), de deux, le show présenté au même endroit l'automne passé a écorché un peu celui-ci. Un St- Pascal par année c'est assez, un Medley par année c'est assez, un TOW par année c'est assez et un St- Ambroise par année, c'est amplement assez. Il existe un genre de public qui veut nous voir une fois l'an; au fait, notre fête est une fois l'an, donc allons y avec cette thèse.

    Et de trois si je compare aux années passées, ils manquaient de GROS BONHOMMES de l'extérieur. Onyx et moi-même croyons avoir fait une bonne job, mais juste avoir rajouté un Franky The Mobster dans la marmite qui sans être connu dans cette région, aurait apporté son lot de dividendes pour préparer la prochaine année. La JCW avait quand même un bon plan en tête, coûteux je dirais mais qui aurait rapporté à la longue mais rien n'a pu se concrétiser car le "timing" n'y était pas, mais pour ce qui est du hockey des Canadiens, personne ne peut rivaliser avec çà.

    Mais là je veux vous parler de la cage, non du combat parce que je ne l'ai pas vu. J'en ai vu des cages dans ma vie mais celle-là était la meilleure. À mon arrivée à l'aréna de cette municipalité situé à 25km au nord de Jonquière, la cage était déjà montée autour du ring et avec le décor présent, je m'aurais cru dans les années 70, dans le temps que c'était "hot". Une image vaut mille mots, mais dans ces cas en plus des milles mots c'était mille et un souvenirs. Au fait la cage de la JCW s'est montée en 12 minutes; elle est solide autant dans les derniers carreaux en haut qu'en bas; ces dits carreaux sont larges de façon à être facilement escaladés et n'obstruent en rien la vision des spectateurs. De l'oeuvre d'architecture je dirais.

    Moi qui était sceptique au début avec cette histoire de cage; oui, la JCW a frappé en plein dans le mille et encore un gros merci pour cette belle soirée d'où des vieilles connaissances à moi s'étaient déplacés pour voir si c'était bien moi encore soit le Sunny des années 80. Vraiment, Monsieur Michel Bédard d'Info-lutte a manqué une belle occasion de voir de l'Excellence, lui supposé connaisseur. Pour $15.00, son degré d'instruction sur les cages québécoises aurait monté d'un cran, mais souvent on aime mieux rester borné ou pauvre de culture. Pourtant, le Ministre aux Communes Jean- Pierre Blackburn s'est déplacé pour venir s'enrichir encore plus de culture, car il était présent dans les estrades. Il fallait que j'en parle de sa présence, car une personnalité dans une foule de lutte québécoise est une denrée rare, très rare.



    En passant, je ne sais pas si vous vous en êtes aperçu, mais il me semble que le site de lutte "info-lutte" est en retard sur les nouvelles québécoises, car au fait, à part la famille Leduc qui ont le code direct pour poster leurs nouvelles, il ne s'y passe plus rien. Les départs de Grand Duc et Capitaine Québec ont laissé je crois une chaloupe sans rames et la présence soudaine de M. Bédard sur un autre site me laisse croire à une zizanie dans les grands bureaux d'info-lutte, qui soit dit en passant, a déjà été ma maison préférée.

    Encore là je m'y plaisais grandement dans cette famille mais on m'a jeté dehors.



    J'ai lu que Gino Brito, récemment honoré avait comme refusé d'être à la tête de TNA pour le Canada ou bien juste le Québec et l'Ontario. Certains auraient aimé le voir là. À 67 ans, avec une santé chancelante, Gino Brito ne se serait guèrement amusé dans cette galère; au contraire, cela aurait été un aller simple pour l'au-delà. Voir si celui qui m'a donné mon VRAI gros "break" en 1984, après s'être presque mis à la rue avec Lutte Internationale, aurait mis sa tête sur le billot dans une fédération qui végète. Non Merci.

    Pour le temps qu’il reste à faire à ce gentilhomme, il est mieux avec sa femme, son garçon et sa petite fille. Le risque était trop grand car il y a risque, financier je veux dire. S’il y a foule, tu es un génie et tu fais de l'argent, mais si c'est vide, tu es un pourri et tu as des comptes à rendre. Aujourd'hui, dans la lutte professionnelle en 2008, il y a souvent pas de monde, plus que souvent des chaises vides et la dernière vision d'horreur du Colisée Pepsi de Québec avec ses 700 personnes ne laisse pas le goût à personne de s'investir là-dedans. Ne soyez pas inquiet que si ce projet serait rentable, nos deux millionnaires de la lutte au Québec soit Raymond Rougeau et Ricky Martel, soit deux hommes d'affaires aguerris auraient depuis longtemps posés leurs candidatures. Du moins, Martel était au centre du ring lors du passage de TNA à Québec et sur le "Boston Crab", il a eu le temps de compter les spectateurs. Celui qui prendra ce poste, s’il en existe un, sera d'ailleurs quelqu'un de "fou", quelque peu solvable qui voudra avoir une vision des spectateurs.



    Awesome Kong à Montréal dans une fédération Québeçoise ! Un super de bon "move". Dans cette journée la ALF y gagnera. Pour le combat malgré toutes les fleurs que je peux donner à Lufisto depuis le début de sa carrière, malgré qu'elle a du coeur au ventre et une détermination sans bornes, c'est Vanessa Kraven que j'aurais placé là; juste le côté "size", le côté brutal de la chose ainsi que le côté "plogue", car vous imaginez vous sur le plan Internationale le tag team Kong-Kraven, comment il pourrait être dévastateur. Ça se saurait drôlement rapproché des Roads Warriors version 2004.

    Avec comme adversaire Vanessa Kraven, je suis certain que Awesome Kong n'aurait pu rester indifférente à la stature complaisante de notre géante québécoise. C'est peut-être LÀ la chance qu'elle aurait pu avoir pour sortir "d'ici". Ça aurait pu faire ou ne pas faire, vous comprenez. J'espère que la feud de la ALF se dirige peut-être vers ce combat.

    Pour continuer sur la ALF, je voudrais bien être gentils avec vous, mais l'autre jour j'écoutais sur le net une entrevue de Kacey Diamond et Mary Lollypop; je voulais écouter et apprécié le tout, mais c'est LÀ le HIC, j'entendais rien. Le "ring crew" célibataire qui défaisait les installations semblaient avoir trop de plaisir à être là ou vraiment en manque d'attention affectives, ce qui faisait que leurs rires enterraient nos deux lutteuses qui j'en suis persuadé, prennent leurs rôles au sérieux.

    Je ne sais pas mais il doit exister un local à quelque part dans ce bâtiment d'où la tranquilité règne comme exemple à la NCW qui ont une espace à cette effet. Les entrevues et leurs textes sont les meilleurs outils pour vendre votre salade et vos billets mais là je n'ai rien entendu à part la petite bande de non-payants.



    Autre chose aussi qui m'a percé les yeux cette fois, un gros manque de psychologie et flagrant à part çà; c'est seulement une chose sur le booking de la R2W à ce qui attrait au spotshow de St-Charles de Bellechasse. Je veux parler du lutteur Pee Wee qui depuis les deux dernières années, a travaillé fort sur son côté "présentation". Après "d'intenses "recherches qui ont duré 7 ans, Pee Wee a réussi à trouver un gym dans la ville de Québec, un salon de bronzage aussi, une couturière pour des nouveaux costumes et il a continué d'investir sur sa "gimmick", sur son style, son entrée sur le ring, etc.

    Il fait partie de cette ancienne petite cuvée de lutte Beau Bourg ou RCW de 1999 et il a toujours été là; il a été "pas bon" puis "moyen", ensuite bon, mais là il excelle et il est un vrai "Face" facilement indentifiable. Là, la R2W vont se produire en pleine campagne, soit dans un village d'où si on sort avec une fille de là, on a affaire à tous les "toughs" de l'endroit. Là, notre Pee Wee est opposé à la colorée Lufisto. Comment voulez-vous que notre lutteur soit applaudi et continue son beau travail de "sympathie" et de "Sauveur" ? Non, je n'étais pas là et j'aurais craint pour sa sécurité dans un monde d'où la boisson prédomine et que la femme est Reine.

    Dans ces villages remplis d'agriculteurs et de bûcherons, on ne touche pas à une femme et dans ces coins d'où la lutte était absente depuis des lunes, on croit à ça contrairement à ici en ville d'où ces "loufoqueries" nous sont imposées et présentés à tous les mois devant toujours la petite foule qui connait tout de nous. Un booking intéressant et réaliste aurait opposé Pee Wee à Madd Dog et Lufisto à la parfaite Caroline. Déjà là, j'ai le quart de ma carte qui est très bien réussie et remplie d'action et quel travail facile pour les "Faces".

    Vous savez $1,000.00 dans mes poches aujourd'hui, ça ferait bien mon affaire car c'est mon renouvellement d'assurance-habitation et j'ai une bonne job de break à faire sur mon Grand Am, mais je refuserais ce montant drette là pour lutter contre une fille ici en province. De un, j'ai travaillé fort pour ma visibilité de "face" et de deux, le public croit encore en moi car ils savent que je m'en vais me battre et non poignasser une fille. Une crédibilité, ça coûte chère, tabarnak que c'est dispendieux. Pis à part ça, j'en ai une très belle femme à maison.



    À présent, je vous transporte dans les provinces Maritimes, d'où le synonyme de Dino Bravo régna en maître. Il s'agit de Léo Burke.
Non, il n'attirait pas d'attention comme Bravo en plus d'être moins volubile, mais Léo Burke a tout fait pour la lutte dans les Maritimes. Il a été le plus grand "Face" de ce territoire et Émile Dupré l'a confronté au plus grand "heel" également qui a passé dans les provinces Atlantiques, soit Killer Karl Krupp, un as du micro qui "gimikait" un Allemand plus que parfait; un grand et gros bonhomme qui faisait peur, en plus d'être extrêmement laid et hideux.

 

 
Photo de Léo Burke

 
 
Photo de Killer Karl Krupp


    Léo Burke, tout comme Dino Bravo au Québec, a battu tout le monde, mais non sans peine, mais de ce que j'aimais de lui est qu'il ne prenait pas de place; il ne jouait "pas à ça"; il était une grande vedette sans en être vraiment une. Dans le vestiaire, il ne prenait que son petit coin sans déranger ou intimider tout le monde. Même s’il luttait en finale, il avait toujours ses bottes de lutte dans les pieds avant les autres; il chiquait son tabac tout en lisant un livre, un calme déconcertant. Ensuite au son de la cloche dans les premiers combats, il se trouvait un petit coin sombre dans les bouts d'aréna pour observer l'action.

    Lui aussi, tout comme Karl Krupp, était un maître des entrevues. Ces deux gars là, tout comme Abdullah The Butcher, vivaient leurs "gimmicks" 24 heures par jour, du grand Kayfabe. Le public des Maritimes croyait en Léo Burke et ce n'était pas un jeu de hasard, de tétages ou de chums si Émile Dupré le plaçait sur le top. Émile Dupré n'avait pas d'amis; le signe de piastre était sa seule raison de vivre et Léo Burke amenait cet argent aux guichets des arénas. Ce gars là, en plus de savoir lutter avait une qualité, une grosse qualité; il VENDAIT, vendait partout, soit en luttant, avant et après, sur la route, à la maison et même en "callant" un club sandwich au restaurant, il vendait; ça avait toujours l'air de faire mal. Dans ses entrevues à la télévision, je l'ai déjà vu pleurer, oui pleurer à chaudes larmes et croyez-moi chers lecteurs, il ne partait pas à rire après que la caméra se soit éteinte. Tout comme Abdullah et certains dans cette business, il était mystérieux, très peu bavard, à part que ça faisait mal.

    J'ai voyagé beaucoup avec lui, autant au Québec que dans les Maritimes, et sans se prendre pour un autre, il ne m'a jamais conseillé, même lorsqu'il a pris le booking de Lutte Internationale en 1986. Il fallait l'observer toujours du coin de l'oeil pour le connaître et adopter ses trucs. Ses trucs ? Eh bien, il vendait mais, il avait aussi l'autre grande qualité soit le "timing", ce que je pourrais appeler le pourquoi du pourquoi. Il savait monter une histoire, écouter la foule; il dirigeait tout du son de la cloche jusqu'au "pin". À part les "run in " et les "finish", tout était improvisé en somme, tout ce passait dans le ring et ce, dépendant de comment la foule achetait le tout.

    Dans le feu de l'action lorsque tu étais opposé à Léo Burke, tu n'avais qu'à l'écouter, surtout au Québec lorsqu'il était "heel", et tu étais certain de ne pas sortir "boring". Même Ricky Martel, alors Champion de la AWA, était allé le combattre à Halifax et lui a fait totalement confiance. Quelque fois, il pouvait parler un peu de lutte, c'est lorsque que sur le long retour de North Sidney en Nouvelle-Écosse, après qu'il ait consommé une dizaine de bières (Alexander Keith), assis à l'arrière de la van des "faces", tu pouvais lui poser quelques questions et ces réponses étaient:

    "Si tu vends pas, le public n'aura rien pour toi; laisse les fans pleurer pour toi, mais laisse les voir que tu vas toujours revenir et lorsqu'ils n'en pourront plus, là donne leurs ce qu'ils veulent et aient du feu, dégaines pour eux. Laisse-les croire en toi et si tu ne crois pas en eux en les ignorant, tu vas vite "checker out" du territoire".


    Il rajouta: "Un combat se construit sur le ring, soit dans le moment présent, tout s'alimente de minutes en minutes car pas une foule ne réagit pareil; celle de Tignish sur l'Ile du Prince- Édouard par exemple, elle est "tough" à faire lever, soit le contraire de Bridgewater en Nouvelle Écosse. Si tu vends, que tu es expressif, que tu as du feu, que tu es là quand c'est le temps et que tu travailles fort, le plus grand non-croyant de la lutte va applaudir et personne va te traiter d'esclaves ou de caves car les caves ce sont eux, ce sont eux qui ont payés, c'est pas toi. Eux ils te payent pour que tu les divertissent de leurs vies plates et monotones, donc si tu leurs donnent pas ce qu'ils veulent , c'est le chômage pour toi".

    Voilà en somme, ce sont à peu près les seuls, mais très bons conseils que j'ai eu de lui alors qu'il était dans un état un peu second, donc si j'aurais fait comme les autres soit de dormir dans la van sur les peanuts, j'aurais resté "pauvre" de ses "richesses". Même en voyageant seul avec lui et en chambrant toujours avec lui, il était avare de commentaires. Ici au Québec, il travaillait dans le milieu des galas car Dino Bravo et les Rougeau le "bloquait " sur le booking et c'est là qu'il avait "switcher" heel en partant en feud contre Jos Leduc. C'était Léo "The Lion" Burke. Il n'aurait pu battre quand même Dino Bravo sur le haut du booking ou les Rougeau, car le peuple d'ici avait été éduqué avec nos étoiles depuis un bout.

    Émile Dupré n'est pas devenu millionnaire plusieurs fois seulement à lutter, mais à promoter des gars comme Léo Burke qui vendait et Karl Krupp qui détruisait. C'est comme se présenter à l'Urgence de l'hôpital, le vrai temps de vendre c'est au triage; vendez et vous vous retrouverez sur le top de la liste d'attente. J'en sais quelque chose car je l'ai déjà fait. Jos Leduc aussi était un maître comme Léo Burke. À peu près les mêmes qualités de vendeur et pas trop bavard non plus sur la route. Kayfabe, Kayfabe et Kayfabe. Ces gars là étaient des vrais professionnels car ils "workaient" les plus bas qu'eux sur la carte ainsi que la sécurité à la grandeur du building et c'était bien car ce sont eux souvent qui ont la langue longue.

    Un Jos Leduc qui revient au vestiaire ensanglanté parce qu'il s'est fait "crosser" dans le ring autant par l'arbitre que par Tarzan "la bottine" Tyler , à son retour, croyez moi il faisait peur et la porte du vestiaire demeurait fermé . Il vendait, criait de rage se tordant de douleur, enfin les infirmiers de la Croix Rouge étaient à court de mots. Ensuite c'était la douche , toujours lamentable , les pansements , les diachilons , la serviette sur la tête pendant que j'approchais l'auto à la porte arrière de l'aréna et le retour dans la chambre d'hôtel. Encore là, Jos Leduc vendait même devant moi car j'étais supposé encore "green" pour lui; ensuite c'était la livraison d'une pizza à la chambre et Kayfabe on dort.

    Voyez-vous tout le monde est reparti à la maison avec une grande sympathie pour Jos Leduc ou Léo Burke . Ils le pleurent tous, invoquant la Sainte Vierge pour qu'ils récupèrent et reviennent plus fort la semaine suivante ou au gros show le mois prochain. Personne ne les a vu "niaiser" dans le lobby de l'aréna à essayer de se téter une pipe à rabais ou de conter de la "bullshit" aux fans en fraternisant et en riant avec eux. Vous voyez, ces gars là "vendaient", ils semaient un gros doute dans l'esprit des plus incrédules. Ils mêlaient les données qui, par ce fait même, faisait le bonheur des promoteurs, car se sont les lutteurs "vendeurs" qui vendaient des billets. Ce sont eux, soient les plus invisibles dans le public qui attiraient et non ceux qui allaient prendre une bière avec les fans.



    Dans la prochaine chronique, je vous conterai mon aventure à l'hôpital de Verdun après un combat à l'Auditorium de cette ville contre Rick Steiner. J'avais trop vendu cette fois-ci, mais Gino Brito avait été content de moi.

    Je vous conseillerai aussi que d'avant de contester des tickets de vitesse aujourd'hui, ça prend une tabarnak de défense; j'en ai perdu un la semaine passée et j'ai faite une job, oui une job clean en plein milieu. Les radars sont de beaucoup perfectionnés depuis un an.

    Une pensée et prière pour Crazy Crusher aussi. Ouf, il est magané le jeune. Je pense à toi le kid et j'irai te rendre visite.

    Bonne fin de semaine à tous,

    Sunny War Cloud

   

 

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