"Sous la tente" de Sunny War Cloud,

 

 

Chronique #36 (27 novembre 2002)

 

    Bonjour chers amateurs de lutte, 

                                                

         L’hiver est drôlement arrivé et pour de bon je crois.  Trente centimètres en une journée, ma tente est entourée au complet et j’ai eu peine à y entrer.  J’ai déjà commencé à déneiger mes boîtes aux lettres à Cap Rouge et mon patron m’a demandé si j’étais capable d’en faire 25 de plus.  81 au total, c’est un beau défi juste à penser qu’il en cherche plein de travailleurs capable de faire cette job à la fois physique et pleins d’imprévus.  J’entreprends ma 5e hiver et je suis le seul qui est encore là sur 31 personnes.  C’est pas facile mais à 10:00 du matin au plus tard, tu as fini ta journée.

 

 

 

          Encore beaucoup de sujets ces temps-ci mais là où je veux m’attarder c’est souvent la réflexion ou les répliques de certains fans au sujet des shows Relève et ce pendant que les jeunes s’exécutent.  

 

          Ce n’est pas spécifiquement lors du dernier programme mais de l’année complète à ce qui attrait à ces soirées d’où seulement 3$ est demandé à la porte.  La C.C.W est faite pour tout le monde ayant un certain potentiel, un bon vouloir et certaines aspirations à vouloir lutter un jour devant une foule.  C’est le rêve d’à peu près tous les jeunes et quand je dis tous les jeunes c’est l’école primaire au grand complet.  Qui dans ces premières années d’école ne s’est jamais tiraillé, poussé, lutté sur des montagnes de neige.  J’aimais être sur le "Top" de la lutte en question après en avoir planté 5 ou 6 mais il y en avait toujours un qui me faisait prendre des bumps de fou.

 

          Et si je transporte le tout aujourd’hui dans la C.C.W Relève, les participants qui ont souvent entre 14 et 18 ans ont passé l’étape de la montagne de neige à l’arène de lutte car ceux-ci veulent voir si vraiment leurs premières périodes à l’école, je parle du côté antagoniste n’était que passager ou réel en soi.  Seulement il y a une chose, c’est que cela est sérieux car il y a des frais à débourser pour savoir se tirailler de la bonne façon et qu’il y a un public à divertir, un public qui t’applaudira ou te huera à sa guise mais tout çà fait partie du jeu car celui-ci paie pour être juge.  

 

          Mais là où j’interviens et de vive façon, c’est souvent à ces dites répliques d’où j’en fait allusion plutôt dans le texte.  J’ai déjà entendu à quelques reprises des fans lancer à pleine gueule à ces jeunes pugilistes souvent dans leurs premiers combats qu’ils étaient pourris :

 

" T’es pourri, t’es pas bon, retourne chez toi, change de métier… "

 

          Écoutez les shows Relève, c’est pour tout le monde qui a un certain apprentissage de la lutte, c’est une école, les jeunes apprennent et se doivent d’être testés devant une foule mais ne soyons pas trop sévères à leurs endroits après tout le prix n’est que de 3$.  

 

          C’est un peu comme exemple suivre une auto avec l’inscription "élève au volant".  

 

          Moi que souvent intolérant en voiture, respecte ce type de conducteur car je sais très bien que la personne est nerveuse et elle est pris entre deux feux soient le professeur qui n’hésitera pas à lui faire échouer l’examen et les chauffeurs mécontents qui veulent être arrivé avant de partir.  

 

          Je transfert le tout au centre du ring du Centre Marcoux et ces mêmes jeunes sont pris entre moi qui observe le combat d’une télé en arrière-scène et du booker sur la mezzanine qui essaie de trouver les points positifs à un éventuel saut dans la grande ligue.  

 

          Oui des erreurs j’en vois, j’en vois pleins mais ils sont à l’école de la lutte.  Par contre ceux du samedi soir, lorsque le public défraie 8$ aux guichets, là nous sommes intransigeants et là nous demandons des résultats et là vous pouvez être des vrais juges, mais pour les débutants même ceux que vous voyez là depuis un certains temps, l’indulgence est de mise.  

 

          Pensez aussi aux parents de ces jeunes qui sont souvent dans la salle, eux qui viennent d’entendre une phrase perdue et non pensée d’un individu qui souvent a besoin d’attention, une phrase dirigée directement envers souvent notre seul enfant qui veut nous prouver quelque chose de valorisant autres que de traîner dans les arrêts d’autobus.  

 

          Comment pensez-vous qu'un jeune de 15 ans peut se sentir après un combat lorsqu'un groupe d'adultes l'ont invectivé de toute part non pas parce qu'il est "heel" ou "face" mais bien parce qu'il a raté un move?

 

 

          Même souvent les lutteurs réguliers sont dûrs envers les élèves mais ont-ils déjà oublié d’où ils venaient?  

 

          Moi je me souviens encore de mon premier combat à la Salle Du Rocher de Chicoutimi : ce 27 Septembre 1970 d’où certaines personnes me traitaient de "pouilleux" ou de "chicorac", tout çà parce que j’avais les cheveux longs et que j’étais maigre.  J’étais "face" en plus, c’est plus dûr à absorber.  

 

          Si on revient à aujourd’hui, je suis le seul juge avec trois autres à avoir à donner mes commentaires (backstage) à ces jeunes.  Non je ne suis pas sévère au début car je valorise le jeune par ses forces et non le rabaisser dans ses faiblesses mais je demande à être écouté afin d’avoir de l’amélioration.  J’ai toujours été voir le jeune après son combat pour lui donner la main et le féliciter pour sa performance.  

 

          L’encourager, lui parler pour mieux performer.  Je peux vous dire cependant que lorsque mon message ne se fait pas passer, je démissionne assez vite.  Donc essayons tous de penser que c’est notre enfant qui est dans le ring et applaudissez-le car pour lui c’est son cadeau du mois.

 

 

 

          J’ai lu à quelque part que Serge Rolland était de retour avec Lutte 2000.  Bravo pour lui, il va pouvoir retirer 200$ par combat.  À son départ de cette fédération en Août dernier, il m’avait envoyé un courriel faisant état de son désir à venir à la C.C.W de Québec.  

 

           Excusez-moi mais je ne lui ai jamais répondu par manque de temps la journée même et par oubli par la suite.  Tout çà corrobore à ce qu’il n’était pas dans mes plans.  Au tout début de la C.C.W. dans les programmes pilotes en Mars 2000, Serge m’a faussé compagnie à une couple de reprises pour rejoindre Jacques Rougeau et aujourd’hui, son style ne cadre à peu près pas chez nous.

 

Pourquoi?

 

           Oui Serge Rolland est quand même un bon chum de lutte mais dans mon livre à moi et selon mes dépisteurs, il est au bout du rouleau.  40 ans, souvent à bout de souffle, il ne bouge plus.  Il est impressionnant, tout habillé en prisonnier, 6 pieds, 400 lbs la présentation est excellente mais lorsque la cloche sonne, plus rien.  Jadis il était bon mais aujourd’hui c’est une autre chose.  Alors pourquoi faire venir quelqu’un en qui investir un storyline et qui le mois plus tard te laissera tomber pour 200$ à Montréal.  Moi je n’ai pas 200$ et je n’aurais pas su quoi faire avec. 

 

Que fera-t-il à Lutte 2000? 

 

          Il sera une belle proie encore une fois mais cette fois-ci pour aller contre les Road Warriors.  Après tout, qui aurait lutté contre ceux-ci.  Il ne restera qu’à trouver un partenaire à Serge mais pour 200$ Jacques aura tout un choix.  Çà fait déjà la file.

 

 

 

          Samedi passé le 16 Novembre dernier, je suis allé lutter pour la N.C.W à St-Jean sur le Richelieu et je me suis amusé, j’ai ris, enfin je suis toujours un adepte de ces petites randonnées histoire de voir des bons chums de lutte et de faire du dépistage.  

 

          J’étais content et surpris à la fois de revoir Franky The Mobster avec une dizaine de livres de muscles sur le corps.  Il look très bien et paraissait épanoui.  Bravo car c’est une pièce maîtresse pour la N.C.W et la lutte au Québec en plus d’un bagage enrichissant qu’il est allé chercher dans les maritimes.  D’ailleurs vous aurez l’occasion de le revoir bientôt à la C.C.W.  J’étais également heureux de revoir Chakal et de converser longuement avec lui sur tous les sujets.  Un bon petit voyage comme j’aime avant la tempête.

 

 

 

          Hey oui, nous retournons les Vendredis.  La décision ne vient pas uniquement de moi mais je n’avais pas le choix.  Soudain le Centre Mgr. Marcoux perdent plusieurs locations à plein prix les Samedis tandis que moi je suis au pourcentage pour qui est question du loyer.  

 

          Finalement pour retrouver la bonne humeur du Centre et éviter de lutter sur le trottoir, j’ai consenti à revenir les Vendredis ce qui en partie n’affectera pas mon staff même que quelques uns ont applaudis ce changement dû à ce qu’ils auraient leurs fins de semaine complète.  Pour les autres et certains amateurs qui travaillent les Vendredis soirs, je m’en excuse même que je serai pénalisé mais vous aurez l’occasion de vous reprendre lors des Samedis Hardcore de la C.C.W.

 

Quand?

 

En début d’année 2003.

 

Où?

 

Au Centre Édouard Lavergne, 390 Arago Québec.

 

          Possiblement 2 fois par mois.  Un décor sera spécialement aménagé pour la chose.  Donc ce sera un rendez-vous et vous ne serez pas déçu car j’ai des lutteurs qui sont restés sur leurs appétits lorsque le Hardcore a disparu.  J'aurai également la participation de quelques membres de la I.W.S. pour ces galas ainsi que de Sexy Eddy qui m'a confirmé sa présence en 2003. 

 

 

 

          À part çà je voulais vous dire que je suis retourné chez mon ramancheur au Cap de la Madeleine car je me suis fait mal au dos la semaine passée en levant une immense porte patio à 7:00 du matin au début de mon quart et ce pas réchauffé.  Cinq jours plus tard, j'avais du mal à respirer et le mal persistait.  Trois heures de route aller-retour, cinq minutes dans son bureau et:

 

"Combien je vous doit M. Lamy?"

 

"Vous me donnez comme vous voulez."

 

          Vous voyez, trois heures d'auto aller-retour, cinq minutes de bureau + 20$ et le tour est joué.  Pour ceux qui ont plus d'argent que moi, continuez d'aller chez les chiropraticiens.  Un jour vous comprendrez.

 

 

 

          Un petit message pour la U.C.W., nouvelle fédération qui ouvrira ses portes à Québec supposément en Février 2003.  Au tout début, je voulais vous aider et je vous aurais prêter un ring, oui prêter et non louer, prêter à la condition que vous veniez le chercher, que vous le montiez vous-même et que vous le rameniez sans que j’ais à le transporter.  Le prix = opérer un soir différent de moi et faire lutter mes jeunes de la Relève qui soit dit en passant sont du même calibre que la plupart de vos lutteurs.

 

          Au contraire, vous vous êtes engraissé dans la négativité en pensant que je voulais tout contrôler et que je vous aurais "crosser".  Sachez les jeunes que je ne suis pas un "crosseur" et que je n’ai qu’une parole.  J’ai assez de la C.C.W à contrôler et vu que je n’avais aucune nouvelles de vous, je parle d’ententes positives, je me suis trouvé un autre endroit pour les élèves et le Hardcore.

 

          L’entente aurait été intéressante mais l’ancien patron de la N.C.W Québec la voyait d’un mauvais œil, lui qui est allergique à la C.C.W.  

 

          La N.C.W Québec avait de très bonnes fondations et était implanté à Québec et elle s’est fermée toute seule dû aux manques d’implications de certaines personnes.  Ces mêmes personnes veulent se redorer aujourd’hui ou ont plus d’argent et de temps qu’avant je suppose.  

 

          J’ai aidé la N.C.W Québec quelque peu et je voulais encore plus et ils ont refusé.  Résultat, ils sont fermés.  La N.C.W Montréal ont toujours collaboré avec moi jusqu’à la toute fin car les tops venaient hanter le ring de la C.C.W. régulièrement même qu’ils m’ont offert le ring de Québec en tout premier lieu; donc je n’étais pas si méchant que çà. 

 

          J’ai voulu aider la U.C.W qui ne sont pas encore ouvert et vraiment moins crédible qu’était la N.C.W Québec et ils ont refusé mon aide alors bonne chance les gars.  J’espère que votre investisseur a les reins solides et qu’il est prêt à déplier à tous les mois car vous allez tous vite vous retrouver encore une fois au Gym Extreme.

 

         Je vous aurais parrainé comme je l’ai fait avec la J.C.W et nous aurions eu du plaisir à travailler ensemble maintenant nous sommes compétiteurs car vous avez choisi d’être mon adversaire.  Le soleil reluit pour tout le monde mais à quelque part ceux qui ont la sagesse et l'expérience ne se brûlent pas.

 

          

 

          J'arrive justement de Jonquière d'où j'ai participé à la grande finale de leur gala en compagnie de mon garçon Dave et de ma fille Mélissa.  Vraiment une belle expérience dans ma vie d'être unie dans l'arène de façon familiale.  Mes lutteurs ont beaucoup apprécié également d'être sur une carte de la J.C.W. 

 

          Sachez chers amateurs du Saguenay Lac St-Jean que nous préparons conjointement quelque chose de gros, de vraiment gros au Palais des Sports de Jonquière pour le printemps.  Vous serez informé assez rapidement de la date et tout le développement concernant ce gala d'envergure. 

 

          Bref un voyage positif et enrichissant d'où deux choses m'ont déplu: C'est que je n'ai presque pas dormi de la nuit car le Motel Richelieu est à éviter si vous voulez dormir paisiblement car la nuit c'est une clientèle d'animaux qui y résident et un personnel inefficace et de plus une vilaine tempête de neige mouilleuse s'est abattu sur la ville de Québec dans la nuit de Vendredi à Samedi laissant 15 cm au sol que la charrue à Cap Rouge a poussé sur le côté de la rue.  Pendant ce temps, je filais pour le gala à Jonquière et le mercure est descendu et le tout a gelé.  Résultat Lundi matin à 4:30 me voilà en face de 81 boîtes aux lettres avec un pic, une masse et deux bonnes pelles solides pour effectuer mon travail qui doit être fait pour 10 heures maximum.  Après le fun c'est le travail, la vie est ainsi fait, parlez-en à Madd Dog, il a payé 22$ pour une pizza très ordinaire que je vais qualifier après l'avoir vu, d'un cap de roue.


    Bonne semaine,

    Sunny War Cloud

   

 

@ Tous droits réservés. Les chroniques de Sunny War Cloud ne peuvent être reproduites entièrement ou partiellement sans obtention de l'autorisation écrite de l'auteur.

 

Accueil - Nouvelles - Biographie - Galerie photo -

"Sous la tente" - Liens suggérés - @