"Sous la tente" de Sunny War Cloud,

 

 

Chronique #86 (4 mai 2007)

 

    Bonjour chers amateurs de lutte, 

                                    

En autant que la santé suit, tout va bien.

 

Vous pouvez sortir dehors pour vous entraîner, car il ne neigera plus; tabarnak, je suis allé faire du déneigement au milieu d'avril, c'est un record pour moi et pour le réchauffement de la planète, on verra... Venez sous la tente pour ma 86ième chronique, car j'ai encore tout plein de choses à vous raconter.

 

J'ai pouffé de rire la semaine passée lorsque j'ai entendu à la télé que Patrick Roy poursuivait le Journal de Montréal et de Québec pour un million de dollars. Pauvre lui, il n'a pas assez d'argent encore; il vaut au bas mot $50  millions , il n'est pas trop dans la misère. Patrick Roy a certainement oublié que l'argent et la gloire du vedettaria sont souvent des cadeaux empoisonnés. Oui, il avait du talent et des bons parents qui l'ont poussé dans la bonne voie, mais à quelque part les médias et la presse écrite lui ont donné un bon coup de main en le propulsant aux plus haut sommets et encore aujourd'hui, avec "ses Remparts" de Québec, le journal de Québec lui fait presque journalièrement une pleine page de publicité gratuite, ce qui a amené à l'enrichir encore plus avec le Colisée Pepsi rempli à pleine capacité la moitié du temps.

 

J'aurais accepté volontiers seulement 10% de la publicité que le journal donne aux Remparts de Québec pour la CCW dans le temps et croyez moi, en tant qu'être humain avec ses qualités et défauts, je n'aurais jamais rabroué de la sorte la source qui m'aurait gardé en vie. Ce même Patrick Roy, il y a deux ans, avait envoyé un mesage à la ligue nationale de hockey afin de demander que l'on rétrécisse les jambières des gardiens de but et tout l'équipement parce que c'était trop gros. J'espère que M. Roy se rappelle encore qu'il a établi tous ses records avec de la grosse équipement, équipement qui après avoir été "rétrécit" aurait pu faire passer la rondelle plus facilement.

 

Non, ce n'est pas mon modèle d'athlète et à crier comme il le fait après des "flots" de 16 à 19 ans, sa recette à la "Mike Keenan" sera encore moins bonne dans la ligue nationale si un jour il a à crier après des gars de 30 ans qui sont aussi millionaires. Pas pour rien que Mario Tremblay l'a humilié, car Patrick Roy était lui-même une tête forte.

 

Patrick Roy n'aurait pas été capable de diriger Patrick Roy, c'est tout et "ses Remparts" d'ailleurs ont été éliminés très vite malgré qu'il criait debout sur le bout du banc.

 

Pour parler de lutte, je ne peux passer à côté de la ICW qui ferme ses portes. Disons que je voyais venir la chose inévitablement. C'est bien triste, mais que voulez vous? On ne peut pas fouetter un cheval mort. De un, depuis que la ICW a perdu ses locaux sur St- Germain-Ontario, ils n'avaient plus le même lustre, tout comme la IWS au Scratch de Laval, et comment j'aurais pu imaginer la CCW ailleurs qu'au Centre Marcoux. La ICW sur St-Germain, qui ont été les dignes successeurs des Loisirs St- Jean-Baptiste, a servi de tremplin à à peu près tous les doyens de la lutte au Québec. Que ce soit comme lutteurs ou spectateurs, il y en a pleins que je pourrais vous nommer qui ont pris "cette énergie" à la ICW. Pour le côté psychologie et improvisation, ils sont passés maîtres dans la province et Serge Proulx était ce MAÎTRE. Jamais un "heel" en province ne l'aura égalé; tout ce qu'il faisait avait du bon sens.

 

Après ma thérapie en 1992, j'ai refait ma forme à cet endroit et malgré l'expérience que j'avais déjà dans la lutte, il a été le seul à qui je faisais confiance pour diriger le combat à 100%; je le laissais aller et à tout coup, la "cabane" était virée à l'envers et le public n'avait plus de voix à 23:00. Georges Guimond aux Loisirs St-Jean-Baptiste, pour ceux qui l'ont connus, est peut-être le seul qui dégageait autant de "heat". Voilà Lutte Internationale a fermé ses portes en 1987, les Loisirs St-Jean- Baptiste en 1989 et là, la ICW en 2007. Trois belles pages d'histoire de la lutte au Québec et les frères Proulx n'ont pas à rougir de cette fermeture, car de un, ils ont été plus "tough" que moi après mes 3 ans et 4 mois de règne (CCW) et de deux, Serge et Ludger Proulx, tout comme moi laissons nos meilleurs années de pugiliste derrière nous sur le ring. Croyez-moi, ça ne roule pas comme à 30 ans.

 

À part d'avoir toujours détesté cette salle sur Parthenais, je n'ai jamais rien eu à dire de négatif sur la ICW et je les remercie de tout coeur de m'avoir toujours bien accueilli et d'avoir "pris soin de moi" dans mes combats; au fait, je ne me rappelle pas d'avoir subi "une mauvaise défaite" à cet endroit. Après cette fermeture, plusieurs lutteurs, arbitres et personnel de soutien voudront ou devront se trouver une autre niche ; pour ces derniers (soutien) , ils n'auront aucune difficulté à se replacer car "ces infatiguables" bénévoles sont des perles pour toutes fédérations sérieuses; quant aux lutteurs qui sont les meilleurs, ils n'auront sûrement pas de misère à se relocaliser et les moins bons, s'ils veulent qu'on les regardent, devront être vaillants pour monter et démonter le ring ailleurs lorsqu'on sait qu'à la ICW, ce désagréable "travail" était épargné. Pour ceux là justement qui sont moins bons et que ce "travail" vous pue au nez, vous pourrez inventer que de toute facon vous arrêtiez de lutter ou recycler vous dans d'autres choses.

 

Le meilleur à la ICW et l'attraction no. 1, c'est le Mobster... mais "quand il est là". Il cadrerait très bien à la IWS dans leur style de lutte ou comme luttueur à la NCW. Au fait, il cadrerait partout car c'est un vrai et pour l'avoir déjà vu déambuler sur la rue St- Catherine en 2000, j'ai bien vu que "ce mec" là était dérangé, mais à quelque part, il est de la bonne matière sur une carte de lutte. Pour le matériel (ring, barrières, système de son et tout), ça ne sera pas facile à vendre, car dans notre loisir, nous sommes entourés de pauvres et de très pauvres. Mais tant qu'à "donner" votre stock à des "chums", CRISSEZ le tout dans une coulée en campagne, aspergez tout ça d'essence , envoyez une allumette là-dedans et contempler le feu de la victoire tout en sirotant un 10 onces de cognac et en fumant un bon cigare.

 

C'est juste un conseil pour bien fermer les livres. Merci la ICW ; après tout vous m'avez fait connaître le Mexicanos.

 

Je veux revenir sur le sujet du trop grand nombre de fédérations au Québec. M.Paul Leduc semble en désaccord d'avec moi, et il a droit, mais en regardant de plus près, la FLQ et la ALF sont seules les vendredis, donc elles n'ont pas de compétitions. Juste comme ça, s'il y aurait 6 fédérations qui présenteraient des galas de lutte les vendredis soir et si "ses meilleurs hommes" (FLQ) voudraient tous faire le premier combat pour se sauver à la IWS ensuite, je ne sais pas si Paul Leduc applaudirait cette mesure à savoir qu'un lutteur doit lutter souvent pour s'améliorer. Je le redis encore, la première chose qu'un lutteur doit avoir, c'est quelque chose dont le client qui paie son entrée n'a pas, soit une "shape" ou de peser 300 livres et plus et d'être capable de bouger quand même; je continue: d'avoir un charisme et du coeur au ventre, d'avoir un minimum de talent, d'avoir une belle présentation (costume, musique, vidéo ) et de lutter TOUJOURS AVEC MEILLEUR QUE SOI. Il est là le secret, c'est en luttant AVEC DES TOPS QUE TU DEVIENS MEILLEUR; c'est en écoutant des tops QUE TU APPRENDS.

 

Même si tu luttes 7 jours sur 7 avec des moins bons que toi ou égaux à toi, à part de te sentir supérieur, tu n'apprendras rien car tu plongeras constamment dans une eau sans fond. Regardez juste dans les 5 dernières années toutes les fédérations qui se sont ouvertes; les nouveaux propriétaires étaient tous des lutteurs moyens qui n'avaient pas de "booking" ou n'étaient pas content de celui-ci. Sont-ils meilleurs aujourd'hui parce qu'ils se sont improvisés professeur de lutte et se sont mis une ceinture autour de la taille? Un gros NON. Regardez juste dans une petite ville comme Drummondville, feu Henri Dostie offraient des bons galas de lutte avec des bonnes foules, au fait c'était crédible; aujourd'hui, il y a trois fédérations qui crèvent ou à peu près et pas un lutteur qui m'intéresse sur le lot.

 

À Jonquière, donc pour parler de la JCW, je sais d'ores et déjà qu'il y a eu pleins de mécontents qui ne luttent plus ou qui "picossent" par en arrière. Pleins de lutteurs sans le sous qui attendent l'héritage de leurs grands-mères pour ouvrir leurs fédérations. À quoi ressemblerait la lutte à Jonquière avec trois fédérations les samedis soirs? Et la JCW peut se compter chanceuse que les "adversaires" n'ont pas d'argent et de salle, car ce qui reste de sérieux dans notre loisir en prendrait un coup et pas un lutteur NE SERAIT MEILLEUR. Oui, c'est bon de lutter souvent mais c'est comme à votre emploi actuel, vous performerez mieux lorsque vous serez confronté à des meilleurs que vous. Pour ce faire, il faut que tu sortes de chez toi, il te faut la base (shape, costume, talent) pour te faire remarquer par les autres plus grands, après quoi ces plus grands peaufineront ton style, ta technique en autant que ton talent et ton écoute voudront suivre.

 

Je les connais les meilleurs de toutes les fédérations au Québec et j'ai parlé d'eux dans des chroniques précédentes en plus de m'être assis avec eux. EUX devraient sortir de chez eux, aller vers les grands centres, de suivre les traces de Steen et Generico; avec eux ils apprendront. Ce n'est pas en allant lutter dans les 15 fédérations du 514 et 450 qu'ils seront meilleurs mais avec QUI ils vont lutter et de grâce, ne comparons pas la lutte au hockey car le hockey est un sport et la lutte est un spectacle. Pour conclure, si un jeune lutteur de n'importe où en province a "quelque chose" d'attirant et fait la face à certains, il apprendra à triple vitesse au côté des "tops", toujours à la condition qu'il donne une énergie positive à vouloir s'améliorer car juste moi, je ne donne pas de temps à quelqu'un qui veut juste un peu quand ça lui dit.

 

Comme j'ai déjà dit: "tu n'amène pas un chien à la chasse lorsqu'il ne veut pas y aller".

 

Dans les derniers mois et dernières semaines, certains lutteurs de Québec ou autres m'ont pris pour un journaliste de J.E. Non je ne suis pas un représentant de la vraie émission J.E., mais leurs problèmes en est un de toujours dans le domaine de la lutte. En effet, quelques "boys" sont venus me raconter qu'ils ont lutté un peu partout en province et n'ont pas eu un sous de dépenses. Je ne veux pas nommer personne ou aucun nom de fédération car ceux-ci se reconnaissent. Je vais vous dire comment ça fonctionne, soit jeunes lutteurs et promoteurs. De un, la lutte est un loisir en province et à part PCO et Jacques Rougeau, personne n'a vraiment gagné sa vie dans les grandes ligues ou est connu dans la rue, donc à part ces deux "noms", il n'y a pas de salaires ici en province, par contre pour les autres , je traduirai ça en allocation de dépenses.

 

Voilà on s'entends-tu mieux avec une allocation de dépenses?

 

Cependant, pour le mot "dépenses", on s'entends-tu mieux aussi que c'est du minimum à la moitié, car ça coûte toujours plus cher de ce qu'on a eu, à moins d'apporter nos sandwichs et de voyager à cinq dans l'auto. Dans mon cas, des voyages de pauvres avec des personnes avec qui je ne m'adonne pas, je n'en fait plus depuis longtemps, de même que des "take out" au Mc Do. Je ne roulerai pas 500 km pour manger du Burger King non plus, donc si vous êtes un vrai pauvre, hors de mon Grand Am SVP. Continuons, si moi Sunny War Cloud appelle comme exemple Manny à la IWS ou bien j'entre en communication à Jonquière avec la JCW pour offrir mes services, soit pour une date en particulier ou régulièrement, ils ont le droit de dire oui ou non. Si c'est dans l'affirmative, je peux me risquer à demander des "dépenses" et ils auront le loisir d'accepter ou de refuser. S'ils acceptent, je dois toujours m'entendre au sujet du montant avant de partir de chez moi et s'ils refusent, soit que je me déplace pour rien ou bien que je reste chez moi.

 

Vous voyez, CECI est dans une demande de ma part pour lutter et c'est valide pour tous les lutteurs qui que vous soyez. Et dans l'autre cas, si c'est EUX qui ont besoin de mes services ou de vos services, LÀ je suis en pouvoir de négociation car LÀ, ils ont besoin de moi... donc comme dans l'autre exemple, c'est moi qui établi mon prix et nous nous entendons toujours sur le montant ($$$) avant de partir de chez moi. Si le téléphone sonne chez vous et ne vous voulez pas y aller, dites tout simplement NON, ou alors faites un prix pour ne pas y aller et si le promoteur accepte vos larges demandes, l'enveloppe adoucira vos pénibles moments. Ne partez jamais de chez vous sans savoir ce qu'il y a pour vous à l'autre bout car vous serez les seuls responsables de votre erreur et vous risquez de trouver le retour long et pénible, si vous êtes dans la catégorie des très pauvres de la lutte. Soyez des hommes en vous assumant correctement et affirmez-vous.

 

Si le promoteur de Montréal, comme exemple, vous offre $30 et que vous lui dites: "oui c'est correct je vais être là" et que dans le fond de votre pensée ça ne l'est pas et que vous lui faites un "no-show" , vous serez dans le trouble et la "peinture" se chargera de vous faire un "nom" en province. Par contre si celui-ci vous a promis $30. et qu'il vous arrive avec un $10 parce qu'il n'y a pas de monde , là vous m'appelerez chez moi et je le dénoncerai. S'il n'y a pas de monde, C'EST PAS DE VOTRE FAUTE et les enveloppes se doivent d'être faites avant l'ouverture des portes. Si vous êtes un promoteur "tout nu" qui dans la vrai vie n'avez que "votre cul" à vous , n'organisez rien et ne brûlez pas ce qui reste de positif dans la lutte. Vous les lutteurs, n'embarquez jamais dans des phrases comme: "écoutes, je ne sais pas combien je vais te donner car ça dépend de combien je vais avoir de monde". Ça c'est une phrase de BS et il n'y a jamais de monde, donc pas une cenne; ou bien encore: "veux-tu me donner une chance car je commence" ? J'en ai commencé 200 comme ça en province et partout ailleurs et souvent "ces pauvres de promoteurs" n'ont fait qu'un seul gala et disparu par la suite.

 

Et si vous ne connaissez pas le promoteur qui est à l'autre bout du fil ou vous ne lui faites pas confiance à savoir si c'est un imberbe ou un couillon de l'Ontario, demandez-lui la totalité du "garanti $$$" déposé dans votre compte bancaire un jour avant le show. C'est pas drôle de se ramasser à Chatham ou North Bay en Ontario dans une salle avec 50 payants et le promoteur qui est soudainement disparu après votre combat. J'en ai vu de toutes sortes et les + putains de lutte se sont souvent fait avoir.

 

J'en ai quelques une à conter là-dessus.

 

Très important de rajouter: "lorsque vous êtes certain de vous déplacer et de lutter pour rien, soit bénévolement, et que le promoteur vous arrive avec une enveloppe ($$$) inatendue, ACCEPTEZ-là toujours et dites lui MERCI BEAUCOUP". Si vous refusez ou vous dites: "ah non, je ne la prends pas , ça ne me dérange pas d'être venu car ça me fait plaisir", LÀ vous passerez pour un niaseux ou une niaiseuse. Prenez tout ce qu'on vous donne, même une bouteille d'eau car ça n'arrive pas souvent. Pour les jeunes lutteurs débutants qui ont du coeur et un certain avenir dans la lutte, sachez que l'expérience que vous avez à acquérir en faisant de la route très souvent les fins de semaine sont À VOS FRAIS. Tu paies toujours pour aller à l'école; si une fédération te donne une chance pour évoluer et apprendre, c'est déjà un avantage ... donc en déboursant, tu auras + de coeur à te défoncer, après quoi tu auras encore des dûs à gagner.

 

Pour St-Pascal de Kamouraska, tous ceux qui ont été choisi savent d'avance combien ils auront et pour ceux qui ne le savent pas, ils n'ont qu'à me contacter. Si je me fais voler la petite caisse, le lendemain matin vous aurez votre dû avec le motel en plus pour m'avoir attendu. À présent, pour ceux qui se sont fait voler de l'argent dans les vestiaires de lutte, n'allez pas "pleurer" au promoteur parce qu'ils vous manquent dans vos poches $20 ou $50 ou encore toutes vos cartes, et ce après votre combat. Sachez que vous êtes TOUJOURS le seul RESPONSABLE de votre porte-monnaie; vos "affaires" sont votre responsabilité entière. Comme enseigné par Édouard Carpentier et Léo Burke, mon argent me suit dans le ring; au fait, il est dans le côté de mes longues chaussettes, dans mes mocassins de lutte.

 

Mes cartes, cellulaire , montre et bague sont confiés à une personne fiable lorsque je suis sur le ring et même dans la douche, mon argent est transfèré dans mon porte-savon. Vous direz que je "capote" pour rien; non, tout simplement, ce ne sont que des réflexes normaux tout comme mettre mes clignotants à un feu de circulation. Je ne fais qu'ajuster mon tir pour que la soirée qui a bien commencé se termine BIEN et de ne pas faire de ressentiments ou projection envers quelqu'un dans les vestiaires.  Vous savez chers lecteurs que juste une carte de crédit ou un pauvre petit $20 de moins dans vos poches peuvent faire une grosse différence à l'autre bout de la province.

 

J'ai encore en mémoire Madd Dog qui s'était fait voler toutes ses cartes à la CCW et Lufisto ($50) dans le même vestiaire et aussi l'ancienne blonde à Jagged ($50) à la NCW. À croire que l'expérience s'acquiert par la douleur.

 

Vendredi passé, en "zappant" sur ma télé, je suis arrivé sur une émission de 30 minutes (icon of wrestling) qui parlait d'Abdullah The Butcher. Vraiment bien fait et c'est la seule fois que j'ai vu Abdullah en vrai entrevue civilisée; j'ai même eu le temps de l'enregistrer ce qui est pour moi une pièce de collection. Le même soir, j'ai regardé "Smackdown" et entre nous chers lecteurs, je me demande bien ce que la WWE voit encore dans Kane depuis un bout de temps. Je vous dis que l'équipe formé ce soir là de Kane et Boogie Man ne transpirait pas grand lutte; aucune chimie, psychologie, timing ou autres.

 

Cependant, j'aimerais voir Regal - Taylor vs London - Hendrick, juste pour mon plaisir. Pour en revenir à Kane, je l'ai déjà aimé dans le temps qu'il était masqué et plus gros musculairement, mais aujourd'hui son personnage est épluché de partout et usé à la corde. Il a peut-être un contrat à la Alex Kovalev et la WWE est pris avec lui qui sait.

 

J'ai bien aimé les trois pages du magazine Dernière Heure de la semaine passée d'où on parlait de la JCW de Jonquière. De un, oui mon garcon Davey Lawless y apparaissait dans une belle pose musculaire ce qui est une fleur pour moi, mais parce que j'ai vu cette fédération prendre vie dans un sous-sol de maison et de la voir maintenant avec tous ses acquis laisse voir qu'avec un ensemble d'énergie de tout un chacun, il est possible de construire quelque chose de gros et de positif à la fois.

 

Donc, est-ce que ce magazine rejoint beaucoup de lecteurs?

 

Est-ce que ça amenera son nouveau lot de spectateurs?

 

À mon humble avis pas ben ben parce que de ces magazines, il y en a trop , tout comme les fédérations de lutte. Au début, il y avait le Lundi, après le Dernière Heure est né et puis, le 7 jours, ensuite la Semaine et maintenant le Samedi; bientôt, nous aurons le Mercredi Matin et l'an prochain je suppose "l'après-midi".  Des journalistes pas content à leurs places respectives ouvriront leurs propres magazines et dans une couple d'années, tout le monde crèvera. Ah oui, c'est la compétition. Il va manquer de lecteurs tout comme nos salles manqueront d'amateurs comme si aujourd'hui ils y en auraient plein.

 

J'aime bien le nouveau concept arrière-scène de la R2W.  Je n'ai pas connu la première portion d'où son président Jonathan Drapeau et Patrick Lessard faisaient la paire, mais la deuxième d'où Drapeau faisait cavalier seul et celle-là n'avait pas de dynamique ou de mordant. C'est trop demander à un homme seul de tout s'occuper et c'est très facile en solo de faire chavirer la barque. Aujourd'hui ou depuis un mois, notre intéressé a délégué quelques tâches en se ralliant à Simon Lemay et Daniel Skeene; soudain, ça navigue beaucoup mieux et tout le monde se sent soutenu et écouté. Un pilote d'avion a bien son co-pilote et son ingénieur de même qu'un Capitaine de navire a ses sous-chefs.

 

Les discours d'avant-show de Thetford-Mines cet hiver et celui de la R2W sont rafraichissants et plein de dynamique, mais c'est du déjà entendu. Pour des galas de lutte qui "torchent", qui accrochent vraiment, eh bien on y va avec ce qu'on a et tout le monde présent je crois donne son plein potentiel. mais on ne fera pas de Generico avec plusieurs tout comme on ne peut m'enlever 25 ans. C'est un show honnête dans l'attente des fans, mais il y a une chose qui m'agace dans plusieurs discours d'avant-show un peu partout en province et encore une fois à la R2W.

 

C'est toujours la même chose, le même sujet, la même rengaine, le refrain hebdomadaire, on commence toujours par ça et on finit toujours par ça. On en parle, on en parle mais ça donne toujours rien. On essaie d'être doux, tantôt calme, tantôt direct, mais rien n'y fait.  C'est toujours de la grosse criss de marde ce criss de sujet-là. On va en parler encore le mois prochain à la R2W, à Challengemania enfin partout, à part la ICW et la JCW.

 

Et je vous le dit et je vous préviens encore une fois chers dirigeants de fédération que vous prêchez dans le désert et vous pelletez de la brume à toutes les fois. Tabarnak que je suis écoeuré d'entendre ça, entendre, demander, ordonner, supplier. Je vais vous le dire enfin, mais de grâce essayer ma méthode car elle a fonctionné. Je vous le dis et lisez TRÈS BIEN: "Cessez d'écoeurer les lutteurs, les arbitres , les gérants et gérantes avec le montage et démontage de ring et de salles, Y A PAS PERSONNE QUI VEUT FAIRE ÇA; à part les jeunes à l'école de lutte, PERSONNE ne veut se salir les mains après ça.

 

Nous sommes des pas vaillants nous les lutteurs et que voulez-vous, la nature est ainsi faite. Un lutteur c'est une personne non manuelle, pas ben ben travaillante, qui aime beaucoup brosser, faire la fête, manger, baiser, "cruiser" la blonde de l'autre, se faire applaudir, se faire couvrir de gloire, manipuler au fond pour se faire sucer, se coucher tard pour se lever tard. Au fait nous ne sommes pas des vilaines personnes, mais des paresseux après la lutte. Toutes nos raisons sont bonnes: "il faut que parte car je travaille à minuit, je peux pas rester car j'embarque avec lui, j'ai deux heures de route à faire car ma blonde m'attends chez sa mère, j'ai mal au dos car j'ai pris un mauvais "bump", ma blonde est malade, je finissais de travailler à 17:00, donc j'ai pas pu arriver avant pour monter la salle".

 

Vous voulez savoir quelque chose, ces réponses-là sont toutes de la "bullshit". Les gars veulent pas toucher à ça, moi aussi, c'est pas dans notre nature. Il y a des gars dans les années 60, 70 et 80 qui ont choisi des carrières de lutteur, car ils ne voulaient pas aller travailler dans les usines, dans la forêt ou autres et les temps n'ont pas changé.

 

Juste ici au Québec, il y en a peut-être 5 ou 6 qui prennent des retraites dorées , les autres travaillent sur la sécurité (comme moi), d'autres sur le taxi (j'en avais un), certains comme "doorman" (je l'ai été aussi) et ceux qui ont des casiers judiciaires font du BS et pas grand chose. Oui, il y en a quelques uns aujourd'hui qui ont des bons emplois en province, mais pas dans la construction ou sur l'asphalte. Mais en revenant au montage de salle, la job doit être faite si nous voulons qu'il y ait de la lutte car les spectateurs eux attendent et ne savent pas (pour ceux qui restent). Moi à la CCW, j'avais réglé le problème. Je demandais $25 par mois à chaque lutteur et ce pour 4 galas, car j'opérais à toutes les semaines, tout ça les dispensaient de ce travail merdique. Quoi, $25 par mois pour votre loisir préféré et pour réaliser votre rêve tout en ne touchant pas au métal.

 

Donc, je vous suggère mes très chers présidents de fédération de lutte au Québec de demander à vos lutteurs sur la carte, arbitres, gérants, gérantes de cotiser un petit $7 afin que le montant ramassé serve à payer les 3 ou 4 personnes qui voudront monter le nécessaire à ce que le gala se déroule et ainsi libérer tout le personnel pugiliste de cette éreintante job. $7, c'est vraiment pas cher pour bien s'amuser car ça reste un loisir et pour chaque loisir que nous faisons, nous devons sortir de l'argent. Pour ma part, mon $7 est toujours prêt à être donné car je ne veux pas monter et démonter la salle.

 

Peut-être vous ne trouverez pas de main-d'oeuvre pour la salle, eh bien il paraît que c'est toujours les mêmes qui se tappent le boulot... alors, donnez l'argent ramassé à ces mêmes. Il se peut aussi que certains lutteurs pauvres se découvrent en être vaillant pour quelques dollars. Faites-en ce que vous voulez chers promoteurs, car ce n'est qu'une aide que je veux vous apporter. Mais sachez qu'en la rejettant, le problème restera toujours présent, même dans 10 ans car la progéniture suit le progéniteur.

 

Pour terminer, je ne me prononce pas sur le gala de la TOW car je nage en plein incertitude. Je suis sur la carte et j'en suis très heureux mais pour le reste si c'est un bel endroit, si ce sera bien organisé, s'il y aura du monde, j'en sais vraiment rien car c'est une première. Mais, ça reste une attraction ce show-là et le public coure les attractions mais encore là, tout dépendant de la manière dont c'est publicisé aussi. Non, j'en sais vraiment rien et je ne cherche pas à savoir non plus. Allons-y tous et nous verrons de là, j'ai bien hâte tout comme St- Ambroise. À part ça, je n'ai plus rien à dire... ah oui, Martin Roland a déjà fait un retour, lui qui s'était retiré le mois passé. C'est qui le prochain qui prends sa retraite?
 

Bonne semaine.

Sunny War Cloud

   

 

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