"Sous la tente" de Sunny War Cloud,

 

 

Chronique #81 (16 octobre 2006)

 

    Bonjour chers amateurs de lutte, 

                                      

    Je vous invite encore « sous la tente » parce que j’ai plein de choses à vous dire.

    Je reviens déjà afin de faire une sortie en règle contre la WWE, pour qui j'ai toujours prêché. Ma raison est toute simple: c'est rendu plate à mort, surtout "Smackdown"!

    Après m'avoir habitué à de grands évènements, tels les Wrestlemania (surtout le 3ième) et toutes ces grandes vedettes comme Hogan, Ultimate Warrior, Bret Hart, Steve Austin, Razor Ramon, The Rock et j'en passe, il ne se passe plus rien qui m'accroche devant l'écran pour une couple d'heures. Comment se fait t-il que l'on en soit rendu là?

    Aïe! L'autre jour, pendant un "Smackdown", je piquais des "clous".. même que j'ai préféré écouter le clan Beaulieu au canal Prise 2. Et " Raw", de son côté, n'en a pas de trop également. Pour moi, John Cena et Edge sont des milieux de carte sans plus et l'angle de Vince McMahon contre son gendre, ça ne vend pas, désolé! Comment ce génie de la lutte peut t-il être à court d'idée comme ça? C'est épouvantable tellement j'en suis décimé!

    Dans la vie, tu es supposé de toujours grandir et non régresser. Mais là, je crois qu'il y a un malaise très profond dans cette compagnie et Vince doit le savoir, le voir et le déceler; jamais il ne doit "tripper" sur ce qu'il voit. Les meilleurs années étaient celles des gros hommes avec des "gimmicks" qui détruisaient des "jobbers" et ensuite ces grosses vedettes s'affrontaient dans des "pay per view", comme à la fin des années 80 et début 90. Du moins, les meilleures foules "house show" étaient là.

    Ça prend des "imbattables" sur qui le public peut s'identifier. Maintenant tout le monde bat tout le monde et personne n'est juché au top par les fans. Dino Bravo était un Dieu, Hulk Hogan a été le meilleur et plusieurs autres ont été adulés comme des as de leurs professions. Mais là, personne n'est supérieur à l'autre.

    Pour le court temps qu'il lui reste, l'Undertaker doit trouver le vestiaire dégarni et Kurt Angle, qui invoque la retraite pour aller, semble-t-il, rejoindre TNA . Après les gros succès qu'il a obtenu à la WWE devant "des maisons pleines", il va trouver la "game" quelque peu ordinaire lorsqu'il devra se "coucher" pour Jarrett, à part les bons combats qu'il livrera contre Samoa Joe, si quelqu'un en premier à penser à cette classique.

    Il en a passé du bon "stock" dans les 10 dernières années à la WWE et personne, ou à peu près, reste ou personne ne trouve quelque chose d'intelligents à faire avec ces "montagnes de muscles" qu'on a vu se défiler devant nous.

    Les problèmes seront toujours les "push" et l'argent, tout comme pour la lutte québécoise. Linda McMahon a considérablement baissés les salaires pour le même travail, toujours l'énorme pression, toujours les blessures, toujours les longs voyages qui font d'une vie familiale, une vie considérablement hypothéquée. Personne dans le vestiaire n'est réellement "ami" avec l'autre, donc le "social" est très limité. De plus, Triple H a trop de pouvoir et à part le méprisable Shawn Michaël, tout le monde doit ramper devant celui qui a eu l'intelligence d'épouser la fille du boss.

    À mon humble avis, tout est à refaire présentement à la WWE, je dis tout à commencer par ressortir de meilleurs salaires dans de meilleures conditions de travail. Je peux vous dire que nous dans la lutte, on est fait fort. Tout le monde peuvent et veulent se défoncer, peuvent et veulent voyager, peuvent et veulent manger de la merde, peuvent s'exiler pour longtemps mais lorsque l'argent rentre et une petite tappe de reconnaissance sur l'épaule de temps à autre arrive dans des temps durs, CES DEUX CHOSES peuvent nous remettre agréablement sur les rails. Les problèmes de plusieurs comme Angle, Benoit, Jericho partent de là et j'en suis certain.

    PERSONNE ne m'aurait envoyé travaillé à la Baie James pour le même salaire et condition que j'ai ici en ville et c'est tout à fait normal. Maurice Vachon, qui a toujours défendu les lutteurs, avait un jour dit: "celui qui créera un syndicat à la lutte va devenir millionnaire dans pas long".

    À part Hulk Hogan et Triple H, qui peut se vanter de voyager dans la lutte aussi aisément et confortablement que nos joueurs de baseball professionnels ?

    Lorsque dans une fédération telle que la WWE, que celui qui dégénère le plus de "heat" est le boss lui-même, c'est qu'il y a un problème. Mais, avouons que Vince McMahon est tout un "showman" et qu'il est plus en shape que 90% de ses lutteurs, et ce, à 61 ans. Je crois que ça rend encore la lutte plus malade.

    Et pour le "try out" de nos Canadiens au Centre Bell le 18 octobre dernier, avec les commentaires fiables que j'ai eu, je crois sincèrement que les dés étaient pipés d'avance. Je crois que l’on a déguisé cela en Tough Enough. C'est pas compliqué, ils n'en veulent pratiquement plus de Canadiens, et encore moins de Québécois avec nos accents français. Plus de problèmes de visa. Terminé!

    Je connais et j'ai connu Dave "Fit" Finlay : oui, c'est un très bon lutteur et oui, c'est un vrai "tough". Partout en Europe, il était le top "heel". Mais, avec les ingrédients que la WWE possèdent présentement, ou du moins ce que je vois à la télé , Finlay n'avait pas le droit d'accueillir aussi froidement nos Canadiens, de les faire "bêcher " de la sorte avec des Hacksquats, push up et les courses dans les escaliers du Centre Bell pour ensuite leurs donner une couple de minutes dans le ring et leurs lancer dans le visage que des deux côtés , tout le monde avaient perdu leurs temps.

    Oui, il faut être en forme pour lutter, mais la photo des candidats que j'ai vu sur le net ne mentait pas du moins; ces jeunes aspirants avaient faits leurs devoirs en frais de "shape" et je suis certain du talent de Franky The Mobster et James Champagne. Certains me diront que la décision venait d'en haut, mais je n'y crois pas.

    Dave Finlay est plein de pouvoirs ces temps-ci et il s'en sert. Il se peut fort bien cependant que l'on veuille ramener un peu le "kayfabe" , soit aussi qu'on veuille rendre le ring de la WWE beaucoup moins accessible. Comme dans le temps d'Édouard Carpentier d'où les élèves passaient "au cash", que se soit à son école du Centre Paul Sauvé ou dans le temps de lutte Grand Prix, au début des années 70, avec Maurice Vachon et Gilles Poisson (ce dernier avait pour mandat de "stretcher" tous les jeunes).

    De là, j'espère que nos "boys" ont compris le "message" et que la prochaine fois, sans jamais désespéré, ils trouveront "une gimmick" quelconque pour mieux impressionner lorsque le "timing " sera meilleur. Oui, le "timing", être là au bon temps au bon moment, mais lorsqu'ils veulent vraiment "entrer " quelqu'un , ils ne lui font pas faire la gazelle dans les centaines de marches des dits «arénas» ; un fax et des billets d'avions et le tour est joué.

    Parlant de Maurice Vachon, j'ai adoré le réentendre lors de l'émission des "Saltimbanques" du ring. Sa voix rauque me fait encore vibrer. Il était notre Kurt Angle du temps. Maurice Vachon et Eddy Creathman étaient les « Maîtres », en majuscule, pour nous vendre la lutte professionnelle. Ils n'étaient pas mal pris avec un micro dans les mains; parlez-en à vos parents et grands-parents.

    Revenons à la lutte québécoise. Plusieurs me reprochent d'être "stiff" dans mes éloges au sujet de lutteurs ou fédérations de notre province.

    Sans être un Finlay de moi-même, c'est seulement que j'en ai vu de la lutte dans ma vie avec des "maisons" archi pleines et que cela en m'en prend beaucoup pour m'impressionner. Mais, en étant bon prince, je sais pertinemment évaluer lorsqu'il y a un effort de fait, je veux dire de travailler fort en s'amusant et non de jouer en crétin pour s'amuser. Juste pour vous dire que Ricky Martel, qui n'est pas le dernier venu, lors de ses visites espacées à la CCW, aurait licencié 90% de mon vestiaire si je lui aurait donné le crayon et le livre.

    Combien y a t-il de population à Drummondville?

    À mon avis, c'est grand comme Jonquière, soit 65 000 personnes ou peut-être 125 000 avec les fusions. J'ai eu du bon temps dans cette ville, avec feu Henri Dostie et aussi avec Lutte Internationale; à partir de l'aréna Marcel Dionne jusqu'au Drummondville Olympic, d'où ces soirées se terminaient au Motel Blanchette qui longe la 20 de cette ville. Que de bons souvenirs.

    Pourquoi je vous parle de cette ville aujourd'hui ?

    C'est parce qu'il y a 3 fédérations qui y roulent (NBW, WXW et la SWF). C'est juste qu'il me semble que c'est beaucoup trop de "monde" pour une petite ville.

    Qui sont les meilleurs? Je ne sais vraiment pas, mais est ce que la qualité y est vraiment ? Là-dessus, j'en doute, mais si les salles sont pleines partout, félicitations au pluriel. C'est que si je me réfère à Jonquière, de par la superficie de la ville avec la JCW, qui est la seule présente avec un certain talent sans être noyé de poids lourds , une autre fédération avec moins de talent nuirait considérablement à la JCW.

    Cessons de dire que c'est bon d'avoir de la compétition; je déteste cette phrase et encore plus pour la lutte québécoise. Pour les gros commerces et magasins, oui ce sont les clients qui en bénéficient, soient des spéciaux ou autres, mais pas dans la lutte.

    La JCW est bien toute seule à Jonquière et souvent, ils ont à tirer le diable par la queue pour survivre dans une ville grosse comme Drummondville. Si le marché se porte bien dans votre ville, encore une fois félicitation, mais combien de spectateurs payants pour cette gloire?

    En passant, il y a un autre lutteur, celui-là de Drummondville justement, qui a annoncé son dernier combat il y a une couple de mois, soit sa retraite. Il s'agit de Funky. Eh bien, si je me fie aux résultats, il est déjà de retour.

    Pourquoi faire de la fausse publicité?

    Pourquoi jouer avec les sentiments du public, je veux dire pour ce qui en reste? Le prochain qui annonce une retraite, je veux y être et lui faire signer des véritables papiers.

    En 2001 à la CCW, j'avais sérieusement demandé à Ricky Martel de faire un petit retour sachant qu'il était retraité. Sa première réponse fut:"De un c'est impossible, car j'ai brûlé mes bottes". Est-ce que les prochains retraités vont faire de même? Je veux dire "brûler leurs bottes" ou pour les plus pauvres, leurs espadrilles?

    La CPW semble en arracher ces temps-ci; je crois qu'ils ne se sont jamais remis d'avoir perdu leur salle sur la rue Berri. J'y suis allé une couple de fois et c'était très bien; j'adorais leurs vestiaires. Depuis ce bon temps, la vie n'a pas l'air d'être facile. On se promène sans avoir de véritables nids, même que le booking se soit lui-même appauvri.

    Perdre notre maison ou un loyer que l'on affectionnait, ce n'est jamais pareil par la suite. J'entends ici et là d'achat et de construction de salle, de négociations de toute sorte et là encore, le dernier show a dû être cancellé pour problème de salle. Çà fait mal, très mal et j'espère bien que cette fédération de l'Outaouais se retrouvera un château fort pour y revenir avec ce qu'on avait déjà vécu antérieurement.

    Je vous le souhaite car j'ai eu du fun chez vous et j'ai aussi des merveilleux souvenirs de votre ville, du temps de lutte Internationale. Vous savez, le Centre CPW de la rue Berri était ce que représentait le Centre Mgr Marcoux pour la CCW, tout comme la ICW sur la rue St- Germain ou comme la IWS avec le Scratch de Laval. C'est comme notre premier amour, on y pense toujours.

    Parlant de la IWS, qui eux aussi ont eu leurs parts de difficultés depuis leurs départs de Laval, j'ai su que vous déplaciez une couple de cents personnes à $15. et $20 la copie au Bogey. Si c'est tous des payants, je lève mon chapeau car vous avez une clientèle fidèle pour ce genre de produit. Au fait, vous êtes connu dans cette lignée mais après avoir fait un bon coup, tel que suggéré en allant chercher Jake Matthews, se serait peut-être bon qu'il ait "de la viande" devant lui de temps en temps parce qu'à la longue, les jeunes vont se tanner de recevoir ses sévères baffes à tous les mois (au moins, c'est pas aux semaines).

    Revenant à votre prix d'entrée, je suis certain que vos "boys" se défoncent pour vos 3 lettres (IWS), mais juste par principe, même si je serais millionnaire, je ne payerais pas de $15 à $20 pour de la lutte québécoise, à moins d'un gros show d'aréna avec un invité mondialement connu (ok pour le Medley). Mais votre recette semble bonne, un gros BRAVO.

    La MWF, avec en tête Frédéric Lauzon, vient de perdre aussi leur salle. Bien malheureux, car il faisait aussi une bonne job. Je souhaite bien qu'il en retrouve une autre à Valleyfield, où il a connu du succès. J'endossais à 100 milles à l'heure sa formule des dons pour les petits déjeuners: quel bel oeuvre et surtout une bonne note rehaussante pour la lutte , c'était rafraîchissant.

    Là, je veux vous parler de quelque chose qui m'intrigue et qui concerne les écoles de lutte. L'école de lutte de la CCW (2000-2003), avec moi en tête et Keven Martel, a eu 212 inscriptions en tout et partout, inscriptions faites et payés. Il en est passé du monde: des gros, des petits, des talentueux, des showmans, des musclés, des maigrichons, des grosses-têtes, des téteux de push, des vaillants, des pas de coeur, des homosexuels, des gars aux femmes, des voleurs, des honnêtes, des gars qui ne se lavaient pas, des vrais pauvres, des moins pauvres, peut-être 4 qui avaient de l'argent un peu, des gars qui n'avaient peur de rien, d'autres qui avaient peur d'une guêpe, de plusieurs qui aller pisser ou chier sans se laver les mains, des vantards, des respectueux, d'autres qui voulaient juste savoir comment ça marchait … Enfin, ça prends de tout pour faire un monde.

    Là où ça me chicote c'est qu'en vérifiant à peu près tout ce qui se passe en province, je n'en compte que 5 qui luttent régulièrement sur nos booking au Québec. Oui 5 sur 212, où sont les autres?

    Est-ce qu'ils n'étaient que de passage dans la lutte?

    Je ne sais que personne ne peut aimer la lutte comme Sunny War Cloud, mais à quelque part je me demande où tout le monde est passé?

    Les vrais sont restés à ce qu'il me semble.

    Jacques Rougeau demandait exactement 6 fois plus d'argent que moi pour apprendre à lutter, quand on sait qu'un ring à Montréal ou à Québec reste les mêmes "bumps" et tout. Jacques n'a pas atteint un chiffre aussi magistral que le mien aux inscriptions, mais si je compte comme il faut et il y a une douzaine de ses "boys" qui luttent régulièrement en province, sans oublier Kevin Steen qui s'exécute la plupart du temps aux USA.

    Et Marc The Grizzly alors? Une cinquantaine qui luttent encore et ses cours n'étaient pas donnés non plus.

    Je ne doute en rien notre compétence parce que moi et Keven formions un duo d'entraîneurs hors pair. Après évaluation, je crois oui le nom de Rougeau avait une ampleur. mais le côté géographique et les coûts d'inscription ont joué de beaucoup.

    Lorsque tu débourses (ou tes parents) de $1,500 à $2,000 annuellement pour apprendre quelque chose au lieu de $250, tu mets de l'énergie encore plus, tu persévères en doublant les efforts, enfin t'en veux pour ton argent. Tu n'acceptes jamais de payer un tel prix sachant que tu es un chaudron. Donc, sans en avoir fait le tour de cet école de Montréal, je sais fort bien que tous, ont un minimum de talent . Oui, ils n’auront lutté que 4 fois cette année mais non pas seulement devant leurs blondes.

    En revenant aux fédérations de lutte Québécoises, en ce qui a trait à celles qui ont perdu leurs salles, La R2W, qui faisait partie du groupe, s’est royalement relevée en trouvant non pas une nouvelle salle, mais deux salles: soit à Québec et St- Romuald.

    La première m'était totalement inconnu dans mes recherches du temps et le premier gala, à ma grande surprise, a fait "maison pleine". Dû à mon travail, je n'ai pu y être mais côté assistance, ce fut un succès. Le défi maintenant est, je crois, de tenir ce nouvel emplacement plein avec une ambiance d'enfer.

    On a lu certains commentaires que j'ai lu aussi, accompagnés de quelques conversations crédibles non pas avec des anonymes de l'internet. Bref, il faut toujours prendre les suggestions et les critiques de ceux qui paient à l'entrée, mais l'approbation vient toujours de celui qui choisi quelle sorte de spectacle il veut donner au public, quitte à remplir presqu'à toutes les fois ou de se ramasser avec 30 personnes dans la salle.

    La première fois, tu n'as pas le droit de te tromper. Non, je n'ai pas vu le show mais juste comme ça, les critiques ont été mauvaises, bref le show n'as pas sorti. Des lacunes il y en a, mais il me semble que la fin de la R2W anciennement à Lévis était de beaucoup plus supérieure que celle renouvelée.

    Vous voulez ma version ?

    Je vais vous la donner, seulement avec la carte des combats que j'avais un jour avant le départ sur le nouvel emplacement sur le Boulevard René Lévesque.

    C'est qu'en ce moment, en Octobre 2006, il est difficile de faire des bons spectacles seulement avec les talents locaux de cette ville, bref la qualité est grandement en manque. Il y en a plusieurs qui sont partis, d'autres qui boudent, d'autres qui sont bien chez eux, certains qui ne faut pas approcher avec une baguette de 10 pieds (absolument à éviter, Jo si tu veux savoir qui, appelle moi je vais te rendre service).

    En résumé, la R2W n'aura pas le choix d'investir quelque peu et parfois beaucoup afin d'approcher quelques lutteurs poids lourds en province pour justement garder cette salle pleine, garder cette discipline crédible et du même coup avoir une certaine notoriété en province.

    Il y a 3 hics dans tout ca :

    Le premier est l'investissement. Pour faire $15, il faut en dépenser $5. C'est vrai, il y a les dépenses des gars de l'extérieur mais à la longue, c'est profitable. Du côté publicité, vous avez rempli je ne sais avec quoi mais à la CCW, sans le journal du Québec et la radio CHOI, on aurait lutté devant nos blondes, donc vous avez déjà un très gros avantage. Moi, à la condition que je ne travaille pas, vous avez tous mes services gratuitement, avec le meilleur de moi-même dû au grand bénévolat que vous m'avez donné à la CCW, mais les poids lourds se font rares; je vais faire le tour assez vite.Lutter contre des petits, je ne suis pas capable, ça me prends du boeuf en avant de moi. Le plus petit que j'ai affronté au cours des dernières années est Jack-a Lidster et malgré qu'il a bonne réputation , j'avais l'impression de faire l'inceste.

    Le deuxième hic est que le samedi, ça devient compliqué d'avoir des bons lutteurs de l'extérieur dû aux nombres élevés de fédérations. Tout le monde est en amour avec le samedi, malgré que j'ai fait d'aussi bonnes affaires les vendredis, même que j'avais suggéré à un ami de Montréal d'opérer les dimanches après-midi afin d'avoir un meilleur potentiel entre les cordes. Pat Girard a roulé pendant plus de 30 ans les dimanche après-midi et c'était plein pour ceux qui se rappellent. Bien publicisé, les samedis après-midi et dimanche de la même heure peuvent être rentable, à la condition d'un show de deux heures, pas une minute de plus.

    Le troisième hic est le plus dur, c'est que dans la lutte oui les "boys" sont là pour s'amuser tout en donnant le meilleur d'eux-mêmes, mais le promoteur lui est en "business", donc en affaire, y pas d'amis et moins de chums. C'est le public qui décide si tu es en chômage. Si le gars impressionne, donne les efforts maximum sur le ring accompagné d'un certain talent avec une bonne shape et un beau costume, je n'aurai rien à dire sur son poids, mais si il a l'air aussi BS que certains clochards de la basse ville, c'est dehors; autant pour les arbitres que l'annonceur et gars de sécurité.

    La crédibilité et la beauté de la chose attirerons toujours leurs lots de fans.

    Et ne niaisez pas sur le "Kayfabe", car ceux qui ne connaissent pas l'internet croient à la lutte.

    Revenons à l'émission des Saltimbanques du ring, où après avoir écouté toutes les éloges faites à mon idole Édouard Carpentier, je veux souligner l'honnêteté et l'humilité du journaliste Jean Paul Sarault lorsqu'il a mentionné qu'il prenait et acceptait les enveloppes ($$$) en dessous de la table donnés par Eddie Quinn. J'ai déjà été témoin de cette chose du journaliste Sarault venant des mains de Gino Brito en étant "au mauvais endroit" dans un après lutte au Centre Paul Sauvé.

    Plusieurs journalistes, surtout sportifs et autres, de nos journaux quotidiens ou de la télé se sont mis millionnaire avec ce passe droit tout en travaillant à $20.hr. Juste ici à Québec, parce que je ne dépliais pas, je ramassais les miettes. Partout je dis partout, ce sont les enveloppes, pourboires qui comptent et si l'intéressé en plus aime ton produit, il fera "la pute" pour toi.

    Cependant dans l'émission ,les commentaires du journaliste sportif Réjean Tremblay étaient insipides, vraiment sans saveur: bref, c'est le discours de n'importe quel marks du temps. Il cachait vraiment mal son ignorance face à la lutte, même que je ne l'ai vu qu'une fois à la lutte, soit au Forum de Montréal lors de la première grande visite de la WWF avec Hulk Hogan.

    Pour pouvoir s'exprimer dans une telle émission, il faut avoir été très près de ce monde ou en avoir vécu. Michèle Richard, encore une autre, qu'est ce qu'elle faisait là?

    Tant qu'à y être pourquoi ne pas avoir invité Dominique Michel et France Castel?

    Pourquoi ne pas avoir donné plus la parole à Gino Brito ?

    Où pourquoi ne pas avoir invité Jacques Rougeau Sr ?

    À part ces légers moments de mascarade, j'ai adoré ces deux premières émissions et j'ai grandement de la peine de voir Édouard Carpentier comme a , je veux dire vieilli comme ça ; oui on vieilli tous mais lui c'était pas pareil et j'aurais voulu qu'il reste jeune et malgré que plusieurs tops et anciens ne l'aimaient pas, moi a été tout le contraire car il a été L'IDOLE DU PEUPLE dans le temps¸, au point de vue athlétique et physique.

    Je reviens quelques instants avec Édouard Carpentier qui mentionnait qu'à peu près personne ne voulait voyager avec lui ; je le crois et moi-même j'ai vécu la même chose.

    J'ai toujours voyagé ou essayer de voyager avec des gars qui s'entraînaient; sur le territoire de Calgary, j'étais en charge de la van des "faces", même chose dans les Maritimes et en Orégon; en Europe, vu que nous restions deux mois dans la même ville, je m'arrangeais pour demeurer vraiment pas loin d'un gym, au Japon je m'étais acheté une bicyclette et le peu de USA que j'ai fait, et au Québec doublé de l'Ontario, je mangeais souvent mon pain noir.

    Je vais juste vous donner un exemple de booking que nous avions dans le temps (1984, 85 et 86 ) avec Lutte Internationale:
    Lundi = Montréal
    Mardi= Hull
    Mercredi= Val d'or
    Jeudi= Rouyn
    Vendredi= Timmins Ont
    Samedi= Sudbury Ont

    Après quoi, nous roulions toute la nuit pour rentrer à Montréal et se reposer un peu pour reprendre déjà, le lendemain, au Paul Sauvé et continuer du côté Est par la suite.

    Moi, tout comme Carpentier, je suis un lève-tôt sur la route et partout.

    Lorsque je voyageais avec des gars qui s'entraînait (Denis Goulet était mon préféré) au lever à 7:00, comme exemple à Hull, le mercredi matin, nous déjeunions et on filais au gym à côté du Motel Adams pour ensuite, vers 10:00, prendre la route pour Val d'or, prendre notre chambre au Motel L'Escale de l'endroit et nous pouvions dormir 3 heures dans l'après-midi, car nous étions déjà sur place, donc aucun danger de no-show en plus d'être bien reposé.

    Le lendemain matin à Val d'or , c'était la même routine pour ensuite se diriger à Rouyn.

    Mais lorsque tu es pogné pour voyager avec des gars qui ne s'entraînent pas, qui boivent toute la nuit et qui se lèvent à midi tout décrissé parce que c'est la femme de chambre qui pioche dans la porte parce qu'il faut quitter, croyez moi pour un gars qui est levé depuis 7:00, au bout de la semaine j'aurais souvent balancé mes plumes dans le premier container.

    Dans nos villes, les gyms ne sont pas toujours à la porte de notre hôtel et lorsque le propriétaire de l'auto ne prête pas son véhicule , tu sèches tout simplement. Les taxis : sur la route, tu essaies de sauver un peu de sous car on n'avait pas le salaire des médecins.

    Et puis autre chose, lorsque tu t'entraînes et que tu veux performer, le poulet Kentucky et les Harvey's ne sont pas la solution, mais si le maître de l'auto veut manger ça, tu manges cette merde ou tu crèves de faim.

    Pour les gyms, je n'ai pas besoin d'un super Gold's gym sur la route, je ne poussais pas au fond car je luttais le soir, donc je ne faisais que m'entretenir mais bien.

    Vous voyez , Édouard Carpentier était comme ça: en plus d'avoir horreur de la cigarette tout comme moi, c'était mon idole. Si vous voulez deux autres exemples de gars disciplinés, je vais vous nommer Steve Strong et The Masked Superstar. À minuit, nous étions couchés la plupart du temps et à 7:00 nous étions debout; je m'excuse, Édouard lui c'était 6:00.

    J'ai revu René Dupré l'autre jour à la télé, évoluant pour le groupe de la ECW. À entendre certains commentaires, je suis le seul à le trouver trop petit comparativement à ce qui avait l'air avant. J'aimais le René Dupré, d'il y a 3 ans et je le trouvais très mobile et aussi rapide.

    Peut-être avait t-il un problème d'attitude ou bien il n'était pas dans la manche d'un "pesant", du moins je le voyais très haut. La WWE aurait pu faire quelque chose de bien avec lui avant de le détruire et essayer de le remonter ensuite. Une fois que le public t'as vu trop souvent sur le plancher, celui -ci ne crois plus que tu peux te relever ou ne veux tout simplement plus t'adopter.

    En parlant de physique, j'aimais beaucoup mieux The Rock à 275 livres du temps de la Nation of Domination qu'à la fin à 220 livres. Il bougeait presque autant avant et il était monstrueux, pour avoir été dans le même vestiaire que lui en 1997 à Ottawa. Cependant oui, c'est plus payant faire du cinéma que de lutter et je suppose que les producteurs ont voulu qu'il réduise son poids. À la fin dans ses derniers combats, il était " flatt" , plus de dos , sa poitrine avait fondu; bref, il avait l'air d'un gars dépressif qui relève d'un divorce et d'une faillite. Encore là c'est seulement mon opinion, soit le premier coup d'oeil.

    Revenant à notre lutte à nous autres (Québec), j'ai remarqué comme vous tous les messages répétitifs de la XQW de Trois-Rivières à l'effet d'une "bombe" dans la lutte, d'un nouveau lutteur qui vient de signer, d'un autre et d'un autre enfin tous des visages connus en province.

    Là où je veux placer un "hic" ou une virgule, c'est que ça fait vraiment pas sérieux et à la longue redonnant pour ne pas dire polluant pour les lecteurs sérieux.

    Tout de suite je veux vous dire que je ne vous en veut pas, d'ailleurs je ne vous connais même pas mais le problème est que vous commencez par la fin.

    C'est vrai que vous êtes tombé sur un soir de pluie pour votre premier show, soit en plein air, mais je vous le redis encore, des shows en plein air avec aucun plan B au cas de pluie, C'EST DE LA MERDE. D'ailleurs, votre emplacement n'était pas bon: ça respirait l'amateurisme et ça me pue au nez.

    Là vous n'avez pas de nouvelles dates et encore pire, pas de salles et vous annoncez des signatures de lutteurs. C'est comme si vous achetiez des meubles chez Tanguay ou Brault- Martineault et que vous n'avez pas de maison ou loyer, alors où les livreurs vont t ils débarquer la marchandise?

    Un autre exemple facile: j'ai un compagnon de travail sur la sécurité qui est un très grand dépendant affectif; il m'a annoncé qu'il se mariait l'an prochain. Mais voilà , il n'a pas encore de blonde.

    Vous voyez, ces deux exemples, dont la dernière très véridique, ne font pas sérieux… mais ça fait exactement comme vous, pas sérieux.

    Si vous voulez paraître crédible et l'être, effacez-vous et travaillez fort à vous trouver une salle potable, un ring à vous pour ne pas être dépendant de tout le monde et construisez au fur et à mesure et ensuite, revenez nous voir; là, tout le monde et moi-même verront clair et pourrons vous donner un coup de main.

    Juste en passant, si vous êtes plus jeune d'âge que la moitié de votre roster, vous ferez patate car tout le monde ambitionnera sur vous et si en plus, vous n'avez pas d'argent de ramassé ou qu’une vieille tante ne peut vous venir en aide au plan monétaire, alors changer de rêve tout de suite. On en a eu des grands rêveurs comme ça dans la ville de Québec, c'était seulement bon à défoncer des portes ouvertes et peinturer des murs de sable. Bonne chance quand même.

    Pour terminer, ces temps-ci je travaille au port de Québec devant les bateaux de croisières qui sont meublés que de Philippins comme membre d'équipage. L'autre jour, en parlant avec un membre de la sécurité du bateau "Maasdam" (un Philippin lui aussi) , il m'a dit que la plupart était exploité à travailler à $10 US par jour et que c'était un privilège dans leur pays de travailler là. Un soir, un membre de cette même race, magané par la boisson, a poigné un sein d'une voyageuse américaine. Aussitôt, il a été placé en cellule sur le paquebot et revenu dans son pays, la cour lui a donné 1 an de prison accompagné de 50 coups de fouet, à raison de 5 par jour pour 10 jours. Il a été banni des croisières et a juré de ne plus recommencer.

    La réponse que j'ai fait à ce gars: «Il aurait été mieux de lui poigner une boule ici sur la rue St-Jean. Il aurait eu comme punition 1 mois en société avec psychologue payé, en plus des anti-dépresseurs payés par le BS». Ici, le monde n'as plus peur de rien. La peur règle bien des choses vous savez.

    Bonne semaine, habillez-vous et faites attention à la grippe.
    Sunny War Cloud

   

 

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