"Sous la tente" de Sunny War Cloud,

 

 

Chronique #22 (23 janvier 2002)

 

    Bonjour chers amateurs de lutte, 

                                      

    Dans la dernière chronique, je vous parlais que j'avais une santé de fer, oui c'est vrai mais le 24 décembre au soir, je suis tombé sur le dos et pas à peu près; une grippe musculaire suivie d'une pneumonie, j'en ai eu jusqu'au 4 janvier; j'y ai même lutté le 28 décembre dans cet état; le souffle était court mais personne n'en s'est aperçu.  J'ai le contrat de déneigement de 60 boîtes aux lettres à Cap Rouge et ma conjointe et Kevin Martel sont venus m'aider car je n'étais vraiment pas capable.  Encore chanceux d'avoir un hiver clément et des bons médecins près de chez moi.  La meilleure, j'ai reçu le vaccin pour la grippe deux semaines auparavant.  

 

    Vous savez également dans ma dernière chronique, je voulais vous nommer les noms des intervenants qui m'ont vraiment aidé, inspiré et sauvé la vie.  Ce sont Marcel Ricard, Pierre Lemyre, André Cloutier, Nathalie Grenier, Guy Lépine, Luc Bergeron et Gaston Fortin.  Malheureusement quelque uns de ceux-ci sont sur la rechute mais je leur dit encore merci. 

 

    Après ma thérapie, j'ai repris la forme et la lutte à la I.C.W.  Je n'avais rien perdu de mon feu et de mon charisme mais sous une nouvelle identité intérieure, je dégageais plus d'assurance et je peux vous dire que je filais le parfait bonheur dans le même ring que Serge Proulx.  Connaissant Ludger depuis belle lurette, il savait ce que je valais et ce que je pouvais faire donc j'ai toujours eu un bon siège à chacune de mes apparitions à la I.C.W.  Je garde les mêmes sentiments aujourd'hui.

 

    Sur ce je veux vous parler d'un sujet chaud ces temps-ci soit l'appartenance des lutteurs.  Venez sous la tente, je vais vous dire ce que j'en pense et encore une fois vous avez le droit d'être en désaccord d'avec moi.

 

    Il n'y a pas une journée ces temps-ci qui ne parle pas de l'appartenance des lutteurs ou le droit de s'exécuter ailleurs, ou de contrats, ou d'association avec tel ou tel groupe.  J'en ai marre de tout çà et je peux vous dire que tout le monde a raison et tout le monde a tord mais l'amateur dans tout çà, celui qui paie son dû à chaque vendredi et samedi soir, qui crie et mets de l'ambiance dans la foule, qui boit une couple de bières ou qui dépense quelques dollars au restaurant.  Lui il aime quoi vous pensez? 

 

    Sans une foule fidèle à chaque semaine, nous serions tous fermés.  C'est à eux aussi qui faut tâter le pouls et Dieu sait que souvent les fans sont exigeants et en veulent toujours plus mais les promoteurs ou les boss si vous aimez mieux, qu'avons nous de nouveau à leur offrir lorsqu'ils ont tout vu, que les personnages des lutteurs sont exploités de tous les côtés et de toutes les formes.  Nous les promoteurs savons aussi que les fins de semaines arrivent vite et qu'à toutes les semaines, çà prend un génie et beaucoup de consultations pour en arriver à un produit adéquat aux attentes du public.  Moi jusqu'à présent ma recette est bonne mais je ne suis pas encore satisfait et jamais je ne le serai car il y a toujours place à l'amélioration mais oui je me donne ce qui me revient dans mes efforts que j'ai fait à la C.C.W mais je ne cesse de travailler, de penser à de nouvelles choses qui seraient bon pour mon public et mes lutteurs. 

 

    De nouvelles figures de temps à autre pour briser la monotonie d'une carte "réchauffée" pour rehausser le prestige d'un angle, souvent cela rafraîchit le vestiaire, dégourdit quelque peu la foule qui des fois ne sait plus quand et qui applaudir.

 

    Jusqu'à présent, c'est mon secret et c'est ce qui me tient en vie semaine après semaine.  C'est l'amour et la disponibilité que j'ai pour mes lutteurs et élèves en demeurant accessible à tous les jours et le respect que j'ai à travers la province en tant que lutteur et promoteur à part d'un que vous connaissez tous soit Jacques Rougeau qui lui est seul au monde avec lui-même.

 

    La lutte c’est du DONNANT DONNANT et dans ce sport comme dans la vie, j’aurai et nous aurons toujours besoin des autres et de notre prochain. Prête-moi ton râteau et je prêterai ma pelle. Gratte mon dos et je gratterai le tien. Si je vais casser une vitre chez toi  et qu’après tu viens casser la mienne, ça fait quoi au bout de tout ça?

 

De la merde et lorsque tu brasses cette merde et bien ça pue et c’est ça qui se passe dans la province et sur le net.

Qui sera le gagnant? Personne.

Le perdant? Les amateurs.

 

    Il y a une chose cependant, si tu as un problème avec moi viens nous allons en discuter calmement dans mon bureau mais ne viens pas m’attaquer sournoisement car tu vas trouver chaussure à ton pied. Je déteste la chicane mais par contre je sais me protéger et voir venir les coups bas.

 

    J’ai toujours prêché pour l’entraide , j’ai toujours été généreux et j’ai le cœur gros comme un éléphant. Lorsque quelqu'un me demande quelque chose, je tourne toujours la question à l'envers à savoir si il me prêterait la chose en question et après lors je décide.

 

    Ce qui me mets en rogne, c’est lorsque j’entends et je cite une fédération inexistante comme exemple « Moi si ma fédération, la W.S.A ferme un jour, j’arrête de lutter, je prendrai ma retraite car j’ai ces trois lettres gravées dans mon cœur.»

 

    Comment quelqu’un qui se dit lutteur et aimant la lutte peut s’exprimer ainsi?

 

    À moins d’un gars qui travaille sur le top dans une fédération et qui est barré partout, qui peut-être ne veut pas travailler en dessous ailleurs mais quand même.

 

    Moi Sunny War Cloud, je suis heureux comme un enfant lorsque je prépare ma valise et partout de bonne heure pour aller lutter a l’extérieur dans une nouvelle salle, nouveau public et surtout parler de lutte avec d’autres lutteurs. Nous sommes une grande famille et nous nous tabassons pour avoir du fun, pour faire un sport que plusieurs aimeraient faire.

 

    Lorsque je lutte a Montréal ou autre, je me défonce encore plus car je n’ai pas la fatigue et la pression de la C.C.W qui m’écrase les épaules. Je déconne dans les vestiaires enfin tout est drôle, je ris sans raison car je suis heureux et en même temps je sens que j’aide quelqu‘un soit la fédération de l’endroit.

 

    J’ai une joie semblable mais différente lorsque je reçois les lutteurs étrangers à Québec, je les mets a l’aise, je m’occupe à ce qu’il ne manquent de rien, à ce qu’ils trouvent leur séjour au centre Mgr Marcoux des plus agréable parce que pour moi, la lutte est et sera toujours une forme de thérapie.

 

    Plusieurs liens solides se sont formés entre la C.C.W. et la N.C.W. et je me félicite d’être à l’origine du projet et croyez-moi ce n’est pas fini que ce soit avec la N.C.W. ou autres; vous en entendrez parler avec les mois qui viennent.

 

    Mes lutteurs, ils croient en moi et me font confiance; Jusqu’à présent je crois avoir répondu à leurs attentes et ils ne demandent pas mieux de lutter ailleurs de temps à autre car ils n’ont pas seulement la C.C.W. dans leurs cœurs, ils ont la lutte à cœur et Kevin Martel et moi-même les avons formés solides, rapides, et non plaignard donc ils peuvent se mêler à n’importe quels styles, n’importe quel fédération du Québec et du Canada. Mes lutteurs peuvent aller lutter n’import'où lorsque j’en ai pas besoin mais la seule condition que j’exige, je l’ai mentionner plutôt; La lutte c’est du DONNANT DONNANT, se rendre service entre fédération.

 

    J’ai eu des blessés dans mes angles majeurs et même chose pour la N.C.W. donc nous nous sommes aidés mutuellement. J’ai prêter mon système de son à la N.C.W. Québec à deux reprises, ça m’a fait plaisir et ils me l’ont rendus d’une autre façon.

 

    L'été passé j'ai organisé un programme à Ville de La Baie au Saguenay et la J.C.W m'ont vendu 257 billets donc j'ai fait lutter 6 de leurs lutteurs et j'ai fait des démarches pour eux pour l'obtention d'une salle et d'une arène.  Voyez-vous si nous n'aurions pas eu de communication ensemble, j'aurais eu 200 personnes en moins et eux à leur tour, peut-être pas de salle et d'arène après quoi ils se sont exécuter à Québec et à quelques reprises.

 

    Ce printemps, il y aura quelques Samedis dont nous ne pouvons opérer car la salle était déjà louée, (voir agenda) nous nous produirons les Vendredis et ce sont ces Samedis que nous irons continuer l’invasion à la N.C.W. de Montréal. Il y aura un impact croyez-moi. J’ai même l’intention d’aller faire quelques combats à la F.L.Q. et à la I.C.W. , histoire de sonder les terrains d’ailleurs j’y ai beaucoup d’amis dans ces endroits.

 

    Donc pourquoi on ne voit pas cela à Montréal, pourquoi cette guerre de clochers inutiles? Vos raisons sont toutes bonnes pour avoir raison S.V.P ne pas me les énumérer. Je connais les fautifs et ceux qui veulent diriger. Mais ça sert à quoi?

 

    Pour ce qui est des contrats, je l’ai déjà dit, cela ne vaut rien si ce n’est qu’un règlement interne à chaque fédération dont je ne me mêle pas.

 

    Pourquoi je fais affaire avec la N.C.W. , hey bien ils était déjà à Québec une fois par mois donc c’était plus facile pour moi de déceler le talent et lorsque j’ai eu besoin de tel et tel lutteur, ils m’ont dit OUI sans réserves mais ils m’ont fait confiance à ce que l’ascenseur vienne de l’autre côté.

 

    Vous voyez la lutte c’est du DONNANT DONNANT. Les lutteurs ils veulent tous lutter , ils veulent être sur un ring les Vendredis, les Samedis et les Dimanches; ils sont tous pareil et nous sommes tous pareil, nous sommes amoureux des cordes, des bumps, de la foule, du micro et enfin de tout ce qui encadre la lutte incluant les voyages, restaurants, motels et les femmes.

 

    Que ce soit pour l’office à Sunny, à Ludger, à Manny, à Paul, à Bertrand ou à Jacques, les gars ont déboursé pour des cours de lutte, déboursé pour des bottes, couru les couturières pour des costumes, investi dans les gymnases, payé pour du bronzage, travaillent fort dans les entraînement afin d’avoir toujours une place dans le booking et certains ont même pris des cours d’anglais.

 

    Donc cessez de dire que vous ne voulez pas lutter ailleurs car vous êtes tous menteurs, vous êtes tous comme moi, des « putains» de lutte et c’est votre office qui vous en empêchent, soit votre boss et là je parle pour tout le monde.

 

    Oui vous avez fait un choix en signant ces contrats mais si vous auriez eu un second choix soit celui d’être indépendant tout en pouvant participer à plusieurs storylines honnête, vous auriez opté pour l'indépendance.

 

    Il est vrai qu'à Montréal vous êtes à peu près tous dans le même coin et avec un différent prix d’entrée avec comme mission une salle à remplir mais encore là il y a sûrement un terrain d’entente et pourquoi lorsque je parle avec quelqu’un de vous, c’est toujours la faute des autres.

 

    Vous que faites-vous pour stopper l’hémorragie?

 

    Penser un peu à l’amateur comme je le disais. Il y a des gens qui travaillent les Vendredis soir et qui ne peuvent qu’assister à la lutte que le Samedi soir et l’inverse également donc vous avez un bon produit qui fonctionne mais qui de temps à autre s’effrite de par les blessures et les histoires anciennes donc pourquoi ne pas essayer de trouver un terrain d’entente pour que les fans et les lutteurs profitent au maximum du plus beau divertissement sportif. Demander au « boys» de la N.C.W. si ils apprécient leur séjour à la C.C.W.; une réponse négative me surprendrait et attendez au printemps lorsque la C.C.W. arrivera à Montréal au château-fort de la N.C.W. vous en entendrez parler.

 

    Prenez comme exemple, les jeunes au hockey lors du tournoi pee wee et autres, ils ont une étincelle dans leurs yeux et un sourire, rien de plus beau qu’un sourire d’enfant et c’est çà que j’ai dans la figure lorsque je vais lutter ailleurs car tous les lutteurs et promoteurs, vous êtes tous mes amis car vous me rendez heureux mais n’oubliez pas la lutte et les commanditaires, c’est du DONNANT DONNANT.

 

    Là dessus je vous laisse, ma petite fille de 10 ans vient d’arriver de l’école en pleurant car la directrice leurs a interdit de regarder la lutte à la télévision et même d’assister à ces spectacles en pourchassant que c’est trop violent. Ma petite fille achève son travail de recherche et c’est sur la … lutte. Je vous en reparle.

 

    Bonne semaine,

    Sunny War Cloud

 

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