"Sous la tente" de Sunny War Cloud,

 

 

Chronique #1 (11 novembre 2000)

 

Bonjour tous les amateurs de lutte du Québec,

    C’est une première pour moi d’écrire des chroniques qui seront basées sur la lutte en général ou qui se rapporteront à ce divertissement sportif par excellence. Je signerai une chronique aux 10 jours environ et venez avec moi « sous la tente » pour cette première.

    Pour débuter, j’offre mes plus sincères condoléances a la famille de monsieur Henri Dostie suite au décès de ce dernier. Henri, c’était un ami de longue date; d’ailleurs j’y reviendrai dans ma deuxième chronique.

    Je déplore l’attitude de certains directeurs d’écoles et comités de parents de la Rive-Sud de Québec en ce qui a trait à la location de salle pour présenter des programmes de lutte mensuelles à cet endroit. Depuis septembre dernier, j’étais en compagnie d’Éric Picard, qui est président de la C.C.W Rive-Sud, à la recherche d’une salle convenable; les arénas étant comblés et la glace encombrante, nous nous sommes dirigés vers les gymnases d’écoles qui sont pour la plupart des éléphants blancs la fin de semaine car les centres communautaires sont à peu près inexistants dans ce coin; à noter qu’une salle doit avoir un minimum de 16 pieds de hauteur pour cette présentation.

    Des voyages à Lévis sur la Rive-Sud, des visites de gymnases, j’en ai fait, des téléphones à des surveillants, à la ville, on me retourne à la direction de l’école car c’est pas drôle, c’est de la lutte! Je crois que c’est pire que des combats extrêmes. Après des études de comités de parents, c'est refus après refus, les directeurs se cachent derrière les secrétaires et des répondeurs, jamais de retour d’appel et je sais par après par le même surveillant que le directeur ne veut rien entendre parler de la lutte. Quel âge il a le directeur? Le surveillant répond : ‘’ Près de la retraite je crois ‘’. Je veux des rendez-vous, on ne daigne me rencontrer faute de temps, à l’exception d’un. Mais, lorsqu’il m’a vu l’allure, il n’avait plus de temps à m’accorder; Que voulez-vous, j’ai l’air d’un lutteur et de plus ce même directeur ne connaissait même pas Hulk Hogan; ça ne devient pas facile de vendre de la lutte; avant même d’entrer dans le bureau, j’avais comme déjà deux prises contre moi.

    Alors laissez-moi vous dire chers directeurs et comités de parents que nous sommes la plus grosse activité au centre Mgr. Marcoux à Québec avec 65 inscriptions pour les cours de lutte et ce prises en trois heures et n’avoir pas arrêté, j’en serais encore là pour en prendre encore d’autres; Là dessus, j’en ai 12 de la Rive-Sud dont les parents de ceux-ci paient des taxes scolaires et vous ont élus à ces postes, donc soyez rentables et ouverts d’esprit. Vous avez des responsabilités envers des jeunes qui ont choisis la lutte comme sport pour se défouler car justement dans le hockey il y avait trop de violence. Violence, vous voulez en parler? Steve Taxman Sanderson est arbitre au hockey mineur à Beauport et il est constamment aux prises avec de menaces de morts et de voies de faits. Quand voyez-vous cela à la lutte? La lutte, c’est du spectacle et un divertissement sportif familial. Donc chers directeurs, grands penseurs de cette jeunesse soit disant en déséquilibre, vous qui êtes déconnectés de l’an 2000, les jeunes veulent démontrer leurs talents et les plus jeunes ne peuvent prendre l’autobus pour aller au centre Mgr. Marcoux; ils veulent performer mensuellement sur la Rive-Sud et puis moi derrière ce masque de Sunny War Cloud, se découvre Robert Rancourt, père de famille avec un garçon qui lutte, aussi je n'ai aucun antécédents criminels, intervenant en toxicomanie ayant 9 ans de sobriété, ayant à coeur le succès des jeunes, président de la C.C.W, possédant une assurance responsabilité pour les spectateurs et de plus je vais encore à l’Église (encore une fois, je ne fitte pas dans le décor).

    Lorsque l’entraînement chez nous est terminé, les jeunes ne filent pas pour aller s’enfermer dans un arcade et aller fumer un joint car ils sont vidés et repartent avec du positif. Donc chers directeurs si vous n’êtes plus en mesure de suivre les jeunes et d’aller vers leurs besoins, remettez le flambeau à un directeur qui sera à l’écoute des jeunes car vous n’attirerez pas les jeunes en faisant des messes. Pour ce qui est de monsieur Plante de l’école secondaire les Etchemins de Charny, je vous avait parlé que j’étais intervenant en toxicomanie et d’enseigner la lutte, vous avez enchaîné en me disant qu'à cette école vous n’aviez aucun problèmes avec les drogues. Soyez certain que je vais essayer d’envoyer ma fille de 13 ans à votre école car à Chicoutimi et partout je crois que le problème de la drogue et de la boisson est là et vous à votre école, vous êtes une première! Donc ma fille sera en sécurité je crois.

    En passant je voulais vous dire qu’après deux mois d’intenses recherches, nous l’avons trouvé cette salle, soit le centre communautaire Paul Boulé de Charny et nous débuterons samedi le 20 janvier 2001. Nous avions rencontrés pour cette location monsieur Roberge, qui a une ouverture d’esprit extraordinaire et de plus, un amateur de lutte. La C.C.W Rive-Sud remercie beaucoup la gentillesse de ce monsieur car pour un employé de salle communautaire, ça devrait être lui le directeur d’école de n’importe quel endroit sur la Rive-Sud.

    À la prochaine!
    Sunny War Cloud

   

 

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