"Sous la tente" de Sunny War Cloud,

 

 

Chronique #82 (10 novembre 2006)

 

    Bonjour chers amateurs de lutte, 

                                      

            Encore une fois, me revoici en récidivant pour une 82ième fois tout en espérant atteindre le chiffre magique de 100. À quelque part, quelqu'un voudra t-il prendre la relève lorsque je serai vraiment essoufflé ou à court d'idées?

De là, la province, j'en suis certain, n'est pas dépourvu de bons chroniqueurs ou bien des personnes que je dis «qualifiées» afin de nous donner des bonnes lignes d'écriture à dévorer au sujet de notre discipline. Des noms tel que Grand Stabber, Bertrand Hébert, Steve Charette, le Prof Choquette, ou Philippe Leclair étaient tous intéressant à lire et tous avaient un angle différent de voir la chose.

Champ en est un autre à qui je donnerais le crayon, ou, en 2006, le clavier tout en étant certain de ne pas m'arrêter de lire un paragraphe pour aller aux toilettes, tout en faisant référence à un combat poche. Le dénommé Whiplash également a des commentaires sensés et un bon sens à l'évaluation. Sylvain en était un autre.

Tout de suite, je ne vous laisserai pas dehors en plein mois de novembre frisquet; je vous invite encore sous ma tente autour d'un bon feu afin de discuter de lutte, de lutte et encore de lutte... et pour rajouter comme diraient certaines de nos blondes, encore la crisse de lutte.

Vous savez, tout en continuant mon histoire sur les noms que je vous ai mentionné précédemment concernant les chroniqueurs, c'est que ces personnes le faisaient par pure passion pour la lutte et non pas pour avoir un poste quelconque, je veux même rajouter en majuscule, un poste autant arrière-scène qu'avec vision dans une de nos fédérations majeures au Québec.

Au fait, qui peut me montrer du bout du doigt dans une salle de lutte les Stabber, Champ ou Whiplash? Moi, je les connais car notre passion à tous étant très forte, cela faisait en sorte que c'était incontournable de ne pas se rencontrer à un moment donné. Ce que j'apprécie d'eux, c'est qu'ils sont visibles et à la fois invisibles; leurs commentaires sont propres, honnêtes, direct et non avec une empreinte de rouge à lèvres en ce a trait à du baisage de cul. Là où je veux en venir c'est qu'il y en a qui se sont servis d'internet pour avoir du poids auprès de certaines fédérations québécoises ou autres; comme au travail lorsque je travaillais à la Compagnie Price forestier et Alcan. Quelques bons agents de griefs chevronnés se sont servis du syndicat pour retourner leurs vestes afin de devenir contremaître pour la compagnie.

Eh oui, j'en ai eu à Québec pendant les 3 ans et 4 mois de règne de la CCW; un en autres, un "pesant" d'internet , un des Rois du Webzine , fier chef de file des poires rectales; sans l'internet, ce gars là n'était rien peut-être comme tous mes noms tantôt nommés, mais mes lutteurs en avaient peur, même mon booker attendait "ses commentaires" avant d'aller au lit. Ce mec là, au début, avait une passion… soit celle d'écrire et pendant un moment, je l'appréciais. Mais plus tard, ses textes plus volubiles les uns des autres ont fait que "mes boys" le craignaient; certains lutteurs l'attendait dans le lobby du Centre après la lutte, prêts à lui baiser les pieds pour ne pas avoir de mauvais commentaires.

            Cela allait aussi loin que mes lieutenants lui demandaient conseil sur le booking, tellement il avait pris de l'importance quand on sait très bien que les vrais amateurs de lutte ne sont pas sur l'internet. Pour m'avoir amené quelques payants, un jour je lui ai fait un clin d'oeil, un petit cadeau pour le remercier. Mais là, amoureux des poids légers et du hardcore, il voulait "le gros spot", le booking au complet, un poste de gérant… bref il était responsable des succès de la CCW. J'ai rejeté sur le champ sa candidature. Après quoi, pas longtemps après, j'ai vendu mes équipements à la EWR. Eux lui ont ouvert une porte, ce qui lui a permis de me "ramasser" comme un déchet sur le même site d'internet, et une couple de mois plus tard, cette même EWR lui ont donnés son 4% par courriel.

Des gars comme lui, je veux dire "des marks" comme lui, il y en a ou il y en avait une dizaine au Québec; justement des gars qui auraient été des parfaits inconnus si moi ou autres fédérations n'auraient pas pris des risques financiers pour faire rouler de la lutte dans nos villes. Au début, ils peuvent faire un certain bien mais si ils n'ont pas leurs "spots" par la suite, ils peuvent "revirer" une salle dans le temps de le dire et mettre en grand déséquilibre une foule de jeunes lutteurs. Les meilleurs de leurs professions, autant à la lutte qu’à d'autres paliers n'ont pas à demander au public s’ils ont fait leurs jobs correctement; ils le savent. Moi, je le sais lorsque je livre ou pas la marchandise sur le ring et je n'ai pas besoin de demander l'approbation d'un "Mark", qui souvent est entré sans payé avec la passe d'un commanditaire non présent, à savoir si je suis mieux en "Face" ou en "heel" ou n'importe quoi.

Dans toutes les fédérations majeures au Québec, les jeunes lutteurs trouveront toujours une couple de bons vétérans qui peuvent les aider ou donner une saine évaluation de la performance du jeune à sa demande. N'importe qui dans le milieu artistique peut avoir ses "recours" au lieu de "vendre" son cul à un journaliste verreux $$$ autant écrit, radiophonique, qu'internet. Donc, en revenant à ce début de sujet, les noms que j'ai mentionné paient leurs entrées, ne demandent aucun argent et aucune visibilité sur la foule et, de plus, à peu près personne ne les connaît, à part 2 ou 3. Leurs réflexions comme je le disais sont juste, soit pour combler leurs prix d'entrée, leur passion et pas aussi cru que les miennes, car j'en ai vécu de cette discipline.

On a parfaitement le droit d'être en désaccord avec moi sur ce que je dis ou écris, mais lorsque le tout reste dans le respect c'est très bien… mais de prendre des personnes en otage en se croyant influant lorsqu'on a jamais investi une cenne dans rien, il y a marge. J'ai une question à poser à toutes les lutteuses et gérantes au Québec : est ce qu'il en reste une à quelque part qui n'a jamais sorti avec un lutteur ou une aventure nocturne quelconque?

Ce sujet avait déjà été longuement discuté dans une chronique précédente d'y il y a deux ans. C'est parce que l'autre jour, j'ai été témoin de quelqu'un en pleurs dans un vestiaire et , une autre fois, de sévères " bitchage" à propos d'un lutteur. Dans un autre endroit, une fille ne veut plus aller dans cette "fed" à cause d'un gars et vice et versa; une fille laisse lui pour l'autre, l'autre trompe sa blonde lutteuse pour une autre, un autre mec veut faire la peau de celui-ci parce que les deux courtisent la même, bref une vraie garderie. Lorsqu'une " nouvelle " arrive dans un vestiaire, ils sont tous comme des sangsues autour et le discours pour se mettre "over" est hilarant. Pendant ce temps, la gente féminine déjà présente rentre tout de suite en compétition hors lutte pour trouver des défauts à notre "nouvelle", de peur de se faire voler leurs chums lutteurs.

Bon, je vais repasser le message et il est aussi vieux que dans le temps d'Yvon Robert et ça pas changé. Le voici et prenez-le comme vous le voulez: C'EST QU'UN LUTTEUR FIDÈLE, CA N'EXISTE PAS, que voulez-vous… la chair est faible! Oui, je sais, vous me dites que lui est plus beau que lui, d'accord mais pour son discours, c'est semblable car une queue bandée dit n'importe quoi et nous sommes à peu près tous des tout-nus. Donc, à part une baise, nous ne sommes pas capables de vous amener à Cuba; peut-être un tour d'auto, mais plus souvent en métro ou en autobus. La nature de la lutte est ainsi faite et aussi loin que je me souvienne de mon énorme mémoire, c'est à peu près le seul héritage qui est resté intacte. Ça se passe peut-être différemment dans le hockey professionnel ou le baseball, je ne sais pas car ce n'est pas mon monde, mais la lutte l'est cependant. C'est le manque de confiance en soi et la timidité qui règne pour plusieurs lutteurs et lutteuses qui sont incapable de "se pogner " une blonde ou un chum autre que dans la lutte.

Johnny Rougeau avait déjà dit dans une entrevue qu'une femme n'avait pas d'affaire dans un vestiaire de lutteurs. Vrai, dans certains cas pour être moins drastique, mais la WWE gère assez bien cette chose avec un vestiaire strictement féminin. Encore là, au Québec, on n'a pas toujours les locaux. Si je regarde Josianne The Pussycat, qui se promène un peu partout en province , elle doit avoir autant de difficultés à repousser toute cette marmaille de mitaines affectives que de retenir tout ce qu'elle a à faire dans le ring. Bref, les couples dans la lutte n'ont jamais fait des enfants forts et les curés ne roulent pas sur l'or avec les noces d'argent venant de notre sport.

L'autre jour, en regardant les différentes cartes de lutte au Québec, j'ai vu sur l'affiche de la FCL, je veux dire la FLQ de la Mauricie, un championnat poids lourds opposant King Hammer vs Guil Reno. Vraiment, on n'a plus les poids lourds qu'on avait. Mon chum Guil Reno sera dans un véritable combat de poids lourds, en équipe avec moi, ce samedi à la NCW. C'est juste que sur cette carte présentée à Shawinigan, un peu plus bas je voyais le nom de Tank… donc, comment appellerait t-on ce genre de lutteur dans ce coin de province, je crois qu'il serait un super extra-lourd. J'ai 4 photos 8x10 laminées chez-moi, photos prises à Sorel à la fin des année 80 pour la FCL, et un autre à Grand-Mère et Shawinigan en 2000, avec le promoteur même du temps où je suis allé "l'aider" et curieusement, je n'apparais pas sur son site dans ses lutteurs invités. Vraiment, cela m'a attristé car j'ai travaillé fort à chacune de mes présences pour la FCL, soit beaucoup plus qu'une mince enveloppe à la toute fin.

Pas surprenant que plusieurs ont levé les feutres de là et que, aujourd'hui, 60% du roster viennent de la FLQ et autres. Continuons en vitesse avec la FLQ, après leurs présences en Mauricie et la ALF qui, connaît me dit-on, un succès monstre. Ils viennent d'allonger leur territoire avec, maintenant, une branche sur la rive-sud de Montréal, soit à St-Mathieu de Beloeil. Vous savez, le secret est de construire son roster comme la CCW le faisait, comme la NCW et la ICW ont fait pour savoir être indépendant de tout le monde. Et là, en plus d'être visible dans le 514, la FLQ l'est dans le 450 et le 819.

Ceci étant dit… ah oui, j'ai participé le 5 novembre dernier à un gala de lutte, à St-Jérome, organisé par M.Raymond Smith. Je ne sais pas s’il était dans la mortalité cette journée là ou si sa femme l'avait trompé, mais il affichait une "face de beu". Au fait, mes yeux l'ont croisé 3 fois dans l'après-midi, en commençant, lors de mon arrivée, et 2 autres fois, à la fin et à mon départ de la salle: même pas un bonjour, ni un sourire.. pourtant la salle était pleine et tout le monde a livré la marchandise. Avait t-il peur que je lui redemande un peu plus de $$$ pour mes dépenses? Juste à voir son stress, il n'aurait jamais pu opérer la CCW pendant 3 ans et 4 mois à chaque semaine.

Cette salle, que l'on appelait la salle Jéromienne, a été le théâtre de 3 galas de lutte,je veux dire loin antérieurement d'où j'y étais. Ma dernière visite datait du mois de novembre 1992, d'où c'était vide car le promoteur du temps, sans vous le nommer, avait oublié de faire de la publicité, donc mes dépenses fut divisé en 5 du vrai montant promis. Merde! Dans une prochaine chronique, je vous conterai quelque chose de vraiment spécial là-dessus, d'où la sécurité monétaire de cette "business" peut être défaillante et comment un "worker peut en worker un autre et plusieurs autres ".

Mais je peux vous dire que mes deux premières visites à la salle Jéromienne ont été très bien, soit aussi "paqueté" que dimanche passé et, en plus, avec une belle ambiance. À part le manque de courtoisie du promoteur et le vestiaire aux allures primitives (sans eau ni toilettes), le 5 novembre dernier à St- Jérome a été une superbe journée pour moi, car j'ai adoré. Ça ressemblait à un petit St-Pascal avec 6 combats de qualité et une belle brochette de lutteurs expérimentés.

Pour évaluer encore mieux, je me sentais au Drummondville Olympic du temps d'Henri Dostie, là où on avaient du vrai fun, tout comme dimanche passé. On ne demande pas grand chose, tout ce que l'on veut c'est de lutter dans une petite place pleine avec une ambiance d'enfer et pour ça, ça prend de la bonne publicité, comme il y en avait à St-Jérome, et de bons ingrédients sur la carte, sans éterniser le spectacle non plus.

Chose spéciale et amusante dans mon cas, c'est que j'avais tellement hâte de monter sur le ring, car plus tôt, en balayant la salle d'un grand coup d'oeil au travers du rideau, seulement 1% de la foule m' était connu.. donc, on recommençait à neuf; oui une foule nouvelle, nous sommes des vrais lutteurs comme dans les spotshows estivaux. Oui, une à deux fois par année c'est très bien, car nous devenons une attraction… mais trop souvent, ça devient une habitude. Encore une fois, un gros merci à tout ceux qui ont travaillé fort pour cette belle journée du 5 novembre à St-Jérome, car en plus d'avoir visité votre nouvelle Cage aux Sports, j'y ai passé une belle journée.

J'oubliais complètement que cette visite à St-Jérome m'a permis de renouer d'avec Wellie Tremblay, 74 ans, ex-lutteur des As de la lutte et de la lutte Grand Prix. Sans être excellent lutteur, il a fait son chemin à lutter dans les premiers combats toute sa vie et il dit s'être amusé pendant toute sa carrière. D'ailleurs, il a l'air en santé et indépendant de fortune. Il m'a appris que Hans Schmith, ex-lutteur très "stiff" du temps de Maurice Vachon, ne pèserait plus que 175 livres, et en santé à part ça, lui qui en faisait 260. Et puis il m’a appris des nouvelles de Gilles Poisson, qui ne va pas très bien ces temps-ci. Après ses premiers discours, Wellie Tremblay passa aux choses vraiment sérieuses qui le chatouillait: "Aie Sunny, il y a du monde dans la salle (femmes des lutteurs et staff avant l'ouverture des portes) et les lutteurs sont tous sur le ring". Et de là, il criera : "Kayfabe". Et il continua : "Tout le monde sort par la même porte, les "clean" sont supposés être d'un bord et les "bad" de l'autre… et puis Rougeau qui fait le bouffon avec son école au Centre d'achat. C'est épouvantable de voir ça, nous qui avons tant travaillé".

Vous voyez que je ne vous ment pas lorsque je vous parle d'anciennement. C'était comme ça. Sa présence n'a fait que rajouter à ma partie de plaisir de cette journée et, de plus, Wellie Tremblay a participé à mon combat en tant que 2ième arbitre.

Une chose que j'aimerais souligner, c'est que Mark Male, l'ancien lutteur de la NCW Québec et de la CCW, de son vrai nom Frédéric Savard, vient de se porter acquéreur d'une franchise de restaurant Salvatore, soit celle située sur la rue Daudence à Charlesbourg. En plus d'avoir été un maître vendeur d'auto chez Ste-Foy Toyota, le voici revenu à son premier métier, soit celui de pizzaman, mais cette fois-ci…il est le patron. Je lui souhaite la meilleure des chances. J'aime bien voir des jeunes prendre des risques et réussir. Bravo Fred.

J'ai vu l'autre jour, dans le vestiaire de la R2W, le lutteur Tombstone. Une pièce d'homme comme que je les aiment. Grand, fort comme un cheval, aux allures d'un vrai lutteur avec, semble t-il, une grande gentillesse. Après l'avoir quelque peu observé dans le feu de l'action, j'ai vite vu qu'il était vert, très vert même. Mais, c'est son seul point négatif. À part ça, c'est un monstre. J'aimerais l'avoir 3 mois dans le ring et je suis certain que j'en ferais un top poids-lourds, à la condition qu'il y place de la bonne volonté. Sans être un jeune puceau, il me paraît avoir une bonne tête, doublé d'une attitude plaisante.

C'est vrai que des poids lourds de ce genre se font et se feront de plus en plus rares au Québec pour la lutte. L'école de PCO, avec comme professeur Maxime Boyer, n'est pas à l'abri de cette carence. Des gros bonhommes grands, forts et musclés sont très durs à approcher sur le bord d'un ring. Lorsque tu leurs parlent de lutte, leurs premières questions avant même de prendre un "bump" ou de toucher aux cordes est "combien ça paie et dans combien de temps je passerai à la télé?". Voilà, nous sommes un petit monde. D’après le succès que j'ai déjà obtenu ici, à Québec, avec la CCW et mes spotshows estivaux en province, quelques personnes m'ont demandé ici et là, le plus sérieusement possible, et je cite : "Sunny, ça serait vraiment le fun si tu organiserais un gros show à l'aréna de Vanier ou au Marcel Bédard de Beauport; tu pourrais compter sur mon aide entière et je suis certain que ça marcherait".

De un, on va respirer par le nez et ma vraie réponse je vous la dit drette là, et lisez attentivement; vous pouvez également compter et vous me direz si on arrive à peu près pareil. C'est pas compliqué, vous voulez avoir un bon show avec une allure professionnelle devant une salle comble? Bon , ça prend $15,000. au minimum avant de continuer à bouger.

"$15,000? pas tant que ça!".

Oui, je vous dis $15,000. Sans rire et très facilement, je vais vous décortiquer tout cet argent.

"Oui mais Sunny, tu n'as qu'à faire la même carte qu'à St-Pascal ou St- Félicien d’il y a 2 ans".

La carte de St- Pascal mon chum ne nous amènera pas 300 payants ici à Québec, car personne n'est connu, je veux dire véritablement connu.

De deux, la barre est très haute à Québec, car le public a tout vu depuis 2000 avec la NCW Québec, la CCW , le gym Extrême, la EWR et la EOW. De la belle lutte, du hardcore, des TLC, du sang à profusion, des confrontations de fédérations. Bref, le public nous a encore trop frais à la mémoire et maintenant, la R2W tire le diable par la queue afin de faire ses frais.

À part PCO, ça nous prend une vedette internationale qui a déplacé du monde au Québec et une vedette québécoise qui fera sortir de chez eux les 40 ans et plus, car se sont souvent eux qui ont de l'argent et qui sont adeptes des pantoufles. Eux, ils ont rien à faire et ce sont eux qu'il faut aller chercher. C'étaient eux dans les bonnes années de la lutte qui meublaient les arénas.

"Les jeunes dans tout ça?".

Les jeunes mon ami, et là je parle de la grosse majorité d'aujourd'hui, ne s'intéressent pas à la lutte; ce temps là est révolu; ils ont autres choses à faire, d'ailleurs pour suivre toutes les activités de la WWE, ça prend, en plus du câble, l'illico ou le Bell Express Vu avec le maximum de postes et pour TNA, demandez à un groupe de jeunes sur le coin d'une rue ou dans un parc qui sont les vedettes de cette fédérations, vous verrez alors leurs réponses.

Je continue d'où j'ai laissé. Donc, comme vedette internationale qui attirerait, j'y vais avec Abdullah The Butcher en premier, King Tonga en deuxième et Steve Strong pour finir. Il en faut un des trois et même s’ils ne sont plus en forme, leurs charisme demeure et le public voudra le ou les voir une dernière fois.

Non, ça ne sera pas des combats à tout casser, mais ça le public le sait, c'est juste un merci à leurs donner. Oui, un de ces gars contre un local de Québec. Je vous jure que ce gars là de Québec va se déguiser en putain pour vendre des billets.

Première facture et prenez un crayon = entre $2,000 et $3,000 salaire, avion, taxi et hôtel compris.

Pour notre vedette québécoise établie, le meilleur, vous êtes tous d'accord, c'est Jacques Rougeau. Mais, je n'ai pas de chance car il ne viendra pas, même pour du bon "cash" car j'ai déjà lancé un hameçon et il n'a pas mordu. D'ailleurs, Jacques n'a jamais été proche de ses sous et sa piscine était pleine d'eau l'été dernier. Jacques Rougeau veut de la gloire, tout le "spot", mais il n'est pas seul sur la carte.

Non, celui que je verrais est Richard "le magnifique" Charland. Il est connu, encore capable de "travailler" et pour un $1,000, il prendra encore des "backdrops" de 10 pieds de hauteur.

"$1,000. pour Charland c'est pas trop cher tu penses?".

Oui, sur le coup oui c'est cher, mais qui au Québec est connu des plus vieux et est encore capable de lutter, et en plus qui a encore l'air d'un lutteur ?

Donc, là je suis rendu à $4,000 et j'ai mes deux vedettes. Continuons en rajoutant à peu près les mêmes lutteurs qu'à St- Pascal cet été, donc on rajoute $3,000.

"Non, mais les "boys" vont charger moins cher car c'est moins loin Québec que St- Pascal?".

Écoutez, j'ai besoin du samedi pour faire mon show et aux nombres de fédérations qui existent au Québec, si je veux l'exclusivité de tel et tel lutteurs, je dois sortir les dollars.

Prenez un gars comme Kevin Steen, qui s'entraîne et lutte au Japon pour deux longs mois. Eh bien, lorsqu'il reviendra, il faudra bien le payer car c'est presque devenu son travail et son expérience prise là- bas doit le payer ici. Donc, on ne parle plus ici de dépenses mais de salaires et tant qu'à y être, pourquoi pas Sunny VS Steen sur cette carte?

Il paraît que ce combat aurait rempli en 2004… alors en 2007, pourquoi ne pas tenter de faire descendre plusieurs fans de Montréal.?

Aie mes boys, j'ai 8 combats bien ancrés dans ma tête avec les merveilleux Martin Caron, Mario Deschênes, Lucky Charm comme arbitre et un ancien arbitre connu à Québec, soit Jos Cloutier. Je rajoute un bon annonceur, une couple de belles gérantes, un bon D.J et 10 bons gros gars de sécurité; juste la sécurité, si je veux être certain de mon coup, c'est $1,000.

Bon, je suis rendu à $8,000. et là, je dois louer l'aréna, qui est d'environ $1,500, avec tous ces services. Mais, c'est vrai, je ne peux plus faire d'argent sur la bière et le restaurant car tout est vendu à des concessions.

Parfait, je ne fais pas d'intermission, car je veux un show de deux heures… pas une minute de plus.

Là j'ai besoin d'un ring avec des barrières de sécurité, encore un $1,000.

Il me reste $4,500 pour faire de la publicité dans le journal et "graisser" un peu un journaliste afin qu'il en parle, soit dans le journal du Québec et la radio, tout en n'oublions pas Stéphane Turcot de TQS.

Voilà, ça prend $15,000 pour faire un tel show, car je ne veux pas de la merde; je veux du rendement et du service. S’il reste un peu d'argent sur le $15,000 investi au début tout en faisant les enveloppes UNE SEMAINE AVANT, on réinvesti dans la publicité.

Bon, passons aux choses encore plus sérieuses. Ça ne me tente pas d'investir ou prendre le risque du $15,000 et d'ailleurs, drette là, je ne l'ai pas. Je n'hypothèquerai pas ma maison et je ne "loaderai" pas ma carte de crédit non plus. Je suis prêt à mettre $1,000. Trouvez moi 14 autres personnes qui veulent placer un $1,000 dans cette aventure et on va faire ce gala.

On va céduler la date 4 mois à l'avance et tous nos 15 qui auront investi, on va travailler ensemble et chacun aura une tâche. À nos 15, on va trouver des commanditaires, mais ceux-ci sont réticents. Je vous averti, je ne veux pas travailler seul et nous aurons aucune aide des autres lutteurs de Québec qui ne sont pas sur la carte ou d'autres qui détestent mes pensées de lutte.

On va établir le prix à $15 adultes et $10 pour les enfants, donc ça nous prend environ 1350 payants avant de faire une cenne. "C'est vrai qu'on aurait beaucoup de choses comme l'aréna et la publicité à moindre prix si nous donnerions une partie des revenus à Enfant Soleil ou Rêves d'enfants".

Oui, mais ces organismes souvent veulent la caisse au complet et je suis écoeuré de travailler pour rien.

L'endroit pour la lutte peut contenir 2,000 personnes maximum, donc s’il y a des profits, on divisera en 15 et s’il n'y a que 700 personnes, eh bien en plus d'essuyer un déficit, on pourra dire qu'on aura essayé.

Ce gala doit se faire en mai lorsque les arénas se libèrent des glaces.

Voulez vous que je vous dise quelque chose, après avoir pris le temps de tout vous écrire cela, ça ne me tente déjà plus d'organiser de quoi à moins que 14 personnes se manifestent, mais 15 personnes c'est beaucoup trop de chefs: la guerre va pogner; et 3 personnes qui ont $5,000. Mais qui? Tabarnak, j'ai oublié de vous parler des assurances-responsabilités et d'un coup que la ville les demandent. On oublie tout ça OK.

Oui, il y aura une 83ième chronique. Mais, tabarnak encore une fois, j'ai pas grand positif à vous donner.

Bonne fin de semaine.
            Sunny War Cloud

   

 

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