"Sous la tente" de Sunny War Cloud,

 

 

Chronique #91 (20 août 2007)

 

    Bonjour chers amateurs de lutte, 

    

Prêts pour une 91ième chronique? Moi, je suis prêt, alors allons-y pour une 91ième invitation "sous la tente" afin de discuter de pleins de choses controversantes, amusantes qui ont pour but de vous divertir pour un bon 20 minutes minimum. Avant de débuter, je voudrais remercier, oui dire un gros merci au Capitaine Québec pour l'aide qu'il m'apporte afin de produire les chroniques "sous la tente". Mon garçon Michel avait fait le gros du travail précédemment, car je n'étais pas capable avant d'ouvrir un ordinateur; aujourd'hui je "tappe" sur le clavier, j'ai appris sur le tas et ce cher Capitaine avec Info-Lutte a pris la relève pour l'hébergement et le reste. Donc merci Capitaine, toi un fier adéquiste tout comme moi.

 

Ouais, ça passe vite, déjà la moitié de l'été est passé et on n'a rien vu. Le festival d'été de Québec s'est terminé avec une hausse de 50,000 spectateurs de plus, ce qui fait 950,000 personnes, mais ils ont faits un trou de $400,000. Oui $400,000 beaux dollars que la ville et le gouvernement épongeraient encore une fois. Les dirigeants du Festival se sont aperçu à la toute fin que le public " se prêtaient" les macarons vendus à $30. Donc, + de monde que de macarons vendus. Voyons, nous vivons dans un monde de survie d'où tout augmente à part les salaires, donc les citoyens "moyens" et "pauvres" trouvent des solutions pour sauver de l'argent tout comme ceux qui enregistrent des CD de musique sur internet, qui copient des DVD de films, des DVD de lutte, car moi aussi je copie tout ce que j'emprunte (j'ai presque tout vu et je n'ai rien acheté ).

 

Lorsque je demeurais à Montréal en 1984, 85, 86, ma carte de métro-autobus servait pour deux personnes (sans photo dans le temps). Le monde ordinaire n'ont plus le choix, donc ils s'organisent et pour le Festival d'été et tous les autres organisateurs de festivaux, si vous n'êtes pas capable d'organiser quelque chose de rentable, eh bien n'organisez rien. Si vous croyez tant à votre projet, réunissez votre conseil de membres, empruntez à la banque et hypothéquer vos maisons ... mais de grâce, cessez de nous demander de l'argent. Par contre, avec le nombre incroyable de tickets de stationnement ($42) donnés par la ville jusqu'à 1:00 du matin pendant les deux semaines de festivités, la ville aura les moyens d'éponger les pertes. Cette belle ville qu'est Québec n'a presque aucun stationnement dans la Haute-Ville, car à part ces aires à $16, ces parcomètres jusqu'à 1:00 du matin et des stickers résidentiels, le monde ordinaire n'a aucune chance de participer aux évènements estivaux et hivernaux. Pendant ce temps, ceux qui ont de l'argent ne sortent pas, car ils ont leurs chalets, leurs magnifiques piscines et bateaux.

 

En parlant de festival, j'avais celui de St-Félicien aux deux ans pour la lutte; voilà je ne l'ai plus ... enfin, pour cette année. Les "trippeux" de lutte, soient les frères Dufour, qui étaient co-présidents de ce festival ont rendus les armes l'an passé. Ceux qui ont pris la relève ne "trippent" vraiment pas "lutte". Je vous laisse écouter ma conversation que j'ai eu avec ce festival du Lac St-Jean en début de février, soit les dates où le booking se fait.

 

"Oui Festival agricole et commerciale de St-Félicien".

 

"Oui, c'est Robert Rancourt. J'aimerais parler à M.Luc Dufour s'il vous plait".

 

"M. Dufour ne travaille plus ici".

 

"Son frère André est-il là ?".

 

"Non, les deux ont abandonnés pour cause de manque de temps".

 

"Bon en même temps que d'être M. Rancourt, je personnifie le lutteur Sunny War Cloud, je vous appelle pour mon spectacle de lutte qui était schédulé aux deux ans et dont M. Dufour m'avait dit de le rappeller en février 2007".

 

"Ah oui M.Rancourt je vous connais, je suis M. Martel, j'étais en fait sécrétaire pour le Festival dans les dernières années et je vous ai vu lutter".

 

"Bon, ce serait pour savoir si vous êtes intéressés à un gala de lutte cette année?".

 

"Non vraiment pas, voyez-vous, nous qui ont pris la relève, ne sommes pas des consommateurs de ce sport axé sur la violence".

 

"Oh un instant, ne me parlez pas de violence M. Martel car là nous allons faire fermer l'aréna pour le hockey, car "votre violence" est autant sur la glace que dans les estrades".

 

"Non M.Rancourt, c'est vraiment pas dans nos "cordes" votre spectacle. Les frères Dufour étaient des amateurs de lutte et ils étaient à la tête du conseil, mais là ils ne sont plus là et nous avons décidé de changer de vocation. Nous misons sur l'humour et la chanson".

 

"Oui mais écoutez, je me souviens que nous avons été les plus gros vendeurs de bières d'après les chiffres de M.Dufour et nous avions dépasser les 1,050 payants".

 

"Regardez M.Rancourt, nous nous n'avons pas comme priorité de ramasser le monde saoul à minuit, qui peuvent causer des accidents et d'inciter nos jeunes à se battre dans les cours d'école et se lancer dans des tables comme dans les années passées".

 

"Bon, bien je n'ai aucune chance M.Martel ?".

 

"Non M.Rancourt, je respecte ce que vous faites mais nous, nous voyons autrement , peut-être l'an prochain".

 

"Bonjour".

 

En raccrochant je suis resté amer de cette conversation. Voyons, ça se peut pas un festival ou un bar qui n'accroche pas sur les ventes de bières. Dans tous les bars, les machines à poker paient le loyer et la boisson c'est du net. Dans les festivaux, les kiosques paient le terrain et la bière est du profit à 300%. Vous savez, je leurs vendais un show de lutte avec des lutteurs poids-lourds pour un bon prix et la, en regardant la programmation, ils ont préférés Robert Charlebois pour 7 fois mon prix au lieu de la lutte. Robert Charlebois, qu'est ce que ça représente pour une clientèle de 25 ans et moins? Rien du tout! Et vous regarderez sur la programmation de ce festival ce qu'il y a d'intéressant pour les jeunes ? Absolument rien!

 

Ce qui est important pour ce monde déconnecté de la société, ce sont eux car ils font des soirées pour eux, pour les vieux et les cheveux bleus; ou bien pour le petit couple de fonctionnaires dans la jeune quarantaine qui sirotent un verre de seven up. Les jeunes ? Qui mangent de la marde, on veut pas les voir. Ils iront traîner les parcs et fumer des joints. Ces festivaux, comme celui de Québec également, sont subventionnés à coup de $100,000. Quel beau gouvernement de BS. J'en ris et j'en pleure en même temps. Robert Charlebois, ça va tu vendre de la bière ce show là ? Les barmaids ? Elles ne feront pas grand pourboires non plus. Pendant ce temps, le Colisée de Québec tombe en ruine. Vous savez chers lecteurs, je vous parle de ça et je suis en véritable colère. Jean Lafleur du scandale des commandites; 4 ans de pénitencier pour avoir fraudé des millions $$ (argent non récupéré). Il va faire le sixième, car ce n'est pas de la violence et il n'avait pas de dossiers judiciaires. Moi aussi je suis prêt à frauder le Gouvernement pour seulement un million et faire un peu de prison.

 

Si vous êtes sur le chômage ou sur le BS, n'ayez pas peur de frauder, car les prisons sont pleines et les gouvernements ont de l'argent. Tabarnak que je suis fâché et puis la directrice du Centre Marcoux est toujours en poste sur son trône en tôle. Bon, une grande respiration. Un jour plus tard.

 

J'ai vu Jacques Rougeau Sr aux nouvelles de LCN l'autre jour. Ben oui, les préposés de l'entretien du cimetière Notre-Dame de Grâce de Montréal sont en grève et Jacques Sr va faire du bénévolat en allant tondre la pelouse autour de certaines pierres tombales, dont celles de son frère Johnny. Il dit partir de Rawdon à tous les matins pour venir donner de son temps au cimetière; après quoi, il s'asseoit devant la tombe de son unique frère, ça lui fait du bien et ça le détend. Ça m'a touché au coeur de voir cette homme, soit Jacques Rougeau Sr, un autre de mes idoles de jeunesse, un être empreint de bonté et de gentillesse. Il y a 9 ans au Centre Pierre Charbonneau, il se souvenait de moi comme le petit gars de Jonquière. Que de souvenirs. Pour ceux que ça intéresse, ils ont dit à la télé qu'il était rendu à 79 ans et Édouard Carpentier a célébré ses 80 ans en mai dernier.

 

J'ai vu le vidéo de Vanessa Kraven au Japon et ça faisait rafraichissant de la voir là ; Don Paysan également est allé faire un séjour dans ce coin du globe. Ce sont peut-être pas de grosses fédérations qui ont accueillis nos québecois, mais le fait d'y être allé est + qu'enrichissant. Je ne connais pas vos pay-off ou autres au Japon et je ne veux pas le savoir, mais un conseil, essayer de vous établir dans ce pays le plus longtemps possible et d'y vivre de n'importe quel travail, surtout que la langue anglaise est langue seconde et que vous êtes parfaitement bilingue tous les deux. L'expérience est là au Japon, un des seuls territoires pour y gagner sa vie et revenir en Amérique 3 ou 4 ans plus tard avec du bagage Japonais. Ça rentre bien dans un CV pour aller à la WWE ou TNA, surtout en n'oubliant pas de s'entraîner fort. Je suis content de vous, Bravo.

 

Le gala de St-Pascal de Kamouraska est chose du passé pour cette année et je suis bien content qu'il soit derrière moi. À part une couple d'anicroches dans la foule et dans le vestiaire, ça c'est super bien passé, bref j'en ai vu d'autres. Je vous le redis encore une fois: "À part de devenir multimillionaire, d'acheter le Centre Marcoux et de crisser le personnel dehors, JAMAIS plus je n'aurai de fédérations". En parlant de St- Pascal, plusieurs diront: "Bah c'est un show vendu, y a rien là". Non justement, je me dois de livrer la marchandise et ceux qui me paient sont pas des caves. Aujourd'hui, ceux qui paient en veulent souvent plus que leurs argents et tout le monde, je veux dire les organisateurs de festival sont "stiff" dans leurs demandes, mais voilà ils savent que je ne suis pas un cave non plus. En passant ils ont aimé le lutteur Rebel soit un gros bonhomme de 400 livres. Je leurs présenterais Alex Shelley et il lui ferait passer le balais dans la place, c'est comme ça et je ne crois pas qu'ils changeront de façon de penser.

 

Cette année un nom est apparu à mes côtés, soit Steve Charette. Pourquoi lui ? Et pourquoi une autre personne en charge ? Tout simplement parce que j'ai choisi de déléguer de la job; histoire de pouvoir m'amuser un peu comme tous les autres lutteurs, car du stress et de la job sale de booking, j'en ai assez. Oui la carte présentée ce 28 Juillet venait strictement de moi, mais j'ai fait appel à Steve en mai dernier pour m'aider et à l'avenir, il sera mon booker sur n'importe quel spotshow que j'aurai. Mon nom, mon bagage et ma crédibilité serviront de drapeau (présentation ou bouclier) pour l'avenir et celui de Steve Charette sera mon principal adjoint avec grand pouvoir décisionnel. Il est l'homme responsable et crédible dont j'avais besoin, soit un gars perfectionniste qui mange de la lutte comme moi autrefois. Sa première force est qu'il a les mains dedans avec la NWA Québec et quand on sait ce qu'il a fait avec son équipe de la CWA en 2004, je n'ai pas à chercher ailleurs.

 

Il y en a des bons au Québec (Hébert, Picard, Moro, Bisson), mais Steve Charette est mon homme pour plus d'une raison. Comme il le disait dans son post-mortem, St-Pascal est le paradis annuel pour la lutte "old school", enfin c'est une fête pour tous les participants et l'an prochain, nous allons continuer à perpétuer cette fête et à s'occuper que le tout soit bien fait et rendre le plus de personnes heureuses. Nous allons mettre une retouche à la sécurité de l'endroit d'où se déroule le show et pour le vestiaire, nous allons tout simplement oublier les mécontents(es) qui travaillaient avec nous; un petit ménage quoi. Donc, pour clore ce sujet, je veux remercier personnellement Christian Gabriel qui s'est sacrifié pour moi et pour le show, tout comme un coach demande à son joueur de baseball de faire l'amorti pour faire avancer son coéquipier. Lui, il a compris. Également un gros Merci à Steve Charette et sa femme Valérie, à mon DJ Dave Fleming, mon annonceur Patric Laprade, mes trois arbitres, Anick, Fabien et Mario qui ont fait de l'excellent travail et tous les lutteurs présents qui ont donnés le meilleur d'eux mêmes. Je ne veux pas oublier Philippe et toutes les gérantes et lutteuses, de même que les lutteurs présents dans la foule qui avaient apportés leurs stocks au cas où. (Je sais qui vous êtes ). Enfin un gros merci, car là, je me repose.

 

J'ai su qu'à quelque part en Ontario, un gala de lutte avait tourné au vinaigre ; ce gala avait comme finaliste The Iron Sheik qui était comme toujours sur la drogue et que "nos boys" du Québec sont revenus à la maison encore plus pauvre qu'à leurs départs. De un, je me demande qu'est ce qu'un promoteur peut trouver d'intéressant sur ce lutteur qui, il y a 5 ans environ dans un rumble d'anciens lors d'un pay per view de la WWE, avait de la misère à mettre un pied devant l'autre pour se rendre au ring. J'ai cotoyé à quelques reprises en 1985 le Iron Sheik en personne dans les hôtels, dans les vestiaires et sur le ring contre lui et Nicolai Volkoff, et laissez-moi vous dire que c'est un être ignoble sans aucun respect et qui aime faire mal aux jeunes pour rien.  Je n'ai jamais été vraiment un plaignard dans le ring et j'aime ça lorsque c'est solide, mais ce gars là aimait jouer au salaud dans le ring et lorsque tu "tappais", c'était pour le vrai dans son "camel clutch", souvent il pouvait te garder encore pour un 5 secondes de plus.

 

Au fait, il était tout le contraire de Volkoff qui lui était une personne affable, gentil au possible et qui te remerciait pour l'avoir mis "over". Non, je n'ai que de mauvais souvenirs du Iron Sheik, de le voir cracher par terre dans les lobby d'hôtels luxueux, de manquer de classe littéralement devant les réceptionnistes féminins et barmaids de ces mêmes hôtels; un gars constamment sur la boisson et la drogue qui aurait pu se faire ravir son poste par le Sheik Ali qu'on a vu ici au Québec. Comme je le disais, le Sheik Ali avait eu deux "try out" contre Lanny Poffo et SD. Jones et talentueux comme il l'était, la WWF lui avait ouvert la porte toute grande pour remplacer "l'autre", mais il n'a pas été sérieux, donc la WWF l'a laissé tombé, tout comme les Devils du New Jersey qui lui avait envoyé une invitation. Du beau talent gâché. À l'avenir chers lutteurs québécois qui aller lutter en Ontario, demandez un accompte avant de partir d'ici si vous doutez du promoteur ou seulement douter qu'il n'y aura pas de monde. Si ce promoteur ne trouve pas de "boys " dans sa province et qu'il regarde vers l'est, c'est parce qu'il est brûlé chez lui, c'est pas compliqué.

 

J'ai vu que René Dupré aurait été vraiment viré de la WWE. Dommage, car je croyais au début qu'il aurait été au "top". Là, à part la WWE, y reste plus grand chose pour faire de l'argent pour lui qui est encore dans la jeune vingtaine. Le seul endroit qu'il pourrait être au "top", c'est chez lui dans les Maritimes et je crois que son père Émile aurait de bonnes raisons de redémarrer "son territoire" qui l'a mis millionnaire plusieurs fois; de un, il a les droits sur la TV local, de deux, il a de l'argent et de trois, ses deux garçons pourraient s'occuper "du territoire", car à part lutter, René Dupré ne travaillera pas au salaire minimum à Shédiac. Juste ici au Québec, je compte une dizaine de lutteurs bilingue qu'Émile Dupré aimerait et il connait son territoire comme sa main, donc je crois à cette réouverture de territoire pour l'été prochain. C'est pas l'endroit le plus payant sur cette terre, mais c'est la meilleure école que j'ai vu en plus de lutter 7 jours sur 7, pour 4 à 5 mois. C'est pas impossible je vous dis, mais si René Dupré est chez lui à Shédiac présentement, je suis certain qu'il achalle son père pour lutter et faire des $$$.

 

J'aimerais donner un truc aux bookers de différentes fédérations qui ont de la difficulté à faire respecter les temps de durée de combats, trucs qu'un ancien promoteur du Saguenay faisait, soit Bob Gagné dans les petites ligues à la fin des années 70. C'est un truc que je n'ai jamais eu le temps de faire à la CCW mais qui était dans les projets futurs.

Voilà, si vous avez 9 combats sur votre carte et là-dessus 5 de ces combats que vous ne voulez pas qu'ils dépassent les 10 minutes, revenez à l'ancienne avec un annonceur qui dira au public le temps du combat: "Comme premier combat de la soirée, une chute ou 10 minutes" et après envoyez la musique. Ayez un "time keeper" assis à côté de votre annonceur et dites à celui-ci d'annoncer les 5 minutes à tous les combats de la soirée:"5 minutes d'écoulées à ce combat". Donc, si vous demandez 8 minutes à votre premier affrontement, alors à l'annonce du 5 minutes, les gars se prépareront en conséquence, sinon le maître de cérémonie qui a communiqué le combat au début comme d'une chute ou 10 minutes fera sonner la cloche après ces 10 minutes et déclarera le combat nul.

 

C'est la seule façon de dompter les gars qui veulent tout faire, soit 50 spots, dans un combat décousu de psychologie et de sens. Lorsque ces fautifs regagneront le vestiaire avec un combat nul en poche sous le regard bizarre des spectateurs, ils réfléchiront pour la prochaine semaine ou le prochain mois. Vous en demandez 12 à votre 5ième combat, eh bien l'annonceur signalera: "Comme 5ième combat de la soirée, une chute ou 15 minutes"; après l'annonce de: "10 minutes d'écoulées à ce combat", les lutteurs iront dans la direction du "go home", sinon après 15 minutes, le combat sera déclaré nul. On n'a plus le choix car les combats sont éternels, les entrées également, les intermissions annoncées à 10 minutes en durent 20 et la majorité des fédérations commencent toujours plus tard que l'heure prévue, donc c'est pas normal de sortir d'une salle à 23:30 d'un gala qui doit débuté à 20:00. Dites-vous une chose, c'est que les nouveaux fans qui viennent nous voir pour une première, s'ils "sacrent" leurs camps avant la finale parce que la soirée s'éternise, JAMAIS vous ne les regagnerez de nouveau et croyez-moi, il en part du monde avant 23:00 et il y a toujours + de monde à 20:00 dans la place qu'à 23:00.

 

Donc pour la finale, le combat est d'une chute ou 60 minutes, mais encore cette "finale" est le dessert de la soirée, mais le dessert ne doit pas être trop long non plus car un dynamique dessert composé de tarte au sucre et de crème glacée ne doit pas être en excès, car on n'en voudra plus. Cependant, il faut en être content et vouloir y goûter encore et y avoir une suite comme une finale à la lutte. Ce Bob Gagné de Chicoutimi était un "vite" à sa façon, une tête de lutte quoi. Au fait dans ce temps, personne ne voulait faire le premier combat, car dans les années 70 et 80, les ouvertures de gala et les préliminaires étaient synonymes de "lutteurs jambons". C'était la chicane à toutes les fois. Un bon samedi, Bob Gagné annonce sa carte et sur le menu 5 grands combats, dont 5 grandes finales.

 

Le premier combat fut la première grande finale et ainsi de suite. Ce soir là, d'où Bob Gagné ne filait pas, on entendit personne chiâler, car tout le monde était en "finale". Aujourd'hui, la meilleure "heat" est dans le premier combat et tout le monde est prêt à le faire.

 

J'aimerais vous parler de quelque chose qui devrait vous intéresser, car nous dans le monde de la lutte on entends très souvent le mot "booker". C'est quoi un "booker"? Qui peut bien faire adéquatement ce travail? Qui a les qualitées requises pour faire ça? Depuis que je suis dans le monde de la lutte, soit de mon premier combat (27 septembre 1970) jusqu'à aujourd'hui, j'en ai vu des bookers, certains duraient pas longtemps, d'autres plus longtemps enfin de par ce que j'ai vu, entendu et écouté les plus vieux parler de tel et tel territoire, je me suis fait éduqué à savoir ce qu'était un VRAI booker et en me rappelant et en épiant tous mes souvenirs, donc je me sens qualifié pour vous faire un vrai portrait d'un parfait booker.

 

De un, un booker est un être froid, sans beaucoup de sentiments et émotions;

Un booker n'a pas d'amis dans la lutte (sa fédération);

 

Un booker est un vrai visionnaire, un passionné qui va voir ailleurs en "cachette" pour mieux s'améliorer;

 

Un booker est encore mieux instruit s'il a déjà lutté, car rien de mieux qu'un ex-toxicomane pour en aider un autre;

Un booker voyage seul, sur la route il chambre tout seul, mange seul... enfin, c'est un solitaire;


Un booker regarde tous les combats qu'il a booké et en même temps, il observe si les spectateurs vont chercher des hot dogs pendant "ses combats". Si OUI, il aura une décision à prendre;

Un booker ne sort jamais avec "ses boys" dans les bars ou autres;


Un booker est vacciné contre les téteux de push ou autres;


Un booker a son propre cellulaire et a comme précieux amis son calepin et son crayon;

 

Un booker sait dire NON;

 

Un booker est capable de prendre une décision, aussi tough soit-elle;

 

Un booker, s'il lutte, ne doit pas faire les histoires autour de lui, enfin il se book dans la dernière place;


Un booker ne book pas une fille ou la mettre "over" dans l'espoir de la "sauter";

 

Un booker "respecte" aussi les blondes des lutteurs;

 

Un booker en bas de 25 ans n'a pas sa place car il n'est pas crédible et manquera d'autorité;

 

Un booker doit éloigner sa femme et sa famille du vestiaire; la femme du booker ne doit pas fraterniser avec les autres lutteurs ou femmes de ceux-ci;

 

Un booker est autonome sur tout, au fait il ne demande rien à ses membres (argent, lift, etc);

 

Un booker regarde tout sur les journeaux et l'internet et ne répond en rien. Au contraire, son booking lui, parle de lui-même;

 

Un booker est honnête, prend ce qu'il croit être les meilleurs décisions et vit avec. Son honnêteté vient de pair losqu'il explique vraiment à son ou ses lutteurs le pourquoi que son lutteur est là et le temps qu'il sera là aussi pourquoi qu'il va au-dessus ou en dessous;

 

Un booker est capable de corriger une situation en parlant en privé avec son lutteur et être capable de rétablir une situation devant le groupe également;

 

Un booker ne congédie jamais un lutteur au téléphone, par courrier ou par courriel; il s'assume en face avec ses yeux;

 

Un booker ne voit que le signe de piastres car ce sont les payants qui détermine sa force;

 

Un booker doit être craint dans le vestiaire, cependant il se doit d'être poli;

 

Un booker est souvent insensible car le lutteur sous ses ordres est souvent qu'un morceau de viande qui sert à amener des payants;

 

Un booker félicite seulement de temps à autres ses lutteurs et il le fait en privé pour ne pas créer une animosité;

 

Un booker ne prends pas les conseils d'un ou de petits marks quelconque; ses meilleurs conseillers sont son nombre de payants à la porte;

 

Un booker arrive le premier dans le building et repart le dernier; il passe presque 8 heures dans la place à regarder la salle se monter car "ses idées" ou "nouvelles idées" sont souvent à éclosion à cet endroit;

 

Un booker sait qu'il fait le même travail qu'un coach au hockey ou au baseball; il est entre deux feux et vit sur du temps emprunté à tous les mois et sur chaque décision qu'il prendra;

 

Le booker sait qu'il a une job ingrate, un job sale, très sale qui peut hypothéquer sa vie sur le plan social, mais il ne fait pas ce travail comme "power trip";

 

Un booker n'a pas le temps d'écouter parler un lutteur, c'est le lutteur qui doit faire vibrer le booker avec ses prouesses sur le ring afin que là ce dernier aille lui adresser la parole.

 

C'est à peu près ça les amis la définition d'un booker; à peu près tout ce que j'ai vu dans ma vie et sûrement que les plus vieux pourraient en rajouter. Qui est un vrai booker ici en province? Sunny War Cloud ?? JAMAIS, car je ne remplis même pas 60% de ces phrases. Cependant je peux vous dire que j'en ai connu UN dans ma vie qui remplissait ce mandat. Il avait pour nom Bull Dog Bob Brown.  Jamais je n'ai pu cerner ce gars-là. À savoir s'il avait un coeur non plus. J'aurais pu être en panne sur le bord de la route à 2:00 du matin entre Yarmouth et Halifax qu'il m'aurait laissé là. Je lui ai donné la main une fois et il ne me parlait jamais, mais la seule façon de savoir si je faisais son affaire, c'est que je n'ai jamais manqué de travail partout où il se trouvait. Il est décédé et jamais il m'a dit si j'étais bon mais j'aurais aimé qu'il me le dise.

 

Il a même foutu à la porte son propre neveu Kerry Brown (Rick Valentine) et poussé à la retraite Killer Karl Krupp, soit le meilleur "heel" qui est passé dans les Maritimes, au fait celui qui a fait de Émile Dupré un millionnaire. Oui, j'en ai connu un deuxième qui se rapproche un peu de Bob Brown et lui était au Québec. C'était Pat Girard. Pour la plupart du reste des bookers, c'est une histoire de chums, de famille, de femmes et de baise, de dépendants affectifs de présence humaine et d'approbation, bref de la grosse marde aussi pire à la WWF du temps. Si vous pouvez m'aider sur ce sujet, je prendrais volontiers vos réponses encore mieux qu'un VRAI BOOKER.

 

À part cela, Jacques Rougeau a attiré 1 300 personnes samedi dernier lors de son gala à St-Jean-sur-le-Richelieu, à quelque part il faut le faire!


            Bonne semaine.

Sunny War Cloud

   

 

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