"Sous la tente" de Sunny War Cloud,

 

 

Chronique #92 (10 septembre 2007)

 

    Bonjour chers amateurs de lutte, 

    

Déjà rendu au mois de septembre, fini les plages, la piscine, juste comme consolation l'été des Indiens qui s'en vient avec ses merveilleux paysages et, ensuite, ce sera le mois de novembre et puis la neige, suivi du déneigement. Ça va trop vite il me semble. Bon bien, je vous envoie la 92ième chronique qui est fraîchement écrite de la Baie James, donc c'est encore un plaisir de vous inviter "sous la tente" pour discuter de pleins de choses car il y en a , soit dans la société et sans oublier la lutte, quel drôle de mot. Pour débuter, je veux vous dire que je suis derrière Mario Dumont de l'ADQ qui veut mettre quelque peu un frein à l'immigration.

 

Quoi, vous êtes pas d'accord ?  J'espère que vous avez déjà lu mon point de vue là-dessus. Saviez-vous qu'il y a 285,877 adultes sur le BS au Québec présentement et que 61,439 exactement sont des immigrants? Oui, saviez-vous aussi que 70% d'entre eux sont au Québec depuis plus de 3 ans? 61,439 immigrants au Québec qui ne font absolument rien de positif à part grafigner les murs des HLM; c'est la ville de Jonquière au complet, c'est le stade olympique "sold out". Presque la totalité de ce beau monde sont coincés dans la région de Montréal, ne parlent ni français, ni anglais et n'ont aucune compétence. Lorsque plusieurs d'entre eux commettent des délits, bien là ce sont les avocats qui acceptent l'aide juridique qui s'en réjouissent. De un, si tu veux créer un pays riche, les aptes à travailler c'est pas plus de deux ans d'aide sociale dans toute ta vie; c'est une aide de dernier recours pour les "mauvaises passes". Tu envois tout ce beau monde à l'école obligatoire pour apprendre nos langues après quoi, trouves-toi une job. Les journaux en sont pleins, la ville et la région de Québec et de la Beauce ont un urgent besoin de 25,000 travailleurs et pour le reste, aller vous enrôler dans l'armée.

 

BOUGER, FAITES UN MOVE. L'ADQ de Mario Dumont veut faire de vous des contribuables à part entière, taxés et imposés comme il se doit pour soutenir le modèle québécois. Aujourd'hui et dans les années passées, nous n'avons eu aucun critères de sélection; nous sommes une nation qui dépanne tout le monde, soit en gardant partiellement en vie tous ces immigrés en leurs donnant un chèque, des médicaments gratuits avec un accès de porte tournante à l'aide juridique, ce qui les portera à rester des citoyens de seconde zone. Des immigrants j'en veux oui, mais des immigrants médecins qui soigneront ma famille, des professionnels, des infirmières, des enseignants … bref, du monde qui me seront utiles. Un jeune ou une jeune de 20 ans sur le BS aujourd'hui à Québec, c'est impensable.

 

La disparition de la petite Cédrika Provencher m'affecte beaucoup; au fait, lorsqu'on est papa et grand-papa, ça prend encore des dimensions plus émotionnelles et je me demande où les parents prennent leurs forces pour vivre encore ou du moins exister. Si on ne trouve rien malgré certaines informations qu'on a déjà, à quelque part et bientôt les policiers lâcheront quelque peu prise et passeront à d'autres choses tout en laissant le dossier ouvert, mais là la vie continuera et les parents de cette petite disparue devront continuer à vivre, continuer à travailler, reprendre le cours de la vie, faire face à leurs obligations … Enfin, je ne suis aucunement jaloux d'eux et je garde l'oeil ouvert. Vous savez, on a encore peut-être un autre cas Alexandre Livernoche sur les bras avec un Mario Bastien qui se promène dans nos cours et qui est notre voisin, enfin quelqu'un qui est difficilement détectable. Encore là, c'est impossible que personne ne savent rien. Le décès de la Mairesse m'a également touché, tout ça pendant que je suis au loin; c'était pas ma préférée avant, mais là j'avais adopté son sens de l'humour et son humanité face aux gens. C'était une grande personne. R.I.P.

 

En parlant de lutte, je veux commencer par la retraite de Lance Storm. Lorsque le téléphone ne sonne plus, c'est la meilleure raison de s'exécuter. Ça faisait presqu'une couple d'années qu'on entendait plus parler de lui. Je n'ai jamais compris pourquoi la WWE l'a laissé tombé aussi vite. Il n'était pas doué d'un gros charisme, au fait il n'en avait aucun, mais il était un athlète honnête dans le ring, un peu robotique mais il a connu une belle carrière. Lance Storm, pour moi, est un copier/coller de Phil Laffond en frais de ressemblance. Étant pas démembré de muscles, d'agilité et de réflexes, je me demande pourquoi il n'a pas continué pour des petites fédérations indépendantes justement pour les aider de par son expérience, mais si le manque de passion manquait ou la soif d'être très bien rémunérer l'a poussé dans son divan, j'espère juste qu'il a d'autres inspirations car il va manqué d'air un jour. Proche de ses sous également, comme tous les gars qui ont appris à Calgary, à ma connaissance il n'est pas dans la rue.

 

Le 11 août dernier, pendant que je luttais à Windsor tout près de Sherbrooke devant pas loin de 200 personnes dans l'aréna de l'endroit, la NWA Québec défendait ses couleurs devant à peu près le même nombre de spectateurs à Laval et Jacques Rougeau en a attiré 1,500 à l'Auditorium de Verdun; c'est quand même très bien pour ce qu'il y avait sur la carte. J'ai lu que les lutteurs de Lutte 2000 avaient donné la moitié de leurs cachets, soit $50, à un organisme de femmes battues. JAMAIS je ne donnerai une cenne à ce genre d’organisme après avoir vu comment ça se passait à la Chambrée de Jonquière, qui est également une maison de ces femmes violentées, tout ça lorsque j'étais sur le taxi dans cette ville. Une maison très souvent de menteuses, voleuses et manipulatrices et j'oubliais de femmes heureuses et ce dans la plupart des cas.  Je louange et je lance encore des fleurs à la MWF pour les petits déjeuners pour les enfants qui ont faim. Un enfant, ça n'a pas de défenses, ça besoin d'amour, d'écoute et ceux-ci n'ont souvent pas le choix de vivre d'où ils sont nés et où la DPJ les envoient et encore très souvent avec le nouveau conjoint que madame a choisi. Souvent, ils sont négligés, ils manquent d'amour, de nourriture et en plus, ils sont violentés.

 

Mais une femme adulte a le CHOIX de rester dans sa merde, de partir pour changer pour le mieux, bref il y a + de clochards que de clochardes. Je vais rester plus longtemps sur le bord de la route à faire du pouce qu'une femme. La grosse majorité de ces femmes qui engorgent ces maisons d'aides retournent toutes avec leurs hommes violents ou changent pour un autre dans le même genre; la nature est ainsi faite, une guenille trouve toujours son torchon. Même habitué à la richesse dans un château, une femme violentée ne pourra accepter de transférer son linge dans un 2 et demi; elle retournera vivre dans son palais de glace. J'en ai même connu une à Jonquière qui devait deux mois de loyer, mère de deux jeunes enfants, alcoolique par surcroit, elle n'avait pas de chums, pas de mari, elle a passé son chèque dans la poudre et dans les machines à poker; bon, elle s'est ramassé à la Chambrée pour le mois prétextant qu'elle avait peur de son chum, qu'il était violent. Elle était seule, vous comprenez.

 

Donc, pour les lutteurs à Jacques Rougeau, j'espère juste que votre $50 soit utilisé à bonne escient et qu'on ne vous ait pas "tordu un bras " pour votre oeuvre. Je suis certain par contre que Kurgan n'a pas donné la moitié de son enveloppe. Le meilleur remède pour ces femmes violentées qui sont là à l'année longue serait de les inscrire à une école de lutte et dans peu de temps, elles prendraient de l'assurance et de l'estime de soi qu'elles ont perdu, car là elles pourraient prendre leurs revanches car c'est le seul endroit qu'elles pourraient battre des hommes.

 

J'ai trouvé un endroit merveilleux pour Vanessa Kraven à la WWE. Je la placerais au côté du Great Khali, oui la femme de ce géant dans un costume quelconque. Trouvez-vous l'idée originale? Je suis certain que si elle entrerait en contact avec eux, et je le dis encore une fois, Vanessa et Mobster ont leurs places à la WWE. Sinon, il y a une job à $20 l’heure qui essaie de trouver preneuse au Ministère de la Sécurité Publique, soit à la prison de Bordeaux. Ils engagent ces temps-ci et + de gardiennes que de gardiens. Avec sa corpulence, parfaitement bilingue, lutteuse qui n'a pas peur d'un homme, si la WWE ne veut pas s'ouvrir les yeux, ceux qui embauchent à Bordeaux ne seront pas aveugles certain. Mais, dans n'importe quoi, il faut aller se montrer. Des femmes de 6'1, 205 lbs qui peuvent courir, j'en ai rarement vu, en tout cas pas au Québec.

 

Il y a eu un gala l'autre jour à Ottawa, gala comprenant plusieurs anciennes vedettes. J'aurais aimé faire le voyage pour y assister, mais pour cause de travail, j'ai dû m'abstenir. Je ne sais trop si il y a eu une bonne foule, mais cette carte me rendait à la fois très nostalgique. Pour l'organisateur, c'était quand même un gros risque financier si je regarde le peu de popularité que notre sport peut avoir aujourd'hui à l'échelle canadienne. Le hockey prend déjà toute la place et le Centre Bell est déjà prêt à recevoir ses 21, 743 Marks du Canadien à $100 du billet, $8.50 la petite bière et $20 le stationnement; je dis ça dans un environ, peut-être plus. En tous les cas, il y en a eu 500 qui sont venus voir Abdullah The Butcher peut-être pour la dernière fois à Hawkesbury dans une carte qui valait le déplacement pour les nostalgiques et les "curieux". Le problème est que le lendemain dans la ville d'Alexandria, qui a environ la même population, seulement une cinquantaine d'amateurs ont franchis les tourniquets avec cette même carte SAUF Abdullah.

 

Pour ceux qui pensaient qu'Abdullah n'attirait plus, vous avez maintenant une leçon. Il a, si je me fie aux chiffres, attiré 90% de la foule à Hawkesbury, donc nous les lutteurs Québécois, ça nous donnent pas ben ben de l'over. Abdullah The Butcher n'a jamais été un lutteur; depuis la fin des années 60 que je le vois à l'oeuvre, je ne l'ai jamais vu prendre une prise de lutte, de plus il n'a jamais été une gazelle dans le ring, il n'a jamais fait de "moonsault" non plus ni de "dive", mais il était gros, il était noir, il avait une "gimmick" qu'il a toujours bien exploité; il n'a jamais fait d'entrevues dans ces années, mais il avait le meilleur gérant avec lui pour le vendre, soit Eddy Creatchman; ensuite il n'a jamais signé d'autographes, il n'a jamais traîné dans les bars après la lutte ou presque (très discret), il a toujours été un grand maître du "kayfabe", bref un mystérieux, charismatique dont tout le monde dans la foule avait peur (c'était la plus grosse attraction avec le géant Ferré).

 

Même qu'aujourd'hui, s’il aurait un ordinateur et qu'il serait capable de l'utiliser, il doit pas y avoir beaucoup de Marks qui ont son MSN. Il y en a eu de ces supers gros lutteurs qui ont passés tel que les frères Billy et Benny Mc Guire, One Mang Gang, King Kong Bundy, Crusher Blackwell, Kareem Muhammed, Yokozuna, Mabel, Kamala, ect, mais qui attirait comme Abdullah, AUCUN. Qui a attiré autant au Québec que Abdullah et Jean Ferré dans ce temps? Ces deux derniers n'étaient pas des lutteurs, c'étaient des attractions et ce sont les attractions qui attirent. Pour avoir lutté à maintes reprises contre lui, je peux vous dire que si vous êtes assez "homme" pour prendre ses deux coups de chaises au début et sa table et que vous le vendez bien, il vous donnera tout par la suite. Lutter contre Abdullah dans le temps, rien de plus facile, tu es certain de un qu'il y aura du monde dans le building, tu es certain d'avoir de la bonne sympathie de "face" avant de monter sur le ring, ensuite tu l'écoutes, tu le vends au possible et ensuite il te donne tout, je veux dire du prestige et de la gloire.

 

Lutter contre Abdullah The Butcher, c'est un soir off, parlez-en à Hannibal qui a lutté contre lui et parlez en aussi au promoteur qui a empoché des gains le premier soir devant un coupe de champagne et qui le lendemain, il a bu une bouteille d'eau à crédit. J'ai lu sur un forum il y a deux semaines que des fédérations de lutte québécoises s'encourageaient et voulaient s'aider avec l'ouverture de la UEW qui a fait son premier gala le 1er septembre dernier à Québec. Plusieurs personnes pensent justement qu'il y a de l'entraide entre les fédérations. Totalement faux!

 

Je m'explique. Lorsque la CCW est né le 1er septembre 2000, je suis arrivé avec la plus belle salle, des bons équipements, du décor, de la lutte à chaque semaine avec plusieurs heures de pratique, des noms influents de la lutte québécoise, de l'argent dans les poches et j'ai passé le balai partout. J'ai du même coup éliminé les matelas bleus et même si je n'en voulais pas à la NCW de Montréal, le destin est fait de ce qu'on connait. Tout le monde par la suite qui tentait quelque chose sans ma bénédiction, je prenais mon pouvoir et mon nom pour m'imposer. Tout ça c'était normal car j'étais en affaires et en affaires, y pas d'amis. De la compétition faite en professionnelle, ce ne sont que les consommateurs qui en profitent, pas les patrons. Un IGA veut être seul dans une ville, le Maxi aussi ainsi que le Métro; deux bars de danseuses dans une ville se détestent également et lorsqu'il y en a un qui passe au feu, l'autre est content et ne va pas aider aux pompiers. S’il y a deux pushers dans un village, un va "vendre" l'autre à la police. Le camionnage, le taxi, moins y en a, plus ça fait l'affaire des patrons.

 

Donc lorsque j'étais en affaire à Québec avec la CCW, je voulais être le " King" et j'ai des cassettes chez moi qui le prouvent. Il y avait bien le gym Extrême qui me chatouillait quelque peu, mais je n'y pouvais rien car le gars était chez lui avec aucune assurance à payer et la moitié de la foule entraient pour rien. J'y suis allé un soir comme payant et j'étais assis au côté d'Amy et de Francis Vachon; nous étions 17 qui avaient payé, donc + de lutteurs "backstage" que de spectateurs; je n'appelle pas ça de la compétition. J'avais le pouvoir dans le temps de dire à mes gars de ne pas lutter ailleurs en ville car de un, j'offrais de la lutte à toutes les semaines dans le plus bel endroit qu'il y avait. Si je n'aurais pas fermé, la EWR , la PWA , la R2W , la TUW , rien de cela n'aurait existé car j'avais la ville, j'étais le Vince Mc Mahon de Québec, souvent aimé, souvent détesté mais encore là lorsque tu es en affaires, tu as des décisions à prendre qui ne plaisent pas à tous. Mais je n'avais pas la résistance de Vince Mc Mahon et son argent pour acheter le Centre Mgr Marcoux et mettre à pied toutes les postiches qui s'y trouvent.

 

Une chose cependant, en dehors de "mon territoire" et parce que j'opérais les vendredis soirs, les gars étaient libres les samedis d'aller où ils voulaient pour prendre de l'expérience, voir d'autres décors, d'autres rings et tout, mais dans "ma ville", j'étais exclusif. Un lutteur d'une fédération et le patron de cette même association ne pense pas pareil. Le lutteur c'est une "pute" de lutte, il veut lutter mais son boss est une "pute" d'argent, de pouvoir, d'égocentrisme, d'attention. La lutte c'est un loisir et une passion pour le lutteur, mais pour le boss qui a investi temps et argent, c'est une passion aussi mais une business au lieu du loisir. Aujourd'hui, à part les fédérations régionales qui ont créer leurs lutteurs (JCW, SCW,GEW, ect), les lutteurs se promènent et même à Montréal, l'ère de Ludger Proulx est révolu. Plus aucune fédération ne peut retenir ses lutteurs, donc c'est pour cette RAISON que vous "croyez" que certaines se sont réunies pour aider la UEW à démarrer.

 

Aujourd'hui, en 2007, je ne suis que lutteur, je ne suis plus en affaires, donc qu'il y en ait 1, 2 ou 3 ou même 4 dans la ville de Québec, je m'en fous royalement. Cependant si un lutteur veut prendre soin de son personnage, il n'ira pas se brûler en luttant dans 2 ou 3 endroits différents le même soir dans la même ville ou même le lendemain, à moins d'avoir du $$$ au bout. Les fédérations de la région de Québec incluant Portneuf et Thetford-Mines utilisent toutes à part quelques nouvelles figures, d'anciens pugilistes de la CCW et du gym Extrême, donc ce sont tous les mêmes ingrédients dans la même soupe, mais je suis certain que les boss de la R2W ne sont pas entichés de voir la nouvelle UEW, même qu'ils sont totalement contre. La preuve?

 

Pourquoi ce n'était pas le ring de la R2W qui était d'office? Tout simplement parce que la R2W n'a pas voulu leurs louer en faisant un prix trop exorbitant. Elle est où l'entraide là? Oui, mais il y avait des lutteurs de la R2W sur la carte ? Je vous l'ai dit tantôt, personne n'appartient à personne aujourd'hui, pas une fédération ne peut retenir ses gars. Oui et il y avait des lutteurs de la FCL sur la carte ? C'est normal mon ami, car c'était le ring de la FCL, donc Réjean leur a fait un prix comprenant "ses gars" et du même coup, en plus de lutter, ceux-ci ont monter et démonter le ring. Dépenses enlevées, Réjean Desaulniers a récolté environ $400 net assis chez lui les deux pieds dans le fourneau, ce que "l'autre" n'a pas été en mesure de calculer. Voilà. Pour continuer, si la UEW aurait ouvert juste à côté de la PWA à St- Marc des Carrières, pas certains que les boss de la fédération de Portneuf auraient applaudis cette nouvelle mais encore là, il n'aurait pu retenir ses lutteurs car aujourd'hui en 2007, ce sont les lutteurs qui choisissent et décident d'aller lutter où ils veulent et PERSONNE ne peut les retenir. Ils peuvent prioriser une fédération comme plusieurs font à la IWS, mais pas plus. Si un bon samedi il y aurait la PWA, la R2W et la UEW tous en même temps, vous verriez qui aide l'autre.

 

Sylvain Grenier a été congédié de la WWE; au fait dans le dernier droit, il ne faisait plus rien; il était un chômeur de luxe, mais là il en est un vrai. Où va-t-il se ramasser pensez-vous ? La TNA? Non, je ne crois vraiment pas qu'il cadre là et puis, ils n'en n'ont pas besoin. À part Kurt Angle, ils ont été la "poubelle" de la WWE, bref un peu plus et c'est le sonneur de cloche aussi qui aboutissait à TNA. Je crois sincèrement qu'il a pris déjà pris contact avec René Dupré pour revenir ensemble et pour travailler et faire "business". Les maritimes, je vous dit, et l'été prochain on en entendra parler. Seul Émile Dupré connait son territoire à fond et jamais je ne pourrai vous jurer qu'autant de fans seront présents comme j'ai déjà vu, mais les vieux arénas des provinces maritimes ne coûtent pratiquement rien à louer; souvent pour le restaurant c'était "vendu". Rajoutez aussi Rob Conway dans la mêlée, lui qui était le meilleur lutteur du trio.

 

 

Si ça ne fonctionne pas pour Sylvain Grenier à cet endroit, eh bien je donne ma langue aux chats. Je ne connais pas le niveau de scolarité ou les aptitudes de Grenier, mais s’il est seulement lutteur comme moi, il rejoindra PCO et les autres comme portiers dans les bars, chauffeur de taxi ou sur la sécurité. Quoi, il n'y a pas de sots métiers. J'ai très bien gagné ma vie dans ces trois emplois mentionnés, même que en ce moment à la Baie James, je vous parle tout en donnant à manger à deux petits renards, tout ça à $20 de l’heure, logé et nourri. Sylvain Grenier est capable de faire cela.

 

Va t-il lutter en province ?

 

Sûrement que, oui mais il voudra être payé et là je ne parle pas de dépenses, mais de salaire; c'est tout normal car il sort de la WWE et il peut apporter son lot de curieux. Il est en shape, il est capable de lutter, il est costumé … donc cet ensemble fait en sorte qu'il n'est pas gênant à mettre sur un ring. En 2002, il est venu à une couple de reprises à la CCW de Québec et il "ressortait" dans le vestiaire, bien que plus petit dans le temps. Mais où va-t-il lutter ? Il serait accueilli à bras ouvert à la NCW, mais ceux-ci n'auront pas l'argent pour le payer à longue haleine, malgré que sa préférence serait sûrement là. Non, il ira rejoindre PCO à la IWS car eux sont capable de le payer, l'argent est bonne là-bas m'a t-ont dit. Encore là, je ne parle pas de dépenses car des lutteurs de Montréal qui luttent à Montréal et qui ne sont pas établis, y a pas de dépenses là; je parle de pay off, soit une enveloppe avec un minimum de trois chiffres dedans et seul la IWS le font et sont capable de le faire, même que certains poids lourds peuvent avoir et ont des bonus en plus, donc je crois que si la relance de la lutte dans les Maritimes ne fonctionne pas pour Sylvain Grenier, la solution de rechange pour ce nouveau licencié de la WWE sera la IWS et qui appellera l'autre ? C'est déjà songé.

 

Soudain, à 5:00 du matin, en ouvrant l'ordinateur à la LA1 avant d'aller travailler, je vois avec la plus grande des surprises que dorénavant Sylvain Grenier luttera pour la GEW de Granby. J'aurais toujours pensé avoir + de chances de gagner à la loterie que de voir une nouvelle comme celle là. Après que la NCW est venue, ce 28 juillet dernier, chercher un spotshow dans "leur cour", là la GEW leur fait un pied de nez en allant leurs ravir Grenier. Après Christian Cage et les Dudley qui en peu de temps sont passés de la WWE à la IWS, là on peut presque voir un joueur des Ducks d'Anaheim de l'année passée jouer pour les Bisons de Granby cette année, en faisant référence à Grenier qui passe de la WWE à la GEW. Non, c'est un bon coup pour vous la gang de M.Robert, mais contre qui luttera t-il ?

 

Il n'a pas trop l'air d'une arête à poisson et je suppose qu'il commandera un salaire intéressant, car une réputation fraîche à la WWE et des muscles, ça se paie. Moi qui vous négligeait, je devrai vous prendre au sérieux avec votre plan marketing. Sylvain Grenier à la GEW! Tout un réveil ce matin et puis Max Boyer également. Coudonc, c'était tu vous la fédération il y a environ trois ans qui se disait autonome à ne pas courtiser les lutteurs de l'extérieur et encore à vouloir garder vos gars exclusifs ? C'est seulement que ma mémoire à la lutte est moins chancelante que mes réflexes. Non, et puis je vous félicite vous avez fait un pas de géant. Mais pendant qu'on se parle M.Robert, j'ai lu votre chronique sur moi Sunny War Cloud sur le site de la GEW. Vous faites erreur sur le cas de Jacques Rougeau; s’il n'a pas voulu accepter les termes de la CWA en 2004 pour lutter contre moi, c'est seulement une question de business et de principes car je peux très bien aller souper avec lui à mon retour. Nous avons eu un petit bout de vie ensemble hors du ring, donc s’il n'a pas laissé suite à votre offre, c'est cause encore de business et de principes.

 

Vous avez bien fait d'essayé, mais vous avez échoué, d'où là vous avez gagné avec Sylvain Grenier. Vous apprendrez une chose bientôt, c'est que le mot Rougeau dans le dictionnaire de la lutte est inscrit en grosses lettres tandis que celui de Grenier l'est en minuscules dans l'histoire du Québec. Et puis M.Robert, vous demandiez à ce que je ne parle plus de vous et de la GEW dans mes textes; voilà je suis un chroniqueur de lutte avec dans mon CV, une 92 ième chronique que vous lisez présentement, ce qui fait de la viande à écrire et du divertissement important pour plein de monde, donc à ce que je vois, vous utilisez les sites de lutte Québécoise sur internet pour la plupart de votre publicité; moi, je me base aussi sur ce que je lis sur ces textes ainsi que de bonnes oreilles crédibles que j'ai à ma disposition sur la lutte en général, la peinture comprit. Si vous voulez que je vous ignore complètement, eh bien recyclez vous dans la coiffure ou la vente de tissus à la verge, ce qui n’est vraiment pas mes domaines et spécialités par contre si un jour le temps me le permets, j'irai vous voir et vous aurez deux payants de plus et si je vois un minimum d'efforts et de professionnalisme à la GEW, je vous mettrai OVER comme je peux le faire avec d'autres, mais à $13 l'entrée pour de la lutte québécoise régionale, le bon Dieu devra être avec vous.

 

Je vous souhaite la meilleure des chances avec Sylvain Grenier.

 

Dans la dernière chronique, je vous parlais du Iron Sheik, de comment il pouvait être détestable, arrogant, enfin pas de classes dans son métier et dans la société. Suite à une question de "Champ", qui pour moi est un très bon visionnaire sur la lutte, il me demanda qui sont les pas de classes que j'ai côtoyé, beaucoup, un peu ou quelque peu ainsi que les vrais bons.  Les noms qui me revenaient drette là pour les "méchants" étaient Sailor White, Ken Patera, Marty Jannety, Caporal Kirchner, Dales "Buddy" Roberts des Freebirds, Ron Ritchie et je pourrais rajouter Dynamite Kid, Shawn Michaels, Sandman, Ball Mahoney et Sky Low Low en boisson.

 

Pour les "bons gars", j'y allais avec Tito Santana, Masked Superstar, Moon Dog Rex, Jacques Rougeau Sr, Jimmy Garvin, Owen Hart et en rajoutant sans difficulté Gerry Morrow, Nicolai Volkoff, Chris Jericho, l'Undertaker, The Barbarian, Cuban Assassin, Édouard Carpentier, Maurice Vachon, Louis Laurence, Gino Brito, Ron Hutchison et Dominic De Nucci. Les autres, que ce soient des Américains, Canadiens, Japonais, Québécois ou venant des Iles, étaient souvent des bonnes personnes à jeun, mais sous l'effet de la boisson et la drogue devenaient insoutenable, enfin certains tops avaient bonne mine à la télé et devant la presse mais au fond, ils riaient de tout le monde car ils se croyaient des Dieux. Bref, tout le monde leurs devaient tout mais n'oublions jamais que dans la vie, nous sommes tous des trous de culs, mais il ne faut pas que le monde le sache et que ce soit dans n'importe laquelle couche de la société.

 

De là, je me souviens de un de ces "méchants", mais combien dans la lutte il était "face", et là je parle de Ron Ritchie. Ça c'était un bon lutteur; il "lookait", il portait des belles prises, ses coups paraissaient solides mais en aucun cas il pouvait être "stiff", c'était lousse mais ça sonnait raide; et puis ce Ron Ritchie avait du feu, vous savez cette qualité qui n'habite pas tous les "faces".

 

 

Ce lutteur (Ritchie), qui a fait tant le bonheur d'Émile Dupré dans le ring et une partie de ses maux de tête en dehors des cordes n'était plus le bienvenue dans les Maritimes, car Émile Dupré l'avait "barré" du territoire en tout cas de son "roster". Pourtant, il l'aurait aimé aux dires de ses proches autant que ses deux garçons. Et oui je peux vous confirmé qu'Émile n'aimait pas tous ses lutteurs et hier tu pouvais être là, aujourd'hui tu étais congédié et demain c'était un autre qui prenait la porte. Aux dires du frère d'Émile, soit Ron Gauguin, et Bernie Richard qui étaient les deux arbitres de la Atlantic Grand Prix Wrestling, Ron Ritchie dans les années 1984 et 85 était comme le plus vieux garçon d'Émile Dupré; ce dernier passait par dessus tout.

 

Il posait un diachilon sur toutes les frasques de Ritchie et même qu'il mettait la main dans sa poche assez souvent pourtant Émile Dupré coupait une cenne en quatre. C'est près de deux semaines après mon arrivée dans les Maritimes, soit en mai 1986, qu'on me parla de lui tout en visionnant des cassettes de l'année précédente (1985) chez une fan de lutte à Halifax. Nous passâmes la nuit en compagnie de Ron Hutchison à détaler toutes les émissions de lutte de 1985 et les trois filles dans le salon s'époumonaient lorsque Ron Ritchie s'exécutait. Personne dans le public ou presque ne savait le pourquoi qu'il était absent cette année là; moi, je le savais (kayfabe) mais je leurs ai tout simplement dit que j'avais connu Ron Ritchie deux mois auparavant et que le jour avant de débuter à Moncton (12 mai), je lui avait donné la main à Cowansville (11 mai) lors d'un tape TV contre Steve Strong qui faisait son entrée au Québec.

 

Ron Ritchie a débuté dans notre province à la fin mars 1986 sur l'approbation de Phil Lafond (Dan Kroffat) qui s'était lié d'amitié avec lui à Calgary. De ce que je me souviens le plus de Ritchie dans les bons moments, ce sont les trois fois d'où j'ai fait équipe avec lui, dont la première au Centre Paul Sauvé de Montréal contre les Freebirds, Buddy Roberts et Michael Hayes. Le lendemain, je découvris son côté horreur et déplaisant. En route pour le Colisée de Québec, tard en après-midi parce que Ritchie "embrassait" encore son lit à 15:00 dans sa chambre du Motel Lido, chambre tellement à l'envers qu'une vache aurait perdu son veau, j'étais assis à l'arrière gauche avec Riskishi (Alofa dans le temps, il avait 18 ans et pesait à peine 200 livres) et devant Phil Lafond qui conduisait une automobile louée, avec Ron Ritchie qui continua de dormir à l'avant. 30 minutes avant Québec sur la 20, celui-ci se réveilla en sursaut et se demanda où nous étions; il avait envie d'uriner, drette là sur l'autoroute, pas de problème à la vue de tous les autres automobilistes.

 

En traversant le Pont Pierre Laporte à Québec, Phil Lafond dépassa une auto remplie de filles et en même temps, Ritchie avec la vitre baissée, criait après celles-ci comme un gars qui sort de 25 ans de prison; soudain, une auto nous coupa sans faire exprès et Lafond redépassa toujours sur le pont cette auto et là Ritchie criait toutes sortes d'injures au gars. Aussitôt le gars nous redépassa en nous montrant le doigt.  Phil Lafond le suivit aux ordres de Ritchie jusqu'à la première lumière du Blvd Laurier à St- Foy et sur la lumière rouge, Ritchie débarqua et sorti le conducteur de l'auto en le frappant, tel un "ten punchs" pendant que la circulation fût ralentie à cause de nous. Nous sommes repartis sur un crissement de pneus et là Riskishi vit un Mc Do sur le Blvd Laurier et voulu aller manger là. Dans la lignée, Ritchie parlait fort et nous étions remarqués.

 

Assis tous les quatre, Rikishi n'aimait pas les cornichons dans son Big Mac et là Ritchie en saisit un et essaya de le lancer dans un bouquet de fleurs suspendu, et au contraire, le cornichon atterri sur la table de trois gars. Un des gars en question se leva et dit: "c'est quoi ton problème" ? Ritchie, qui ne comprenait pas le français, se leva d'un trait et poussa violemment le gars contre le mur avec Phil Lafond qui était là debout comme bouclier, mais nous sommes aussitôt partis de peur que la police arrive. Après cette soirée au Colisée de Québec, dans le lobby arrière de l'aréna à notre départ, une charmante journaliste demanda à Ron Ritchie quel était son nom et d'où il venait, tout ça dans un Anglais qui s'apparentait au mien. Il répondit: "My Name is blow job and I'm from Sex Valley". Un autre soir au Restaurant Capri de Val d'or après la lutte, l'endroit était plein et le service était lent; rouge de colère parce qu'il avait faim, Ritchie passa le comptoir et est allé crier après le cuisinier à l'arrière et en revenant il y avait un gars au comptoir qui lui avait dit quelque chose, donc Ritchie pris le bol de soupe du gars et lui versa le tout sur la tête. Ce gars qui ne semblait pas violent a rétorqué devant plein de monde: "Jamais je sortirai une cenne pour aller vous voir".

 

À l'Holliday Inn de Sault Ste-Marie, dans le Nord de l'Ontario, soit dans le hall d'entrée, il poussa violemment Gerry Morrow qui, lui, atterri sur un gars normal qui a été là au mauvais moment ou dans un état de crise de Ritchie. La même nuit, il se promena nu d'une chambre à l'autre sur les étages. En revenant pour Lutte Internationale au début de septembre 1986, après 4 mois de durs labeurs dans les Maritimes, Ron Ritchie était toujours là tandis qu'on forma le duo d'indiens War Cloud-Lightfoot. Ritchie n'avait pas changé, soit toujours super excellent dans le ring, toujours excécrable et sur la brosse en dehors de celui-ci. Toujours est-il que le 10 novembre 1986, à Chapleau dans le Nord de l'Ontario, Ritchie avait trouvé "son homme" dans un bar de l'endroit d'où nous prenions une bière avant d'aller au lit.

 

Au fait, il avait courtisé "la mauvaise femme" et son insistance a fait qu'il s'est fait ramasser d'aplomb par un mec du coin et si ce n'était pas de Phil Lafond, qui lui était un super bagarreur, qui a pris les choses en main, Ron Ritchie n'aurait pas terminé "la trip".Le lendemain à Kirkland Lake, toujours aussi "fucké" et encore à North Bay après, et j'ai ensuite vraiment compris pourquoi Émile Dupré n'en voulait plus, surtout que le territoire des Maritimes est plus petit. Un an plus tard en novembre 1987, après avoir été absent complètement de ma famille pour 6 mois en raison de 4 autres mois dans les Maritimes sans jours off et les 2 derniers en Allemagne (plus reposant), je me suis donné un mois de congé avant de faire mes débuts à Calgary pour le 6 décembre, donc je me mit religieusement à regarder TSN Wrestling, animé par Ed Whalen, qui diffusait de Calgary, Stampede Wrestling.

 

Là je vis que Ron Ritchie était là et toujours aussi bon lutteur avec plein de feu pour finir son combat après avoir si bien vendu. Vous savez j'ai appris beaucoup de lui à le voir aller dans le ring, mais jamais même si j'ai fait un bout dur sur la drogue, j'aurais voulu le suivre la nuit. Vous savez tellement "face" sur le ring et tellement "heel" dans la vie. À mon arrivée à Calgary, il était plus discipliné car nous voyagions dans des vans séparés et la "face crew" était composé de Owen Hart, Bruce Hart, Chris Benoit, Mr. Hito, Biff Wellington, Sunny War Cloud, Ron Ritchie, Brian Pillman … donc tous ou à peu près des gars disciplinés et proches de leurs sous, soit le contraire des "heels" présents, mais c'était la loi du grand "kayfabe" dans ce coin.

 

Notre "ami" dormait constamment dans la van car il avalait toutes sortes pilules pour "ne pas être la" dans cet endroit rendu trop tranquille, même qu'il se réveillait complètement dans les toilettes du vestiaire de l'aréna avec de la ... Il prenait son "finish" de la bouche de Bruce Hart qui était le "booker" et pour les "heels", Bruce étalait la soirée sur un petit magnétophone que son frère Ross se chargea de faire circuler. Ron Ritchie partait sur le ring et faisait vibrer la foule d'un trait. Après la soirée, c'était la chambre avec Mr. Hito, qui lui était aussi tranquille que ma belle mère. Deux mois plus tard, soit en février 1988 par un tempête hivernale un bon lundi matin (dimanche c'était off), nous étions tous prêts pour partir pour la semaine en Colombie Britanique, mais Mr. Hito arriva au lieu de rassemblement Ouest de la ville tout seul en disant que Ron Ritchie avait fait le "check out" de sa chambre du "Regis Hotel" et qu'il était parti. Où, je ne sais pas et je n'ai jamais réentendu son nom par la suite.

 

Ce gars-là, si je fais un recul aujourd'hui, me faisait penser à un mélange de Stéphane Ouellet et de la famille Hilton, oui l'autopsie d'un gâchi. J'aurais pu écrire encore beaucoup plus sur lui, mais ça revenait toujours à la même chose.

 

Aïe, je dois vous laisser car mon quart de travail est terminé. Je vous remercie d'être venu me jaser et m'écouter pendant deux 12 heures, car ça vraiment passé vite. Dehors de ma tente, je vais me coucher.


            Bonne semaine.

Sunny War Cloud

   

 

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