"Sous la tente" de Sunny War Cloud,

 

 

Chronique #14 (1ier juillet 2001)

 

    Bonjour chers amateurs de lutte, 

                                      

La St-Jean est passée, j'espère que vous n'avez pas abusé des bonnes choses en cette merveilleuse fête des alcooliques mais cette semaine, il fait chaud, humide dites-vous, j'ai fait installé l'air climatisé dans ma tente car je n'en pouvais plus.  Maintenant nous sommes tous au frais.  Je vais vous parler de la L.P.I.  Oui la fédération L.P.I qui est tombée au combat et bien décédée à part ça.  Je vais vous conter mon histoire telle qu'elle s'est déroulée car c'est la première fois de ma vie que j'ai vécu semblable chose en somme d'intégrité et l'honnêteté d'une grande personne dans mon livre à moi, soit le président M. Martin Lamarche.

 

Milieu Avril, je reçois un téléphone d'une de mes connaissances de lutte soit M. Raymond Coutu d'Acton Vale.  Au fait, M. Coutu veut louer mon ring afin de présenter un programme le 23 Juin 2001 à Acton Vale.  Il s'informe de mes talents et de leurs disponibilités.  Je l'invite à faire le voyage à Québec pour aussi voir mes gars et en fait, parler d'affaires plus profondément.  C'est toujours un plaisir de revoir un vieux de la vieille dans ce monde afin d'échanger quelques bonnes histoires loufoques car souvent la lutte c'est drôle.  Après la soirée, Raymond fût émerveillé de mon spectacle et après le prix d'entente pour la location du ring et de quelques lutteurs, il me laisse en disant que le tout devra être étudié par le comité et qu'une réponse suivra dans les deux prochaines semaines.

 

          Trois jours plus tard, c'est le "booker" de la L.P.I  M.  Mario "Candyman" Ouimet qui m'explique qu'est ce que la L.P.I, fédération dont j'avais eu vent de ses projets;  son président M. Martin Lamarche qui pour moi était un inconnu à part que je le savais provenir de Lutte Internationale 2000.  Mais Candyman, je le connais, nous avons travaillé ensemble à plusieurs galas, il m'a déjà invité chez lui, présenté à sa famille, parlé en moi en bien dans sa chronique et il est dans le domaine de la lutte présentement à plein temps contrairement à M.  Raymond Coutu qui lui est visible une fois l'an.  Candy me fait voir les projets de la L.P.I, il croit en sa L.P.I, en son président M.  Lamarche qui s'est même procuré un ring, celui de la défunte R.W.R je crois.  Il veut mes services ainsi que ceux de Kevin Martel, Brick Crawford, Tom Lessiak, Sexy Oliver et Jake Matthews.  J'embarque dans cette galère et il me précise:

               

"Sunny, les pay off seront dans les enveloppes avant que le premier spectateur se présente car je lis tes chroniques et j'ai vu ce qui s'est passé avant."

 

         Le projet était beau mais ça coûte beaucoup de sous au départ, je me demandais si il avait hérité d'une vieille tante et surtout qu'à Montréal il y a beaucoup de compétition.  

 

"Oui mais c'est quand ton gala Candy?"

"C'est le 23 Juin 2001"

"Quoi le 23"

 

          J'attends une réponse de Raymond Coutu d'acton Vale.  Oui mais si le comité D'Acton Vale se désiste, je me retrouverai avec rien, quoi que pour le même salaire c'est plus alléchant à Montréal qu'à Acton Vale; ma conjointe me précise que je perds la location du ring mais encore là pour ce qui reste à l'autre bout $$$ et le travail que ça implique:

 

"Écoute Karen le ring je le monte à tous les vendredis, je suis écoeuré".

"C'est OK Candy nous allons à Montréal le 23 Juin d'ailleurs on va se revoir Vendredi le 4 Mai chez Paul Leduc à la F.L.Q car je lutterai pour lui parce que le Centre Mgr. Marcoux n'était pas disponible à cette date."

 

          Une semaine s'écoule et revoilà Raymond Coutu d'Acton Vale au bout de la ligne me dire que tout est accepté au prix que j'ai demandé et il est prêt à me verser un accompte sur mon ring; me voilà dans l'embarras encore une fois.  

 

"Écoute Raymond, j'ai accepté un contrat à Montréal la semaine passée, un contrat verbal mais je connais bien le gars "Candyman".  Je n'avais pas le choix Raymond, j'ai pris la première occasion qui s'est présentée et toi tu aurais pu te retourner de bord et me laisser avec rien.  J'ai d'autres bons lutteurs aussi et je peux te trouver une autre arène pas aussi belle que la mienne mais elle est moins dispendieuse."

 

"Oui Sunny, je veux ton ring car je le connais, c'était celui d'Henri Dosties."

"Regarde Raymond, lorsque je loue mon ring, c'est parce que je suis à côté et non à 150 Km de celui-ci; après ça je lutte à Montréal le 23 Juin et je veux prendre ça relax après, grosse chambre d'hôtel à Place Dupuis, bon repas etc. et non retourner à Acton Vale défaire le ring, y a rien de plus monotone que cette corvée là."


          Sur ce, après lui avoir trouvé une autre arène, je le remercie beaucoup en regardant vers l'an prochain.

 

          Le 4 Mai 2001 à la F.L.Q, je retrouve Paul Leduc, sa fille Kim, Carl en somme j'ai été très bien reçu et de là, Candyman me présente Martin Lamarche le président de la L.P.I; un gars à sa place à première vue et en conversant avec lui je retrouve un monsieur poli avec de la classe, aimant la lutte, beaux projets en tête.  Au fait pour une première rencontre la chimie est là.  Le poster sort, il est beau croyez-moi, ses cartes d'affaires également.  La carte est solide, les médias sont invités; après un premier programme présenté en après-midi, l'envol est donné.  Je lui donne mon absolution car il semble vouloir exploiter de nouveaux horizons à ce qui attrait à la lutte déjà que pour moi Montréal c'est la N.C.W, I.C.W et la F.L.Q.  Je n'en voulais plus d'autres dans mon coeur.

 

 

          Le mois de Mai s'écoulant, Candyman me rappelle de façon enthousiasme en précisant que le prochain gala cet automne aurait pour pignon le Casino de Montréal; des commanditaires se seraient approchés de la L.P.I, enfin j'écoute mais rien n'est impossible dans ce monde.

 

          Surprise en ce Vendredi 1er Juin au Centre Mgr. Marcoux, je reçois la visite de Martin Lamarche et de sa charmante épouse; après la soirée vers 22 heures, il me donne des commentaires élogieux sur ma soirée et il précise que nous sommes sur la bonne lignée, enfin une image vaut mille mots; il se dit emballé à ce que la lutte soit en bonne santé avec les associations avec qui il converge. Samedi le 9 Juin, Martin Lamarche me téléphone prétextant qu'il sera à Québec lundi le 11 Juin et qu'il tient à me rencontrer sans fautes en compagnie de Kevin Martel.  Ma première pensée en rejoignant Kevin c'est qu'il est intéressé à plusieurs de mes "boys" les ayant tous vus à l'oeuvre ou bien un futur projet grandiose pour la L.P.I.  Lundi le 11 Juin, fidèle au rendez-vous c'est Martin Lamarche qui me téléphone � 11:30 pour me donner rendez-vous au Restaurant Normandin du Blvd. Hamel à 13:00.  Je m'empresse de prendre une douche, en plus d'aller chercher Kevin Martel chez lui et à 13:00 nous entrâmes dans le Normandin.  Martin Lamarche était assis seul dans un coin avec comme compagnon une pauvre poutine, il avait le visage affecté mais d'un air décidé, il nous dit: 

 

                "Bonjours les gars, vous êtes ponctuel!  Je voulais vous parler en personne car le but de ma rencontre et de mon voyage est que mon programme du 23 Juin est CANCELLÉ ET JE FERME LA L.P.I".

 

"Quoi Martin nous sommes à deux semaines du gala!  Qu'est-ce qui se passe?"

 

"Ce qui se passe!  Ce sont les graves problèmes internes dans ma fédération et là à deux semaines du gala, je me retrouve seul avec ma femme comme chef de file et à m'occuper de tout, je n'ai pas assez une bonne connaissance de la lutte pour mener à bien mon gala et de plus, il y a deux lutteurs qui se sont cancellés."

 

Il renchaîne en disant: "Je ne suis pas ici pour abaisser quiconque d'ailleurs je ne nomme pas de noms."

 

Connaissant l'exécutif de la L.P.I ils étaient deux, donc deux moins un égale un; la personne qui restait était celle avec qui Martin Lamarche ne s'entendait pas, ce n'était pas un gros calcul = Candyman.  Martin Lamarche n'a rien détaillé dans sa conversation à part qu'il a sorti promptement de sa valise six enveloppes qui contenaient les salaires de Tom Lessiak, Brick Crawford, Jake Matthews, Sexy Oliver, Kevin Martel et de moi-même avec en plus la location du ring que j'avais perdu à Acton Vale.  En tout vous voulez un chiffre, les enveloppes contenaient 1,100$ que Oui Martin Lamarche avait fait le voyage pour me les remettre en main propre s'excusant mille fois de nous avoir fait miroiter quelque chose.  Il nous dit regretter amèrement d'avoir embarqué dans cette galère sans avoir été mieux épaulé, sans expérience et de plus s'être fier à des personnes qu'ils croyaient sincère.  Là dessus, je ne pouvais faire de procès à personne car l'autre n'était pas là pour se défendre car il faut savoir que dans une médaille, il y a deux côtés donc deux versions mais de là à mon âge et à mon expérience de vie je peux facilement détecter l'honnêteté d'une personne surtout que dans ce monde souvent pourri qu'est la lutte, un promoteur inconnu qui t'apporte les pay off parce que c'est cancellé et qu'il précise surtout que nous avons manqué la soirée d'Acton Vale par sa faute, qu'il prend tout le blàme sur lui-même, écoutez chers lecteurs comment rester indifférent à cette prise de conscience.

 

          Martin Lamarche continue en disant qu'il voulait que son nom reste propre dans la lutte et après qu'il m'avoua être originaire de Granby et toujours amoureux de la lutte, je lui ai proposé un poste à la C.C.W soit d'allonger mes tentacules à l'exception de Laval, Montréal, Longueuil et Drummondville car la lutte est très visible dans ces villes.  Nous avons discutés de présidence à ce qui pourrait être C.C.W Montérégie en parlant de Granby, Cowansville, Farnham et St-Jean sur le Richelieu d'où nous travaillons fort sur une future étoile du nom de Sexy Oliver qui vient justement de cette ville et qui ne peut compétitionner dans sa ville car les dirigeants de la jeune fédération en place prétendent qu'il n'a pas sa place car son calibre est monté en flèche et d'aplomb après que Kevin Martel l'a pris sur sa tutelle.  Sur ce Martin Lamarche dit qu'il va laisser tomber la poussière histoire de décompresser et qu'il étudiera sérieusement mon offre. 

 

À mon retour dans l'auto avec Kevin, je ne pouvais croire ce qui était arrivé et de là Kevin me lance: 

 

"Sunny c'est pas de l'argent que je voulais, je voulais lutter le 23 Juin à Montréal."

 

Mon plaisir était de voir à notre départ du Restaurant que Martin Lamarche était soulag�, que pour lui l'épreuve était passé, qu'il se sentait en paix avec lui-même mais je n'en demandais pas tant, j'aurai toujours un écoute pour ce gars là car c'est un droit croyez-moi.

 

          Mais dans tout ça depuis cette date, plus de nouvelles du "booker", Mario "Candyman" Ouimet.  

 

Mario c'est toi qui m'a booké, 

C'est toi qui nous a booké, 

C'est toi qui nous a tous parlé personnellement en individuel.  

Pourquoi ne pas nous avoir rappelé au moins pour nous donner de l'information, juste une excuse, juste une pointe d'humilité de ta part.  

 

"Écoute Candy, je suis ton chum, on s'est toujours bien entendu ensemble, pourquoi tout d'un coup plus de nouvelles.  Moi-même l'an passé j'ai cancellé ce qui devait être mon premier gala C.C.W soit le 31 Mars 2000 à cause que les investisseurs à qui je m'étais collé sans expérience m'ont fuit deux semaines avant le gala et un autre supposé millionnaire me l'a fait reporté le 12 Mai suivant avec une cancellation nécessaire après quoi je me suis aperçu qu'il était plus pauvre que moi.  J'ai fait face à la musique de façon radicale mais il y a une chose c'est que les "boys" ont cru en moi et regarde aujourd'hui avec même pas un an d'existence où j'en suis.  Rendu à ce point je peux encore "dealer" avec ça.  Peut-être que tu étais vraiment mal et souvent certaines personnes ont de la difficulté à avouer leurs torts.  Tout ça encore je passe."

 

          Un bon matin j'ouvre mon ordinateur et je vois que Candyman prend sa retraite suite à une blessure qui a nécessité une visite à l'hôpital.  Là je n'achète pas, le timing étant trop bon.  Je ne suis pas médecin, non et je ne connais pas les diagnostiques mais grand acteur que je suis j'ai déja déjoué leurs plans à plusieurs reprises bien qu'à l'hôpital de Verdun, ils ont voulu me garder en observation 48 heures alors que j'étais entré en ambulance après un sévère coup de chaise de Rick Steiner à l'auditorium de Verdun en 1986.  C'était du flop car j'étais aussi en forme que ce soir.  Mais je ne doute pas de ta blessure Candy, c'est plutôt le moment que cela arrive car tu te devais de te faire oublier de la lutte pendant un certain temps parce que oui tu parais mal dans toute cette histoire de la L.P.I.  Tu es un merveilleux gérant sinon le meilleur, ta joie se reflétait lorsque tu étais au côté de Candyman J.R.  Oui ce qui te reviens je te le donne en centuple mais dans cette aventure avec la L.P.I tu as totalement manqué de leadership et d'honnêteté.  Je ne t'en veux pas pour autant même si d'autres ne veulent pas te pardonner.  Tu as cette faiblesse à travailler et ne m'en veux pas à moi et à Martin Lamarche car lui, il t'a donné une chance, d'être vraiment à la tête d'une fédération tandis que moi je n'ai fait que relater les faits tel qu'ils se sont produits.  

 

Dans toute cette histoire, je voulais éclaircir mon esprit et celle de plusieurs.

 

Excusez-moi c'est mon téléphone qui sonne.  C'est Sexy Oliver qui était au gala de Valleyfield ce soir le 24 Juin.

 

"Qu'est-ce que tu me dit Olivier, seulement 14 personnes payantes dans un aréna avec Jim Neidhart en finale.  Un autre promoteur qui a gardé secret son programme!"  C'est pas facile la lutte surtout un dimanche le 24 Juin, c'est pas une bonne date croyez vous car le monde a mal à la tête.

 

    Bonne semaine,

    Sunny War Cloud

   

 

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